Docteur J. de CHERVEIX Les Secrets DK LA VOLUPTÉ DANS Les Pays Cl?auds Singularités physiologiques et passionnelles 2S Gravure s Charles OFFENSTADT, Editeur PARIS 39, IUT K DE TRÉVISE, 39 1904 Les Secrets de la Volupté t DANS LES PAYS CHAUDS Docteur J. de CHERVEIX \u Les Secrets DE La Volupté LES PAYS CHAUDS DANS Singularités physiologiques et passionnel!^ 25 GRAVURES PARIS CHARLES OFFENSTADT, ÉDITEUR 39, RUB DE TRÉVISE, 39 IQ°I PRÉFACE tudier les mœurs et les coutumes en outre du naturel des femmes dont sont peuplées les contrées Orientales et celles qu’éclairent le so- leil ardent des tropi- ques, n’est pas chose nouvelle; mais ce qui est moins connu et par conséquent devant intéresser davan- tage, ce sont les singularités physiologiques et passionnelles de l’œuvre de chair chez tous les peuples dont la nature ardente et 6 LES SECItETS 1)E LA VOLUPTÉ sensuelle est proverbiale; c’est donc en quelque sorte une étude médico-légale jointe à celle de coutumes bizarres, parfois extra- vagantes de ces peuples. Si les gravures n’ont pas, selon quelques uns, le voile qui devrait cacher une partie des formes du sujet, il appert que pas plus le dessinateur que nous-méme, n'avons voulu créer d’énigme sous la pudibonderie d’une feuille de vigne. Nous renverrons ceux qui verraient là-dedans une turpitude quelconque, à divers sujets exposés dans nos plus grands musées, en sculpture bien plus qu’en peinture. Là, il pourront se con- vaincre qu’une œuvre d’art n'est pas seu- lement le propre d’un croquis de bataille, d’un effet de neige dans la montagne, mais que le nu a aussi ses attraits. Nous ne vou- lons pas critiquer par là les amateurs du premier, pas plus que du second de ces trois LES SECRETS DE LA VOLUPTE 7 genres, car nous en sommes nous-même, des admirateurs des plus zélés. La gravure n’est pas de la sculpture, les formes n’y sont pas saillantes comme dans la Vénus de Médicis. D’ailleurs une personne ne peut rougir de ce quelle voit chez elle au naturel en se mirant dans le train d’une glace, dans un excès de coquetterie. I Quelques notes anatomiques et physiologiques SUR LA RACE BLANCHE La race blanche ayant concouru dans une proportion notable au croisement des races indigènes vivant sous les tropiques, nous avons pensé qu’il était utile, pour la clarté de cet ouvrage, de donner ici une classifica- tion de cette race, avec les particularités anatomiques et physiologiques qui distin- guent chacune de ces quatre parties de la division que nous avons adoptée. 1° La femme du Nord de l'Europe (An- gleterre, Hollande, Danemarck, Suède, Norvège et Russie Septentrionale). 10 LES SECRETS DE LA VOLUPTÉ 2° La femme du Centre, région de l’Ouest (France, Belgique, Suisse Française). 3° La femme du Centre, région de l’Est (Suisse Allemande, Allemagne, Autriche). 4° La femme des régions Sud (Espagne, Portugal, Italie, Turquie d’Europe, Grèce). Nous donnerons quelques détails parti- culiers sur chacune d’elles afin de bien établir la différence, soit que nous les com- parions aux races jaunes ou noires, soit que nous constations leur présence dans les nouvelles générations des tropiques. Les quatre femmes selon lesquelles nous avons étudié le caractère et les aptitudes naturelles, sont Y Anglaise, la Française, Y Al iemande et Y Espagnole. La femme du Nord. — La femme du Nord est de taille élancée, grasse malgré cela, son ostéologie est forte. La ligne partant de la partie externe de l'épaule, PI. I. LES SECRETS DE LA VOLUPTE 13 laisse en dedans la partie saillante de la hanche avec peu de courbe rentrante à la taille. Cette courbe se rapproche beaucoup de celle de l’homme. Les hanches sont placées très bas, les seins peu saillants et très espacés l’un de l’autre. Son tempérament bien que pas- sionné est difficile à émouvoir ; cependant il atteint le même entrain que celui de la femme du Midi ; il le dépasse même en débordements quand sa froideur et sa pudeur ont été vaincues. Sous les dehors corrects et puritains, les Anglais cachent une grande perversité. La volupté se réveille chez eux par intermit- tences, et, à ces moments, ils se livrent à de véritables excès et pratiquent toutes les aberrations du sens génésique. Il y a même a Londres des maisons où des proxénètes pratiquent, devant les érotomanes, des 14 LES SECUETS I>E LA VOLUPTÉ scènes de flagellation sur des jeunes filles exercées à cette comédie. Gela vient, sans doute, d’une habitude assez fréquente en Angleterre qui consiste à user des punitions corporelles sur la par- tie la moins osseuse des jeunes élèves, filles et garçons, dans les pensionnats. La femme du Centre, région de l’Ouest. — Diffère de sa voisine du Nord, en ce qu’elle est de taille moyenne, bien propor- tionnée, très grasse, avec une ostéologie petite. Elle a l’épaule sur la même ligne que la partie extrême du bassin. Les fesses forment avec les hanches un ensemble gracieux ; la courbe des reins est assez accentuée ; les jambes sont un peu minces dans la partie des mollets. Comme figure, la Française est jolie ; elle a de la grâce, l’expression vive et enjouée. PI. II. LES SECRETS DE LA VOLUPTÉ 17 Elle sait s’habiller avec goût, est générale- ment bien constituée mais avec le buste court. Aussi pour obvier à cet inconvénient, la Française à la fatale erreur de demander au corset de le lui allonger. Sous son action, les seins, qui sont à l’âge de la puberté fermes et proéminents, se molestent vite. La femme française a la vulve petite, au contraire de la femme d’Afrique, surtout la Négresse chez qui elle est très large. Il faut rechercher la cause de ce développe- ment aux organes correspondants de l’indi- gène africain qui atteignent des propor- tions considérables; de là l’expression en langage sabir « quif-quif, bouricot ». On attribue le développement de l’homme d’A- frique à la coutume qu’ont les pères de donner à leur fils, dès leur adolescence, des femmes capables de leur inspirer de l’a- mour, bien que ceux-ci se marient très 18 LES SECRETS DE LA VOLUPTÉ tard. Au contraire, les femmes sont plutôt chétives parce qu’on les marie trop jeunes et qu’elles sont mères souvent avant leur complète croissance Le caractère de la Française est d’être éminemment sentimental, elle ne recherche pas l’homme, mais elle aime que celui-ci s’occupe d’elle. Elle choisit moins un mari qu’un homme d’esprit qui lui plaise. On lui a fait la réputation d’être très experte dans les jeux et raffinements de l’amour ; en effet, laFrancaise cherche parfois après l’homme, mais il faut attribuer sa complaisance à son désir de plaire et plutôt à un sentiment do jalousie qu’a un besoin sexuel. Néan- moins nous devons constater que la triba- dime existe à l’état latent dans les villes importantes. La femme du Centre, région Est, se rap- proche, comme taille et ostiologie de celle PI. III LES SECRETS DE LÀ VOLUPTÉ 21 du Nord, mais sa tournure est peut-être plus cambrée et ses bras plus potelés. La ligne partant de l’épaule est dépassée par la partie saillante delà hanche, ce qui annonce un grand développement des deux crêtes des os du bassin et, patant, une confor- mation avantageuse pour la reproduction, Les proportions sont régulières, notam- ment chez les Hongroises ; ses formes sont voluptueuses mais, en raison de leur gros- seur, elles font paraître la tête petite et donnent un ensemble un peu lourd, malgré leur beauté. La figure est moins expressive que chez la femme de l’Ouest ; sa compréhension est plus lente et son obstination très ferme. Chez l’Allemande, on constate un curieux appétit génésique. Chez un certain nombre, on remarque même une dégénérescence morale absolue, cause qui explique la faci- 22 LES SECRETS DE LA VOLUPTÉ lité avec laquelle elle se livre à la postitu- tion. La femme du Sud est,d’une taille au-des- sous de la moyenne. Les jambes sont courtes, les mollets ronds. Comme la femme de l’Est, elle a le bassin très développé ce qui fait qu’en raison de sa petite taille, ses fesses offrent une rotondité très saillante. Cette particularité se remarque surtout chez l’Espagnole, laquelle a, de plus, la colonne vertébrale très cambrée, surtout dans la région lombaire où elle forme une courbe concave très accentuée. Certains auteurs attribuent cette disposition à l'usage du talon haut qui porterait la femme en avant et la forcerait à rejeter le haut du corps en arrière. Evidemment cela pourrait être une des causes ; toutefois il faut recon- naître que ce ne serait pas la seule, on peut aussi croire que l’abus de la danse y soit PI. IV LES SECRETS DE LA VOLUPTÉ 25 pour quelque chose; mais il nous semble que c’est plutôt une particularité naturelle des femmes de ce pays. La femme du Sud à la teinte de la peau plus foncée que celle du Nord, conséquence probable du climat. Les Andalouses sont de couleur jaune orange, rappelant le ton bistré de la mulâ- tre, tandis que les Madrilènes, leurs voisi- nes, ont leur peau plus claire, mais d’un ton mat : La femme du Sud à le sang plus chaud que la femme du Nord; son tempérament passionné résiste difficilement à l’entraîne- ment de l’amour. Dans le cas d’un affection contrariée, elle est capable de se livrer à toutes les extra- vagances, voire au meurtre et au suicide. Sa sensibilité à fait dire qu’elle était dé- bauchée jusqu’à la dépravation ; c’est une 26 LES SECRETS DE LA VOLUPTÉ erreur, car elle obéit simplement à sa cons- titution, et ce qui le prouve, c’est qu’elle est très bonne mère, aimant la vie de fa- mille et s’occupant avec soin de son irité- rieur. Son caractère est prime-sautier ; elle affectionne la musique et la danse, qui sont surtout en honneur en Espagne. Elle s’enthousiasme facilement et re- cherche les émotions violentes, même sadi- ques ; on peut s’en rendre compte, si on assiste à un course de taureaux. La femme du Sud a les traits de la figure très caractérisé, le nez long et gros ; les yeux très larges et ombragées de longs cils ; les seins sont haut et développés. Elle est peut-être moins travailleuse et moins active que la femme du Nord. La femme Turque. — Bien que d’itn teint apparemment approchant, est moins LES SECRETS DE L\ VOLUPTÉ 27 musclée que l'Italienne et l’Espagnole. Cela tient à sa vie sédentaire et oisive. La jeune fille est gardée très étroitement et presque continuellement abandonnée aux soins des domestiques de son sexe. Ce manque de distraction et d’exercice l’amène fatalement à l’ennui et a des coutumes d’Onanisme. Cependant on les marie très jeunes et le mariage vient réparer leur santé anémiée. II AFRIQUE SEPTENTRIONALE Algérie, Tunisie, Egypte, Maroc 'Algérie possède des femmes de tous les pays. Les plus nombreuses et celles qui l’occupent de- puis le plus grand nom- bre d’années sont : les Arabes, les Juives, les Négresses. La Jemme Arabe ou Mauresque. — La femme a été la pierre d’achoppement du mahométanisme qui a créé le Gynecés et n’a pas su fonder le foyer, cette force civi- lisatrice par excellence. Les femmes arabes sont cotées comme 30 LES SECKETS DE LA VOLUPTÉ marchandise, c’est un objet de luxe, un morceau de chair, une belle créature vaut 1,000 à 1.500 francs; une moukère com- mune 200 à 300 francs. Le marché se fait entre le futur et le beau- père, de même que se traite le prix de vente d’un cheval entre le maquignon et le client. — Regrettes-tu ta femme ? demandions nous un jour à un Arabe, devenu veuf. — Je crois bien, répondit-il, elle me coû- tait 1.000 francs. Ainsi ce brave indigène n’avait par perdu sa femme mais 1.000 francs. Le Koran donne plein pouvoir aux maris sur leurs femmes. « Les femmes sont votre champ, dit-il, allez y quand et comme vous voudrez. » Le Koran autorise l’époux à frapper ses femmes quand elles se montrent rebelles à sa volonté. LES SECRETS DE LA VOLUPTÉ 31 Les femmes arabes connaissent si peu la valeur du lien conjugal, qu’elles se croi- raient plutôt fautives en ne faisant point cuire à point le couscous, le nec plus ultra de la ménagère arabe, qu’en étant infidèle à leur maître. Si elles ne craignaient pas la matraque elles seraient toutes adultères. Dans les douars et sous les tentes, il y a plus de dissolution qu’au milieu des villes. La Polyr/arnie. — Cette loi qu'on trouve établie dans la plupart de contrées tropica- les à quelque race, à quelque religion que les habitants appartiennent, a revêtu dons le Koran, l’autorité d’une loi divine et peut être considérée comme un des principaux fondements de la loi musulmane. On a prétendu que la polygamie avait été établie par Mahomet, pour servir ses passions : Cela ne saurait être ainsi, car alors le prophète aurait créé des coutumes 32 I.ES SECRETS DE LA. VOLUPTÉ de fantaisies, n’ayant d’autres raisons que sa dépravation individuelle, et qui auraient été acceptées spontanément par des peuples couvrant la moitié de l’ancien continent. Il serait plus logique d’admettre que Mahomet a su exploiter les instincts de la race Arabe, au prolit de son autorité, de sa renommée dans l'avenir et surtout de ses idées religieuses. Les musulmans comprennent autrement que nous la doctrine de la polygamie et afin de faire saisir le sens qu’ils lui don- nent, nous citerons en totalité le discours d’un Iman à l'occasion du mariage du Sul- tan Mahmoud. « Sultan. « Il est un droit naturel, dont jouissent tous les hommes en naissant, c’est celui d’ètre les maris de toutes les femmes ! « Différents législateurs ont privé de ces LES SECRETS DE LA VOLUPTÉ 33 droits les peuples dits civilisés de l’Occi- dent ; l'esprit d’erreur et le caprice ont dicté ces lois également contraires au droit na- turel et aux principes de la société. « Ils n’ont su éviter, ni les désordres, ni les jalousies, ni les discussions domestiques, ni le dégoût,plus dangereux encore. Ils ont défendu la liberté des désirs, en laissant imprudemment la liberté de tout ce qui peut les irriter. « L’inexécution continuelle de la loi, dé- nonce l'ignorance du législateur ! « Le ciel réservait au prophète cette ac- cord si difficile de la nature et de la rai- son. a Laissons aux nations infidèles, qui igno- rent le saint Koran, laissons-leur le triste soulagement de jouir d’un seul objet et d’en avoir la propriété absolue, laissons-leur transformer en vertu des vœux indiscrets, 34 LES SECRETS DE LA VOLUPTÉ toujours suivis de repentir ! Mais pour nous, qui sommes éclairés des lumières de la Vérité, et animés de désirs légitimes, le nombre de nos femmes et de nos esclaves ne sera limité que par la sage prévoyance de chacun. Nous avons l’autorité de les déro- ber aux regards indiscrets et il nous sera permis de renvoyer celles qui se rendent indigne de notre affection, afin que ce qui est destiné au plaisir, ne devienne jamais l’amertume de la vie, « C’est la sainte loi annoncée par le pro- phète, par ses exemples et ses paroles ; il a renvoyé six de ses femmes, il a eu les plus belles esclaves et, par la variété de son dé- lassement, il a su se garantir de cet atta- chement servile, et au milieu des grands travaux il a commencé à goûter les délices du jardin préparé à ses lidèles imitateurs. » Cependant, Sultan, vous devez des LES SECRETS DE LA VOLUPTÉ 35 égards à vos femmes, chacune d’elle à le droit à vos faveurs ; tout est rempli du de- voir et vous n’en êtes pas exempt envers vos esclaves les plus viles ! » Les musulmans disent que Mahomet n’a ordonné la polygamie que pour attacher davantage le mari aux légitimes caresses de ses femmes et lui ôter la criminelle pen- sée de suborner celle de son voisin. Ils ont aussi un bon mot, quand ils parlent de leur mariage et qu’ils le comparent à celui des chrétiens : ils disent que leur réputation à cet égard est plus solide et moins sujette à être noircie que la nôtre. L’honneur d’un mari européen, en effet, est entièrement attaché à la conduite d’une seule femme, tandis qu’il faut au moins quatre infidé- lités pour ôter tout à fait l’honneur d’un mari mahométan, et que la banqueroute 36 LES SECRETS DE LA VOLUPTÉ d’une seule femme ne peut porter atteinte à la vertu des trois autres. Les femmes arabes, persuadées qu’elles ne sont au monde que pour satisfaire aux plaisirs des hommes, se coalisent pour trom- per toute vigilance et pour profiter de leur jeunesse; cette maxime fait que les vieilles protègent et favorisent les intrigues des unes pendant qu’elles instruisent les plus jeunes sur leur conduite future. Les femmes, quelles que soient leurs con- ditions dans les villes, sortent fréquem- ment, elles se rendent des visites, vont à la promenade, mais toujours accompagnées d’une vieille matrone. Gomme dans toutes les villes mahomé- tanes, les femmes d’Algérie considèrent le jour fixé pour le bain, comme un jour de fête, dont elles profitent et qu’elles exploi- tent, pour faire ce qu’elles appellent, de PI. V. • LES SECHETS DE LA VOLUPTÉ 39 grandes visites. Les jours ordinaires, elles ne pourraient rester longtemps absentes de la maison, sans réveiller la jalousie vigi- lante de leurs maris ; mais le jour du bain, sous prétexte de rester dans cet établisse- ment, elles courent les rues ; il est conveuu que la moitié de la journée leur appartient et qu’elles peuvent la dépenser entièrement en se baignant. Si le jour des bains était le même pour toutes femmes, et que les établissements fussent assez grands pour le contenir, les hommes pourraient exercer une surveil- lance facile, en ramenant celle qui courent dehors, mais les jours étant partagés, et le même nombre de femmes circulant, il est impossible, sous l’uniformité du costume, de les reconnaître. Beaucoup passent ces journées à satisfaire quelques intrigues, elles ont alors bien soin de tromper la vigi- 40 LES SECRETS DE LA VOLUPTÉ • lence de ceux qui sont payés pour les épier. Aussi les yeux qui peuvent les trahir sont- ils recouverts et leurs paupières si bien peintes et déguisées qu’on les aperçoit à peine. Les Arabes n’aiment la femme que pour eux et jamais pour l’affection qu’elles savent nous inspirer; ils ont rendu leur cœur telle- ment indifférents, qu’elles croient ne pou- voir être le sujet d’aucune attention dès qu’elles ont dépassé le jeuneàge,et si,vieilles elles jouissent de quelque considération, ce n’est le plus souvent que par l’intermédiaire desenfants que les hommes aiment beaucoup et qu’ils ne peuvent guère caresser, sans remercier la mère des soins qu elle a pris de les leur conserver. C’est le plus grand mobile qui unit l’homme à la femme et c’est peut être pour prévenir le désordre qui résulterait de la LES SECRETS DE LA VOLUPTE 41 stérilité de la femme, que la religion de Mahomet a permis de répudier celle qui ne pouvait avoir d’enfants. De cette position toute matérielle de la femme résulte chez elle, l’absence presque complète de ce qui fait son ornement chez les nations plus civilisées. Chez les Kabilcs, les femmes sont beau- coup plus libres que les femmes arabes, elles sont à visage découverts. La maures- que ne peut sortir que voilée, le voile con- siste en un morceau d'étoffe blanche attaché de chaque côté de la figure et qui recouvre le bas du visage jusqu’aux yeux. Un grand voile blanc leur enveloppe la tête et re- tombe sur le corps jusqu’à mi jambe. La distinction consiste à faire voir le moins possible de leur chair. La femme arabe, presque toujours ma- riée à peine nubile, se flétrit de bonne 42 LES SECRETS DE LA. VOLUPTE heure ; femme à 12 ans, elle devient ma trône à 30. Comme beauté, elle est infé- rieure, malgré sa stature élevée, ses grands yeux voluptueux et expressifs, à la juive, cette reine des femmes indigènes de l’A- frique. Quand on rencontre sur son chemin des femmes d’indigènes d’Israël, l’admiration vous cloue sur place ; celles-ci ne cachent pas leur visage, elles se prélassent en sou- veraines dans les villes de l’Algérie, mon- trant leurs chairs opulentes mal contenues par une riche robe plaquée d’argent, traî- nant leurs babouches effilées qui tiennent à peine à leurs pieds nus et roses. Leurs yeux sont très larges et fendus en amande, le nez est tin et droit, les ailes des narines sont très mobiles, mais minces et perpendi- culaires ; les lèvres très larges s’épanouis- sent sur de belles dents. LES SECRETS DE LA VOLUPTÉ 43 La juive règne dans son ménage. L'israé- lite monogame aime la famille, s’y retran- che comme dans une forteresse et ne prend aucune joie en dehors du foyer, ce qui pourrait expliquer la perpétuité de la race et son bien-être au milieu de toutes les tri- bulations. Or, l’union conjugale est toujours légère pour l’Arabe. Le mari a, sur un seul mot par lui prononcé, le droit de ne plus vivre avec son épouse. A propos du divorce voici ce que raconte M. Ch. Lallemand : « Un riche commerçant maure avait une fort jolie femme ; mais ce volage époux en contait à une jeune et charmante veuve du voisinage qui lui avait ouvert son cœur, et qui avait pris sur lui un certain em- pire. « En despote qu’il était, le maure infi- 44 LES SEC '\S T S DE LA VOLUPTÉ dèle entendait n etre pas trompé par son épouse. Celle-ci, au contraire, avait écouté avec la dernière complaisance les beaux discours d’un jouvenceau, qui la venait voir pendant que le mari était aux pieds d’une autre. « La veuve jalouse à l’endroit de la femme légitime comptait la perdre pour prendre sa place et posséder toute seule le cœur du beau Maure. « Ayant découvert l’intrigue de la jeune femme, elle s’empressa de la révéler au mari qui, par amour-propre, se refusa d’a- bord à croire à son infortune conjugale. Mais il dut finalement se rendre à l’évi- dence, des preuves convaincantes de la cul- pabilité de son épouse ayant été données par la veuve. Il fit épier avec soin le couple amoureux, et, apprenant un jour que le jeune homme était auprès de sa femme, il LES SECRETS DE LA VOLUPTÉ 45 se précipita pour les surprendre. Mais ce fut lui qui fut surpris. Sa femme était seule, toute seule ! Il eut beau fouiller tout le logis, pas plus d’amant que dans les plis de son turban ! « Il alla conter sa mésaventureà la veuve. Celle-ci, plus avisée lui dit: — « As-tu regardé dans le grand coffre doré ? va vite et regarde. « Le mari retourna sans désemparer au logis qu’il avait fait garder à vue pendant son absence. Il alla droit au coffre et en sou- leva le couvercle. L’amant y était blotti au milieu des robes. Il le referma et mit la clef dans sa poche. Puis il enferma sa femme dans un cabinet voisin et s’en fut porter plainte au bey, non cependant sans avoir raconté sommairement la chose à la veuve, sa maîtresse, laquelle ne se sentit pas de joie. 46 LES SECRETS DE LA VOLUPTÉ « La femme sut mettre le temps à profit. Une petite fenêtre donnant du cabinet où elle était, dans la chambre où son amant était coffré, c’est le cas de le dire, lui per- mit de se servir d’une double clef, d’ouvrir la cache et de donner la liberté au cher oiseau de son cœur. Elle referma le coffre et rentra dans son cabinet. « Elle y était à peine revenue lorsqu’elle entendit monter la veuve. « La traîtresse voulait savourer son triom- phe en jouissant de la terreur de sa rivale. Elle ouvrit la porte du cabinet et, avec une feinte compassion, elle lui demanda si le mari n’avait pas trouvé l’amant caché dans sa maison. — Mais non, répondit la femme avec une quiétude qui déconcerta la veuve. Comment aurais-je pu le cacher, alors qu’il n'y a pas la moindre cachette dans ce logis ? LES SECRETS DE LA VOLUPTÉ 47 ■— Mais ce coffre ? dit la veuve. — Un homme ne pourrait s’y tenir. — Pourquoi pas ? — Impossible ! — Comment, impossible ?Je m’y couche- rais facilement en repliant les jambes. — Essayez, dit la femme en tendant la double clef à sa rivale. « Celle-ci, certaine du fait, le mari vu l’amoureux dans la boîte, n’hésita pas. Elle lit jouer le cadenas et souleva le couvercle. La femme la poussa vivement, la jeta dans le coffre et le referma. Puis elle retourna dans le cabinet. « A ce moment, le mari revenait, accom- pagné d’officiers du bey, des janissaires et de portefaix. Voyant toutes choses dans l’état où il les avait laissées, il lit enlever le coffre par les portefaix. Puis escorté par 48 LES SECRETS DE LA VOLUPTÉ les gens de son altesse, il reprit le chemin du palais beylical. « Il avait ouvert le cabinet et forcé sa femme à suivre le coffre. « Le mari ayant exposé ses doléances, le bey lui donna l’ordre d’ouvrir le coffre ; mais le couvercle était à peine ouvert qu’il s’en échappa une femme affolée. Le mari reconnut sa maîtresse, la veuve. a Le bey ne put s’empêcher de rire aux éclats en voyant cette femme se sauver, poursuivie par les huées du public, et le mari accusateur confondu, atterré, bouche bée devant le prétoire. « Au lieu de prendre au tragique et de frapper le mari de quelque lourde peine effective, le bey lui dit : « Je te pardonne de t’être ainsi moqué de moi, et je t’en tiens quitte pour une forte amende. Pour cette LES SECRETS 1»E LA VOLUPTE 49 fois, ton aventure m’a amusé et tu en bénéficie ; mais ne recommence pas. » « Le maure s’en fut tout déconfit, mais convaincu néanmoins de la culpabilité de sa femme, ayant vu, ce qui s’appelle vu, l’amant dans le coffre. « L’amour est aveugle d'ou ses impru- dences. A quelque temps de là, la femme et sonamoureux se firent prendre de nouveau, et cette fois il n’y avait pas à nier. « Les coupables furent traduits devant le bey. Il y allait de mort; l’un pouvait être étranglée, l’autre noyé. « Mais le bey fut clément. « — Tu as bénéficié de mon indulgencè, dit-il, au mari plaignant, parce que ta pre- mière histoire m’avait beaucoup réjoui. Il est donc juste que les acteurs de l’aventure qui m’a tant fait rire en bénéficient à leur tour. 50 LES SECHETS DE LA VOLUPTÉ « L’amant en fut quitte pour 500 coups de bâton sur ta plante des pieds et pour une forte amende, la femme fut déportée dans une île » Voilà comment, en Orient, on punit l’adultère. Quand aux négresses d’Algérie, elles sont femmes aussi, quoiqu’elles ne paraissent pas s'en douter le moins du monde. Si elles n’ont pas la beauté ; elles ont la bonté. Les croyez-vous à ce compte plus mal partagées que les autres femmes ? On ne sait pas d’où viennent leurs nom- breux enfants. La recherche de la paternité ne les préoccupe pas, mais elles ont la bosse de la maternité fort développée- Personne ne se soucie d’elles et de leurs rejetons ; à force de courage, de dévouement, de peines héroïquement supportées, elles suffisent à tout, et jamais une lamentation sur leur LES SECRETS DE LA VOLUPTÉ 51 dure destinée, ne s’échappe de leur bouche. Un jour, près du marché de la Lyre, à Alger, nous passions à côté d’une jeune négresse accroupie devant une tas de ga- lettes d’orge qu’elle vendait. La voyant chanceler, nous priâmes un Arabe de l’in- terroger, ce qu’il fit. Il n’v avait pas deux heures que la malheureuse était accouchée elle avait été forcée de venir au marché pour gagner quelques sous dont elle avait besoin. Nous fîmes part de son infortune aux per- sonnes qui l'entouraient et, en un clin d’œil, toutes les galettes furent enlevées Avec l’aide d’un Arabe, la négresse se releva et retourna à son gourbi sans proférer une plainte. Ce que la juive est aux femmes arabes, la Française l’est aux Européennes d’Afri- que. L’Allemande ne rachète pas son type physique imparfait par une conduiteexem- 52 LUS SKCItKTS 1)K LA VOLUPTÉ plaire. L’Espagne exporte en Algérie ses plus mauvaises oranges et ses plus acariâ- tres sénoritas. Les Mahonaises et surtout les Maltaises, d’une beauté sévère et remar- quable, ont un esprit fort borné qui les livre entièrement au fanatisme religieux, àl’étroi- tesse des sentiments. L’accouchement chez les femmes arabes donne lieu à de singulières pratiques lors- qu’il est laborieux. D’ordinaire la mouquère accouche assez facilement, acroupie ou étendue sur une natte. Souvent aussi elle s’assied sur deux pierres plates et, pendant les douleurs, se soulève à moitié à l’aide d'une corde attachée au piquet central de la tente. Deux matrones l’assistent; l’une d’elle reçoit l’enfant dans ses mains ou sur un tamis. Le mari se retire d’habitude ainsi que les enfants au commencement des dou- leurs. Toutefois, si l’accouchement est labo- LES SECRETS DE LA VOLUPTE 53 rieux, il vient soutenir sa femme sous les bras et l’aide à se soulever à chaque douleur Pendant qu’il la tient, il imprime au corps des secousses répétées à la façon d’un meu- nier qui secoue un sac de farine pour la tasser. La douleur terminée, il laisse dou- cement retomber la femme sur le sol. Le moment terrible pour la femme Arabe c’est l’instant ou le fûetus est expulsé. Elles sont alors la proie des matrones et il n’est pas d’imaginations bizarres et cruelles que n’ont ces mégères. « Les unes dit le docteur Bertherand, ne voient dans le produit de la conception qu’une masse inerte qui tende toujours à quitter la cavité interne. Sus- pendant le femme par les bras à un des bâ- tons de la tente elles lui étreignent la taille avec des haïcks, de manière à forcer le fœtus quelque soit sa position à s’engager dans le détroit inférieur. D’autres massent 54 LES SECRETS DE LA VOLUPTÉ fortement le ventreenhaut,en bas pour solli- citer la contraction et la prompte sortie de l’enfant. Ici on place une planche sur la ré- gion ombilicale de la malheureuse, et les femmes montent dessus afin d’exercer une pression pour déterminer l’expulsion. Là, ce sont des petits moulins portatifs pour moudre l’orge, sorte de deux grosses ron- delles de grés que l’on place dans le même but sur le ventre de la femme. La présen- tation est-elle mauvaise ? La mère est sou- levée par les pieds, ou bien roulée à terre dans tous les sens. » En Kabylie, les matrones ont une prati- que qui leur est spéciale pour accélérer le travail, elles pressent de la tête, le ventre de la patiente et lui serrent fortement la taille avec les mains. Dans le Sud et à Biskra, les matrones brûlent sous le nez des femmes en couches LES SECRETS DE LA VOLUPTÉ 55 des poils prisa la région occipitale du lion. L’odeur de cette substance est tellement infecte que les nausées viennent aussitôt, avec une violence qui favorise la sortie de l’enfant. Si ces pratiques ne réussissent pas, on jette du fumier de vache sur des charbons ardents et on expose les parties génitales au dessus des vapeurs qui s’en dégagent. Les Ouled-Natls. — Il est en Algérie une population aux coutumes bizarres, qu’on ne trouve pas ailleurs, nous voulons parler de Ouled-Naïls. Lorsque le chef de famille, ce que l’on aurait appelé un patriarche aux temps bi- bliques, se trouve dans le besoin, il envoie ses filles dans la ville voisine, en leur di- sant : — Allez et gagnez beaucoup de dou- ros. Elles savent bien qu’à leur retour, plus 56 LES SECRETS DE LA VOLUPTÉ elles en auront gagné, plus vite elles trou- veront à se marier, non pas à cause de l’ar- gent qui revient en partie au père, mais par le fait lui-même de leur débauche, et alors elles sont autant honorées, sinon plus, que celles de leurs compagnes qui n’ont pas le même sort. La tille cadette est ordinairement initiée aux secrets du métier, ou quelquefois, c’est la mère qui remplit le rôle de procureuse. Chose remarquable, ces tilles sont très rarement mères lorsqu’elles exercent leur métier de fille publiques ; mais l’œuvre de chair conjugale porte ordinairement des fruits ! Les Ouled-Nails n’ont ni le type juif, ni le type mauresque. Elles sont généralement jolies et surtout bien faites. La femme Tunisienne. —La Tunisienne que l’on appelle quelquefois bédouine, rap- LES SECKETS 1>E LA VOLUPTÉ 57 pelle le type de la femme arabe d’Alger. Elle va ordinairement la chemise décolle- tée ; les manches de celle-ci sont très amples et laissent les bras à nus. Très vani- teuse, elle affectionne les bijoux particuliè- rement; les broderies et arabesques qui décorent ses vêtements sont très riches. Dans le mariage, ce sont les parents qui font l’union et non les jeunes gens qui ne se connaissent point jusqu’au jour de la cé- rémonie. Suivant la coutume ils sont obligés d’accepter cette inquisition morale. Deux nuits avant l’hymenée, le fiancé consacre son temps à danser et à rire ; c’est l’enterrement de la vie de garçon, De son coté, la fiancée est confiée à la garde de celle quia fait faire le mariage et qui lui teint les cheveux. La nuit suivante, elle prend un bain avec ses amies où, toutes nues, elles peuvent se communiquer leur impressions 58 LES SECRETS DE LA VOLUPTÉ sur ki plastique, et les unes plutôt jalouses, jeter leurs imprécations à Allah de n’avoir pas des formes aussi bien modelées que celles-là. Le plus ordinairement le mariage a lieu avant l'époque des menstrues de la jeune fille. Si la mariée à de neuf à dix ans, elle est déflorée par une matrone, si elle a treize ans l’opération est faite par le mari. Voici comment procède la matrone; les deux mères étant présentés, elle introduit dans le vagin le doigt indicateur de la main droite, recouvert d'un mouchoir. La jeune fille crie beaucoup. Le doigt est ensuite retiré et le mouchoir taché de sang est dé- ployé et montré aux parents réunis dans fine pièce voisine. Quand le mari déflore lui-même sa femme, il opère avec le doigt. Bien entendu on prend des précautions pour que la jeune fille paraisse toujours vierge. I’l. VI. LES SECKETS UE LA VOLUPTÉ 61 Femmes d’Egypte. — L’Egyptienne a la figure longue, les yeux énormes et très garnis de cils et de sourcils, le front légère- ment fuyant. Les lèvres sont plus minces que chez l’Algérienne, la taille longue, les épaules larges. La femme fellah est la paysanne égyp- tienne, elle a le teint quelque peu bronzé, l'œil noir plein d’expression, le front bas. Le visage est a découvert. En Egypte, les Koptes ou chrétiens indi- gènes se marient devant le Sauton, celui-ci est un saint homme qui, moyennant quel- que argent, remplit les fonctions de prêtre, assiste les conjoints devant le cadi. Mais, en fait, le mariage n’est pas un acte constaté par la loi, quand la femme et les parents sont d’accord, quand la somme que doit payer le mari est stipulée, on procède à la célébration devant des témoins et tout est 62 LES SECRETS I»E LA VOLUPTÉ terminé. On conçoit que dans une telle union sans garantie ultérieure, la femme n est plus qu’une esclave achetée, lorsqu’on n’en veut plus, on la renvoie. Chez les mahométans d’Egypte, le ma- riage se fait selon le rite musulman ; la défloration est opérée par le mari en pré- sence des deux mères, et devant la femme qui a l’habitude de nettoyer les cheveux de la fille aux bains. Quelquefois, le jeune homme prétend que la fille qu'il a épousée est femme, et il refuse de se livrer à l’acte sexuel. Les mères essayent de le persuader qu’il se trompe, mais il s’entête. Alors, la femme qui a peigné les cheveux, intervient, et, si elle sait que la jeune fille n’est plus vierge, elle use du stratagème suivant : elle prend un mouchoir, en enve- loppe son index, mais comme elle a les LES SECRETS DE LA VOLUPTÉ 63 ongles très longs et très pointus, elle tra- verse le mouchoir. Arrivée dans le vagin, elle a soin d écorcher fortement les chairs, afin de donner lieu à une hémorrhagie. Le mouchoir est retiré tout sanglant et montré au jeune homme. On lui dit alors qu’il ne s’y connait pas ; s'il persiste dans son refus, les femmes l’injurient, et les parents qui sont dans la pièce voisine font : hou ! hou! On fait voir le mouchoir à tous les assistants, et d’ordinaire, le jeune homme demeure convaincu qu’il a épousé une vierge. A Constantinople, le mari déflore sa femme lui-même par le coït, mais comme il serait impur de mélanger la semence avec le sang qui provient de la rupture de l’hymen, deux matrones se tiennent à côté du mari pendant l’opération, et dès qu’elles 64 LES SECRETS DE LA VOLUPTÉ comprennent qu’il va finir, elles le forcent de se retirer et d ejaculer dehors. Soudan égyptien. — Les Nubiennes rap- pellent beaucoup comme structure l’ancien type assyrien ; elles sont grandes et bien conformées, la figure est osseuse, les joues creuses, les cheveux sont crépus et frisés, mais non pas courts comme ceux de la né- gresse océanienne. Chez les Nubiens, la virginité est en grand honneur, et l’ancienne coutume de l’infibu- lation y est pratiquée, malgré les efforts du Gouvernement. Les fillettes sont sou- mises à une matrone qui leur coud les grandes lèvres de la vulve, après avoir coupé les petites lèvres, en laissant un léger orifice pour permettre l’écoulement des menstrues et de l’urine. Ce rapprochement de parties mises à vif amène forcément une cicatrisation par adhé- LES SECRETS DE LA VOLUPTÉ 65 rence. Quelque temps avant le mariage, il faut détruire par incision cette adhérence contraire à la nature et qui met obstacle aux rapprochements sexuels. Les jeunes veuves qui conservent l'espoir de se rema- rier, n’hésitent pas à se soumettre une seconde fois aux tortures de cette lacéra- tion. Quand la jeune nubienne prend un époux, elle s’adresse préalablement à la matrone qui, comme nous venons de le dire, par une incision, produit une plaie par laquelle, s’accomplira la copulation. Pour empêcher cette plaie de se fermer, elle introduit un cylindre en bois qui reste en place qua- rante jours durant, jusqu’à ce que la plaie se cicatrise. Pour l’accouchement, les brides de la cicatrisation, mettant obstacle à la dilata- tion des lèvres, on est obligé de pratiquer 66 LES SECRETS DE LA VOLUPTÉ avec un rasoir de nombreuses incisions à la vulve, jusqu’à ce que la sortie de la tète du foetus soit opérée. Chose bizarre, ce sont les femmes qui semblent encore plus attachées à ces usages que les hommes. La danse du ventre. — La véritable danse du ventre n’est pas celle que l’on voit en France dans les foires ou aux expo- sitions. En Egypte, son lieu d’origine, cette danse s’exécute comme suit : Pendant qu'un musicien arabe joue une ouverture sur une sorte de chalumeau, une femme arrive au milieu du cercle formé par les Arabes, elle commence di- verses figures, puis> s’approchant du spec- tateur que son regard déjà plein de lan- gueur a choisi, elle vient frôler son ventre contre le sien, tend sa gorge, laisse tom- ber sa tète en arrière et éprouve une jouis- LES SECRETS DE LA VOLUPTÉ 67 sance qui, au bout de quelques minutes, se transforme en un véritable spasme. La femme s’évanouit ; on l’emmène à l’écart pour lui donner des remèdes dont on use en cette circonstance. Et le musicien ter- mine son air sans plus s’occuper de ce qui vient d’arriver. Telle est la vraie scène mimée que nous avons vu en Egypte à Kartoum. Il nous semble voir encore ces femmes parées de véritables costumes scéniques brodés de sequins d’or. Leur ventre est nu le plus souvent, ou voilé d’une légère gaze, mais faite autant que possible, afin que la vue du spectateur n’en souffre pas. Et tous ces mouvements s’impriment, se moirent sur cette gaze fine et légère. C’est alors qu’il faut voir tous ces Arabes enfiévrés, prêts à se jeter comme un troupeau de bêtes fauves, sur cette femme blêmissante, 68 LES SECRETS DE LA. VOLUPTÉ à mesure que la jouissance s’accroit. Et le personnage choisi pour cette opération, voit se diriger sur lui les regards envieux de tous ses collègues ; ces yeux pleins de flammes, presque de haine, semblent s’être concertés pour prononcer un arrêt, comme si, lui aussi, devait servir d’assouvissement à leur férocité charnelle; ces visages bron- zés deviennent rougeoyants comme sous l’impulsion d’une force intérieure ou d’une obligation forcée ; ces mains paraissent presque prêtes à se lever menaçantes pour saisir un peu de cette femme, tandis que leur dernier regard se perd avec la dispa- rition de la danseuse évanouie que l’on em- mène là-bas. Le spectacle se continue ensuite par d’autres danses aussi étranges que celle dont nous venons de parler et que l’on ap- LES SECRETS DE LA. VOLUPTÉ 69 pelle danse des poignards, danse du fou- lard, etc. Maroc. —L’idéal de la jeune Mauresque est le mariage, triste idéal ! Dès l’enfance, elle a devant les yeux les jalousies et les rivalités des femmes et des concubines de son père, les pratiques déloyales et crimi- nelles employées pour gagner la faveur du maître et se délivrer d’une conception. Une réclusion rigoureuse est sa loi. Le harem et les terrasses de la maison lui ser- vent de promenade ; c’est le mari ou un esclave qui achète les provisions et encore ce dernier ne peut-il entrer dans le logis, il fait passer tout objet par un tour pratiqué dans l’épaisseur du mur. On ne peut se faire une idée de ce qui se passe au-dedans de ces sépulcres blan- chis. Les choses qu'on en raconte décon- certent l’imagination. 70 LES SECRETS DE LA VOLUPTÉ Cette réclusion farouche n’est pas un garant de la fidélité des mauresque. Les toits plats des maisons contiguës favorisent parfois des rapports suspects, et les rares excursions aux cimetières nouent encore des intrigues amoureuses. Dès qu’on s’aperçoit qu’une fille prend plaisir à se regarder dans une glace, sa vie devient celle d’un oiseau captif ; dès lors, elle ne peut plus sortir sans être en- veloppée d’un voile épais ; il lui est formel- lement interdit d’adresser la parole, de faire un signe à un passant. A douze ans, on commence à l’engraisser en vue d’un mariage, à cet effet ou la gave de boulettes de farine et de miel, frites dans l’huile. Dès qu’elle est à point, son père conclut des conditions d’union avec un jeune homme qu’elle ne connaît même pas. LES SECRETS DE LA VOLUPTÉ 71 La jeune fille attend ce moment tant désiré avec impatience, mais toujours suivi d’une rude déception ! Les préliminaires terminés, la fiancée est conduite en palan- quin à son fiancé qui la reçoit à la porte de son logis. Si la confiance anticipée de l’époux a été trompée, il peut renvoyer la femme à ses parents, dès lendemain ; cette gra.ve détermination est rarement prise, par crainte d’offense envers une famille. L’étiquette astreint l’isolement absolu de la jeune femme pendant un an. — Esclave le jour, reine la nuit, — dit un proverbe arabe ; mais son bonheur s’effondre, si une nouvelle rivale, épouse ou esclave, lui enlève le rang de favorite ; alors elle met en œuvre tous les expédients pour reconqué- rir les bonnes grâces de son seigneur et maître. III AFRIQUE ORIENTALE Abyssinie. Madagascar La tendance au dérèglement est générale en Abyssinie. Dans plusieurs provinces, ce qu’on appelle la vertu d’une femme, n’est pas à l’épreuve d’une chemise offerte ! Les mots réserve et pudeur sont vides de sens ! L’Eglise ne permet pas aux Abyssins la pluralité des femmes, mais elle tolère le divorce et de la façon dont ils en usent, on peut hardiment les déclarer plus dissolus que les peuples chez lesquels la polygamie est comptée parmi les institutions. 74 LES SECRETS DE LA. VOLUPTÉ Le mariage a deux formes en Abyssinie; le mariage religieux et le mariage civil. Le mariage civil est célébré simplement en présence de parents et d’amis, les époux se jurent fidélité réciproque et c’est tout. Ce mariage admet le divorce et n’est en quelque sorte qu’une union préparatoire par laquelle on prélude au mariage reli- gieux. L'expérience faite, au bout de quelque temps, si l'épreuve n’a pas trompé les espé- rances des deux époux, s’ils se trouvent encore au gré l’un de l’autre, s’ils recon- naissent enfin que le mariage, comme ils disent était écrit dans le ciel, l’Eglise est appelée à les bénir ; les deux époux vont renouveler devant l’autel le serment d’une foi nouvelle ; le mariage devient alors indissoluble. Mais les Abyssins ne se hasardent pas LES SECRETS DE LÀ VOLUPTÉ 75 volontiers à une démarche irrévocable ! Aussi le mariage religieux est-il assez rare ; la perpétuité fait peur à l'inconstance habi- tuelle des sujets du Négus, il leur semble si doux de pouvoir changer au gré de leurs caprices ! La femme à Madagascar. — La femme de la Grande Ile est plutôt petite, d’une figure généralement agréable, elle est bien faite, son teint, sans être complètement noir, est assez foncé. La polygamie existe chez toutes les tribus. Aucune cérémonie ne précède le mariage. Quand un jeune homme a remarqué une jeune fille, il la demande aux parents et s’il est agréé, on se fait des présents de part et d’autre, et c’est tout. L’homme est libre de divorcer quand il lui plaît et sans motifs. La femme renvoyée a le droit de se remarier quand il lui plaît, 76 LES SECKETS DE LA VOLUPTÉ mais si elle abandonne le foyer conjugal sans autorisation, elle ne peut plus convoler. Pour prouver qu’elle est partie du consen- tement de son mari, il faut qu’elle apporte la natte sur laquelle elle a dormi la pre- mière nuit de ses noces ; natte qui constitue en quelque sorte l’acte de mariage, et sur laquelle doivent se voir les traces sanglantes de la défloration. Munie de cette pièce, la femme peut s’unir à un nouvel époux, le quitter, en prendre un autre, mais pour tous ces mariages successifs, la coutume veut qu’elle demande le consentement de son premier mari, dont les droits ne se perdent jamais; et si dans cette série d’époux, il s’en trouve qui ne plaisent pas à son premier mari, elle doit s’abstenir ; si son premier mari veut la reprendre, elle doit répondre à son appel. LES SECKETS DE LA VOLUPTÉ 77 Si le mari refuse la natte à sa femme qui le quitte, il conserve ses droits d’époux et il les fera valoir comme père. Si la femme devient mère, afin de proclamer sa pater- nité, il apporte dans la case où elle habite, du bois pour entretenir le feu pendant quelle est souffrante. L’enfant qui vient de naître est ainsi reconnu par lui, et il le revendiquera, sa femme serait-elle partie depuis de longues années. Centre Africain. — Les femmes du Darfour tiennent de la race Bédouine, elles sont peu intéressantes au point de vue esthétique ; mais ce qui est remarquable ce sont les coutumes de ces peuplades en ce qui concerne l’accouchement, qui du reste sont communes à plusieurs tribus des rives du Haut-Nil. La femme en mal d’enfant marche le 78 LES SECRETS DE LA. VOLUPTE plus longtemps possible, puis elle se place dans la situation suivante : Deux pieux sont fixés en terre vis-à-vis de l’entrée de sa hutte, elle s’assied sur une chaudière renversée, les pieds fortement appuyés sur les pieux, et se cramponne aux poteaux de la porte d’entrée, tandis que l’opérateur étendu derrière, à une certaine distance, arc boutant ses pieds sur le dos de la pa- tiente, excerce une traction intermitante sur une bande d’étoffe qui s’enroule autour de l’abdomen de la femme, jusqu’à ce que l’enfant se décide a sortir 1 On trouve aussi dans ces régions, notam- ment à Hioru une autre coutume singulière. La femme en couche s’étend sur une planche légèrement surélevée ; dans un cruchon en gré auquel est adapté une sorte de tube aspirateur, est une liqueur fermentée, sorte de bière faite avec du LES SECRETS DE LA VOLUPTE 79 millet que la femme sirote peu à peu, de façon à amener au moment de l’accouche- ment, un véritableétat d’hilarité et d’ivresse. Les Hottentotes accouchent a terre sur une natte qui est enterrée aussitôt après la délivrance. Les femmes de cette race se font remar- quer par un développement exagéré des pe- tites lèvres qui forment tablier, tandis que les grandes lèvres et le mont de Vénus su- bissent une repression sensible. Quand la femme s’assied, les deux lobes du tablier deviennent traînantes, la vulve s’entrouve, offrant ainsi un coup d’œil repoussant. Cette hypertrophie des lèvres se remarque chez la petite fille, ce qui prouve que les rapports sexuels ne sauraient y être pour quelque chose. Zanzibar. — Les femmes sont tenues enfermées comme en Egypte, les lois du 80 LES SECRETS I1E LA VOLUPTÉ Koran y sont rigoureusement observées surtout par les riches. La femme du peuple est relativement libre et se livre facilement à la prostitution, elle est du reste fort dis- solue. Dans les tribus Szuaehli, l'accouplement est bizarement pratiqué. Les hommes se placent sous les femmes ; celles-ci meuvent leurs corps comme si elles voulaient mou- dre du grain. Ce mouvement qui, parait-il, accroit singulièrement la volupté est ensei- gné aux jeunes filles par de vieilles femmes de la tribu, et il faut croire que cet appren- tissage est difficile, car il dure 40 jours. IV AFRIQUE OCCIDENTALE Sénégal. - Soudan. — Guinée. — Gabon. — Congo. Le Sénégal est peuplé de différentes races qui présentent certaines particularités sur le sujet qui nous occupe et qui demandent une étude spéciale pour chacune d’elles. La femme Malinké, la Bambara. Ces deux races au point de vue myologique offrent peu de différence. Les spécimens de ces deux peuples sont fortement musclés, ro- bustes, mais d’une intelligence médiocre. Chez la jeune femme, les seins sont assez fermes et proéminents, mais quand elle a 82 LES SECRETS DE LA VOLUDTÉ été mère, — ce qui arrive de bonne heure, — ceux-ci s’amolissent et deviennent pen- dants. Les jambes sont plutôt minces et courtes comparativement aux bras qui sont longs et très musclés. La mère porte son enfant sur la région des reins, il est attaché par un lambeau de tissus qui se trouve lié au-dessous des seins de la mère, tandis qu’un autre lambeau de pagne lui cache le bas-ventre ; retombant à mi partie des cuisses. Pour allaiter ses enfants la mère ne dé- noue pas letoffe qui le retient suspendu sur son dos. Elle fait glisser sa progéniture sur la hanche et lui tend le sein qui a subi une opération spéciale sitôt l’accouchement accompli. Ces seins s’allongent et s’étirent comme si l’on pressait une mamelle de chèvre; ils ont l’élasticité d'une balle de caoutchouc. L’opération qu’on leur fait PI, VII LES SECRETS UE LA VOLUPTÉ 85 subir est très pénible pour la nouvelle ac- couchée et même très dangereuse ; elle con- siste en une incision oblique des muscles sous-cutanés ; or il suffit que l’opérateur elilore de son instrument quelque autre partie plus délicate, ou sectionne quelque vaisseaux, pour amener une hémorrhagie redoutable. La femme Kassonké. — Elle se fait remar- quer par quelques légers tatouages aux lè- vres et aux gencives, sa chevelure est haute et d’un toucher âpre et laineux. Les lèvres sont moins lippues que celles des autres races; elle a les yeux noirs, le nez droit et les narines petites. Le soir, les Kassonkés, hommes et femmes, roulés à'terre dans des pagnes ou des fragments de pagnes, sont unis les uns aux autres. . La femme Kassonké à un faible prononcé pour le blanc ; Loti nous en donne une fort 86 LES SECRETS DE LA VOLUPTE belle description dans le Roman cl’un spahi. Fatou-Gaye est une petite captive : « n’ayant pas encore tout à fait l’âge nubile auquel les négresses de Saint-Louis jugent conve- nable de se vêtir ; elle allait généralement toute nue, avec un chapelet de grigris au cou et quelques grains de verroteries autour des reins. La tête était rasée avec le plus grand soin, sauf cinq toutes petites mèches cordées et gommées, cinq petites queues raides plantées à intervalles réguliers depuis le front jusqu'au bas de la nuque. Chacune de ses mèches se terminent par une perle de corail « Sous cette coiffure saugrenue on eut été frappé de la régularité des traits de Fatou Gaye. Le type Kassonké dans toute sa pu- reté ; une fine petite figure grecque avec une peau lisse et noire comme l’onyx poli, des dents d’une blancheur éclatante, une LES SECHETS DE LA VOLUPTÉ 87 extrême mobilité dans les yeux, deux larges prunelles de jais sans cesse en mouvement, roulant de droite à gauche, sur un front d’une blancheur bleuâtre, entre deux pau- pières noires ». Les Sarrakholais. — Les gens de cette race ont les lèvres minces, les yeux sont grands, sous des paupières fendues en amande. « Si l'on examine la jeune fille, dit le colonel Frey, on est encore frappé davan- tage de la ressemblance de ses traits avec ceux qui caractérisent la race blanche. Son nez est petit, souvent aquilin,aux narines très mobiles; les yeux sont surmontés de très longs cils, avec une expression de ga- zelle effarée ; la bouche correcte, parfois gracieuse, laisse voir des dents petites, bien rangées et du plus pur émail ; sa gorge, son buste sont admirables de formes ; ses 88 LES SECRETS 1>E LA VOLUPTE membres bien proportionnés, un peu grêles peut-être ; ses attaches fines ; avec sa peau bronzée, rougeâtre plutôt que noire, la jeune Sarrakholaise est un petit être qui ne man- que ni de charmes, ni de séduction. Tou- tefois, à la suite de croisements multiples avec les races noires, chez un grand nom- bre de Sarrakholais, les traits sont dégra- dés, ont dégénérés et ont emprunté à ces races leurs formes épaisses et grossières ». Les Yolofs. — Au point de vue physi- que, la femme a le genou légèrement em- pâté par suite de la dégénérescence de forme grassouillette de la cuisse aux ge- noux. Contrairement aux coutumes des autres peuplades, les Yolofs ne se tatouent pas. La jeune fille a la tète petite, le nez épaté, les lèvres grosses. Comme vêtements, les femmes portent le boubou blanc ou de PI. VIII LES SECKETS DE LA VOLUPTÉ 91 couleur; letotïe de pure laine est choisie ordinairement à raies pour la saison d’été, et avec des enjolivures pour l’hiver. Par ce que nous appelons un temps de canicule, elles portent le boubou de gaze. Ce qui n’a rien d’étonnant et de recherché pour les matrones ne laisse pas d’être attrayant chez les jeunes filles; leurs formes se font saillantes et se dessinent en traits plus ré- guliers que sous un maillot collant ; c’est alors qu’on peut apprécier la vérité des ju- gements flatteurs qui peuvent être faits sur la plastique de la race Yolof. Les Sérères sont un peuple bien peu in- téressant au point de vue des mœurs ; adonnés à l’ivrognerie, il n’est pas rare d’entendre chaque jour parler de rixes. Le mari, comme chez lesMalinkés, achète son épouse, dont il est ensuite très jaloux, et n’hésitera pas à la tuer s’il la prend en 92 LES SECRETS UE LA VOLUPTÉ flagrant délit d'adultère. Il l’a acnetée, c’est son bien ; il en dispose et s’en débar- rasse comme il veut ? Voici comment M. Vigné d'Octon dé- peint la physique Sérère : « Grands et maigres, les Sérères-Diobas ont les mollets grêles, le buste court, les pieds larges, de gros orteils légèrement dé- viés en dedans. Leurs traits sont grossiers, le front étroit, le nez épaté, les cheveux plantés en brosse. La femme, comme tou- tes les négresses, vieillit rapidement, et sa taille se courbe d’une façon précoce sous le poids des écrasants travaux qui lui sont infligés. » Les Toucouleurs produisent des croise- ments qui se sont effectués entre les fa- milles Torados et les Yolof ou les Man- dingues. Le caractère antropologique de ce LES SECRETS 1)E LA VOLUPTÉ 93 peuple est d’une différence peu sensible avec celle du peuple Yolop. Les Peulhs constituent une race nom- breuse. Leurs traits sont durs et accen- tués; la teinte du corps tient du rougeâtre. Les cheveux de la femme sont frisés en tirebouchons et tels retombent sur ses épau- les. Gomme caractère, celles-ci sont géné- ralement très passionnées. Le fétichisme au Sénégal. — Nous cite- rons ici un passage sur le fétichisme, dû à la plume de M. Vignéd’Octon. On y trouve quelques détails significatifs sur les mœurs des peuples vivant au Sénégal en dehors du mahométanisme. Il s’agit d’une jeune fille que ses parents veulent vouer au culte pour s’attirer des bénédictions. « A quelque temps de là, une nuit pen- dant qu’elle dormait sur sa natte, non loin 94 LES SECRETS DE LA VOLUPTÉ du tara de sa mère, elle se sentit douce- ment emportée par des bras qu’elle recon- nut pour les bras d’une femme. Le som- meil de l’enfance est profond. Elle ne se réveilla qu’aux sons des tambourins, dans le temple des fétiches en la profondeur du bois sacré. Alors elle se rappela que — de tout temps — Yémoli, malgré les protes- tations de sa femme, l’avait vouée au culte des fétiches, sur le conseil des prêtres, qui lui promettaient de plus copieuses récoltes d’arachides et de kola. a Elle pleura, mais la vieille damnée, aux dents branlantes et aux mamelles flas- ques, chargée de l’initier, la consola avec des mots très doux. Elle fit luire à ses yeux les privilèges réservés par les dieux à leurs prêtresses. « — Tu vêtiras le pagne blanc; tu te coifferas de Yadounka et tu oindras ton LES SECRETS DE LA VOLUPTÉ 95 corps d’huile de palme. Aux fêtes du ser- pent, tu marcheras en tête du cortège avec les féticheurs. Quand viendra le jour d’E- legban, les phallophores inclineront devant toi les signes du Dieu. Tu apprendras dans le temple d’Ifa à te servir des amandes de palme pour la divination ; au lendemain de leurs couches, les mères te donneront deux poules noires, une brebis, des gâteaux de maïs pour les pratiques purificatrices. « Les A-gans, les femmes stériles im- ploreront de toi la fécondité de leurs flancs et ne s’en iront qu’après t’avoir laissé un coq, des calebasses et une chèvre qui n’aura jamais chevrotté... Tu conduiras pleureuse dans les funérailles, tu parcour- ras les rues, à la nouvelle lune, sans autre voile que ta ceinture de cauris, et ceux dont le regard rencontera ta nudité tomberont foudroyés. Enfin tu aideras les prêtres des 96 LES SECRETS DE LA VOLUPTÉ temples à fabriquer des fétiches qui doivent être vendus aux fidèles; des dents de re- quin encadrées dans des tigelles de bambou qui donnent du courage aux plus lâches, la poudre d'élinkin dont une pincée jetée sur les traces d’un ennemi le rend fou, les colliers composés d’osselets de cabri qui préservent des balles, ceux en écaille de poissons qui protègent contre les maléfices des Européens, des plumes d'aranam dont le simple contact guérit la cécité, le foie des caïmans qui, pilé avec des kolas, réveille les désirs des vieillards, et des ergots de coqs qui — tous les mois à la lune nou- velle — ensanglantent les femmes en leur assurant de nouvelles maternités. » Quand les jeunes gens rencontrent des jeunes filles vouées au culte, ils se jettent à terre, tels les catholiques pratiquants sur le passage du saint sacrement. Or, cela PL IX LES SECRETS DE LA VOLUPTÉ 99 n’est pas précisément par vénération, mais plutôt par hystérie, car il n’est pas rare de voir la prêtresse se donner au premier venu. En résumé. — La négresse des côtes sénégaliennes est voluptueuse et tendre pour le blanc, avec lui elle suit ses instincts de tendresses caressantes et d’esclave sou- mise qui, par instant, fait luire, ses yeux comme ceux d’une louve ; ses étreintes sont souvent dangereuses, elles sont éner- vantes et deviennent souvent mortelles. On trouve au Sénégal des profession- nelles beautés, prêtes à offrir toute sorte d’hospitalité contre espèces sonnantes, se prêtant de suite au flirt le plus hardi au beau milieu de la plage sablonneuse où on les voit à demi couchées sur la grève brû- lante, simplement abritées sous un parasol, à peine vêtues d’une étoffe transparente 100 LES SECRETS DE LA VOLUPTÉ dont les bâillements indiscrets laissent entrevoir des splendeurs de formes qu'on est souvent loin de soupçonner. Mais qu’on se méfie ; c’est en Afrique que l’amour dis- tille ses plus subtils venins ! Dans le travail de l’enfantement la né- gresse du Sénégal prend une position accrou - pie, s’appuyant contre le mur de sa case et les mains posées sur le sol ; ou bien elle reste agenouillée sur une natte, la tête repo- sant sur les bras, si le travail est laborieux elle se met sur le dos, une aide s’assied sur son ventre. Tous les nègres des côtes sénégaliennes et de Guinées ont une danse érotique qu’ils désignent sous le nom caractéristique de Anamalis fobil ; voici comment Loti nous décrit cette danse : « Anamalis fobil, hurlaient les Griots, en frappant sur leur tam-tam, l’air enflammé, LES SECRETS DE LA VOLUPTÉ 101 les muscles tendus, le torse ruisselant de sueur. Et tout le monde répétait en frappant des mains avec frénésie : Anamalis fobil ! Anamalis fobil ! (la traduction en brûlerait ces pages). Anamalis fobil ! les premiers mots, la dominante et le refrain d’un chant endiablé, ivre d'ardeur et de licence, le chant de bamboulas du printemps ! Ana- malis fobil ! hurlement de désirs effrénés, de sève noire surchauffée au soleil et d’hys- térie terrible, alléluia d’amour nègre, hymne de séduction ! » Au Dahomey. — Les Dahoméens sont vis-à-vis des femmes, les fidèles observa- teurs de ce passage du Talmud : « L’homme peut faire de sa femme tout ce qu’il lui plaira, comme avec un morceau de chair venant du boucher et qu’on peut manger ensuite cru ou rôti. » Ils peuvent vendre leurs épouses, celles-ci n’étant que leurs ser- 102 LES SECRETS DE LA VOLUPTÉ vantes et leur présentant à genoux les mets qu’elles ont préparés. Au point de vue physique les Daho- méennes ne sont pas désagréables quant à l’aspect ; leur peau est très délicate, au teint d’un noir terreux qui tient de celui de Bam- baras ; elles ont les mains petites et les yeux noirs très beaux. On connait l’organisation du corps de femmes guerrières dont s’entourait le roi, avant la conquête française. Le Dr Repin a dit que les amazones for- maient plusieurs corps distincts ; le pre- mier avait pour costume une chemise bleue et un caleçon blanc à rayures bleues des- cendant au-dessous du genou. Les armes étaient un fusil et un sabre court presque droit. Le deuxième formé de chasseresses d’éléphants, qui portaient comme coiffure un cercle de fer avec deux cornes d’anti- PI. X. LES SECRETS UE LA VOLUPTÉ 105 lopes. Le troisième avait pour arme un court et large tromblon. Enfin venait l’arrière garde, c’était un léger et charmant batail- lon de jeunes filles armées seulement d’arc et de flèches avec l’uniforme blanc et le bonnet de même couleur ; on les choisissait parmi les jeunes filles vierges des meilleures familles du royaume et elles payaient de leur vie, l’oubli du vœu de chasteté qu elles faisaient en entrant dans la garde du roi. Gabon. Congo. — Dans ces contrées, l’amour est fort peu entouré de mystères, il n’est point assaisonné de simagrées hy- \ pocrites comme dans les centres dits civi- lisés. Les nègres enfants de la nature se pren- nent et s’accouplent un peu au gré de leurs fantaisies, pour obéir à la grande loi de la reproduction qui régit le monde. Du reste, le costume ou du moins le manque de cos- 106 LES SECRETS DE LA VOLUPTÉ tume, simplifie singulièrement les préli- minaires, et c’est par les yeux et les ca- resses que se font les déclarations. Si les mystères et les pourparlers entre amoureux ont leurs charmes en Europe, les ruses et les petites roueries de coquetterie se ren- contrent aussi quelquefois chez les négresses du Congo, ce qui donne plus de prix aux faveurs qu’on peut obtenir. On a souvent dit que la femme noire ne s’occupait que peu du physique de l’homme ou plutôt qu’elle ne s’y connaissait pas, c’est une grave erreur, et lorsque le blanc est un bel homme, joli garçon, elles l’ap- précient au contraire beaucoup; elles sont toujours très fières de l’attention d'un blanc. Mais malgré tout elles reviennent toujours au noir qui a pour elles des avan- tages incontestables. Elles ne vont pas chercher midi à quatorze heures, elles veu- LES SECRETS L)E LA VOLUPTÉ 107 lent chaussure à leur pied. En somme pour une négresse, le noir est toujours le mor- ceau de résistance. Le nègre, en fait d’amour, obéit simple- ment à des ardeurs de climat et de tempé- rament absolument légitimes. Sa compagne est dans le même cas, elle est voluptueuse et lascive. La femme du Gabon est admirablement bien faite, ses formes sont superbes quand elle est jeune, et elle le sait bien, aussi se couvre-t-elle le moins possible lorsqu’elle est encore fille ; mariée elle n’a plus le même intérêt à laisser voir ses charmes. Une jeune Gabonaise qui se montrait à peu près nue répondait à quelqu’un qui lui manifestait son étonnement. — J’ai bien le temps de cacher ce que j’ai de beau lorsque je serai mariée ! Les Gabonais se soucient fort peu de la 108 LES SECRETS PE LA VOLUPTÉ virginité des filles; c'est ce que prouve la fête des Calebasses. Les Calebasses sont des jeunes filles ar- rivées à l’âge de la puberté et qui, en fait de fiançailles, se débarrassent ce jour-là, en grande pompe et sans aucune façon de leur virginité. Une semaine avant la solennité, on les enferme dans une case, où elles font une sorte de retraite et sont soumises à des préparations intimes. Le grand jour arrivé on les débarrasse du rouge dont elles sont enduites, elles sont hissées sur une sorte de pavois et promenées en grande pompe de village en village, escortées de leurs compagnes plus jeunes et plus âgées, qui la suivent en poussant des cris, en battant du tambour et jouant de la flûte. Toute la bande, brandissant des ombrelles, des pa- rapluies écarlates, abreuvée à chaque sta- PI. XII LES SECRETS DE LA VOLUPTÉ 111 tion, finit par être complètement ivre. Cela dure jusqu’à ce que l’héroïne de la fête ait trouvé un amateur blanc de ce fruit vert, qui veuille bien la prendre comme épouse pour une nuit. Le lendemain la famille se présente pour réclamer le cadeau obligé, qui ne dépasse guère trois à cinq francs en étotïe. Au Congo, les mœurs sont à peu près les mêmes qu’au Gabon. La femme y est con- sidérée comme une marchandise, souvent elle est donnée en nantissement pour une dette. On vient la réclamer lorsque la somme due peut être payée. Le naturel vit souvent de la prostitution de sa femme ; ces dernières sont générale- ment bien faites et plutôt gracieuses. Beau- coup d’Européens contractent avec elles des mariages temporaires ; elles sont fort lascives. Un jour un négociant Français 112 LES SECRETS DE LA VOLUPTÉ avait entraîné clans la brousse une jeune négresse, il avait à peine terminé ses ébats avec la belle qu’il se vit entouré de quatre Congolaises qui voulurent bon gré mal gré recevoir ses caresses ; le malheureux fut tel- lement malmené, qu’épuisé, fourbu il put à grand’peine regagner le village. Dans le haut Congo on est témoin sou- vent de la cruauté de certains chefs et sur- tout de leur imagination à inventer des sup- plices. En voici un exemple curieux : Un nègre avait commis sur une petite fille un viol qui avait déterminé la mort de l’enfant ; le coupable, pour ce fait, avait été condamné à avoir la tète tranchée. Jus- que là, rien de mieux; mais le chef qui aimait à rire, voulut bien, après la con- damnation, soumettre le criminel à un autre interrogatoire, attendu que celui-ci n’avait rien allégué pour sa défense. LES SECRETS DE LA VOLUPTÉ 113 — Mais enfin, lui dit-il, comment as-tu pu arriver à cet acte horrible ? — Ce à quoi l’autre ne put que répondre sous forme d’excuse qu’il avait cédé à une violence extrême d’imagination, qu’il était très fort que.., etc. — Ah ! tu es si fort que ça, interrompit le chef ! eh bien ! si tu remplis les conditions que je vais t’indiquer, tu peux encore sauver ta tète. On apporta sur le lieu du supplice une peau d'antilope qu’on tendit fortement sur un cadre de bois. On plaça devant l’appa- reil ainsi établi, le patient auquel on pro- mit la vie sauve, si, dans l’espace de temps qui séparait la couche du soleil, il parvenait à l’aide de l’instrument qui lui avait servi à commettre le crime, à perforer la peau en question. Pendant qu’il tentait courageusement l’épreuve, et afin de lui donner un peu d’en- 114 LES SECRETS 1)E LA VOLUPTÉ train et de gaité, les femmes du chef, avaient été engagées à l’encourager par les danses les plus suggestives ; mais hélas ! ces dames eurent beau déployer dans la circonstance toute la grâce et la science dont elles étaient capables, ce fut peine perdue ; le pauvre diable, malgré sa bonne volonté, ne put remplir les conditions impo- sées et, devant toute une populace mise en joie par ce spectacle, eut la tête tranchée. Dans tout le Congo, les pratiques les plus bizarres ont lieu lors de l'accouchement. Lorsque les couches sont laborieuses, la patiente est presque partout couchée sur le ventre, et une femme monte sur son dos qu’elle piétine avec force. Si ce procédé échoue, on la prend par les quatre mem- bres et on pose sa tête sur les genoux d’une femme accroupie qui bâillonne énergique- ment la bouche et le nez. Pendant que la LES SECRETS DE LA VOLUPTE 115 malheureuse se débat pour respirer, elle fait de violents efforts qui semblent activer l’ac- couchement et passent comme le dernier mot de l’art. V EXTRÊME-ORIENT Anamites. — Malais. es Annamites appar- tiennent à la variété de l’espèce humaine que les anthropolo- gistes désignent sous le nom de race mon- gole. Ils sont de taille moyenne , nerveux , avec les membres inférieurs arqués quel- quefois dans leur bonne constitution. Cette constitution est souvent fréquente chez la femmeanamite, qui ne porte pas son enfant sur le dos à califourchon comme la Ma- linké, mais à cheval sur les hanches. La mère n’embrasse jamais son enfant ailleurs 118 LES SECRETS I)E L.\ VOLUPTÉ que sur le nez, pour mieux respirer le par- fum de l’enfance. La femme annamite ou Congaï a le corps assez bien proportionné, les pieds petits et les attaches fines. Sa plastique se rapporte à la figure représentant une Cochinchi- noise couchée dans une ancienne pagode à Saigon. Chez la fille pubère, le sein nV- quiert son développement que vers le dix- huitième printemps. Le pubis, dès l’âge de 16 ans, se hérissé déjà de poils que les jeu- nes filles épilent avec soin. L’appareil génital est moins développé que chez la femme du Sénégal, voire chez la Française, soit par l’entrée de la vulve, soit sous le rapport de la profondeur du vagin. Les petites filles sont déflorées très jeunes par les petits garçons de leur âge, avec lesquels elles s'amusent. Il est, d’ailleurs, un dicton anamite ainsi conçu : « Pour qu’une fille PI. XI. LES SECRETS DE LA VOLUPTE 121 soit encore pucelle à 10 ans, il faut qu’elle n’ait ni frères, ni pères. » Les seins à partir de la vingtième année, deviennent mous et perdent de leur forme hémisphériques. La femme anamite a des délicatesses enfantines dans sa manière d’aimer ; elle a peut être un goût plus passionné que l’homme pour le jeu, et de l’argent gagné s’achete des bijoux, car elle affectionne particulièrement tout ce qui est visible. L’Européen qui a une Congaï comme maîtresse, apprend à ses dépens combien est grande chez elle la passion du jeu. Souvent un jour de fête, la jeune personne, vêtue de ses plus belles robes en soie (trois ou quatre l’une sur l’autre), sans oublier les boucles d’oreilles, colliers et bracelets en or et en ambre, sort pour aller passer l’après- midi chez des amis et connaissances. Au 122 LES SECKETS DE LA VOLUPTÉ milieu de la nuit, voici qu’elle rentre, affo- lée, tête nue, cheveux épars, le visage et les bras égratignés et déchirés. Ses belles robes sont remplacées par des haillons sor- dides. Ses bijoux ont disparus. Elle raconte au milieu d’un déluge de pleurs et de la- mantations criardes, qu’elle vient d’être assaillie, à son retour, par une bande de voleurs qui ont voulu lui faire subir les derniers outrages et l’on dépouillée entiè- rement. L’Européen console la belle affligée et va porter plainte à la police. On lui apprend quelques jours après, que la prétendue victime était allée jouer au baquan dans un tripot clandestin où elle a tout perdu, jusqu’à sa dernière chemise, et alors l’infor- tuné Pha-lan-za (c’est la prononciation annamite du mot Français) calcule menta- lement que c’est pour lui une perte sèche LES jECRETS DE LA VOLUPTÉ 123 de cent quatre-vingtà deux cents piastres; il entrevoit avec terreur, à bref délai, l'achat qu’il lui faudrait faire de robes neu- ves et de bijoux. Furieux, il administrera peut-être, en rentrant, une volée de rotin à le coupable et la mettra à la porte. Le plus souvent, il paie pour avoir la paix, jusqu'à ce que cette comédie recommence. La Congaï est très malsaine et laisse à ses adorateurs, époux ou amants, des pré- mices fort désagréables du premier flirt avec elle. Les affections vénériennes ne sont pas rares pour l’Européen peu scru- puleux qui désire se payer les grâces des Eves de ce pays. La Congaï ou femme du peuple est vêtue, .comme l’homme, d’un Caï-chcin ou pièce d’étoffe relevée. Tous deux portent le chi- gnon arrangé de la même manière. La femme riche porte la blouse boutonnée sur 124 LES SECRETS DE LA VOLUPTÉ le côté. Le boy conduit la ginrikischa ou pousse-pousse. L’époux de la Congaï est ce que nous appelons, un Alphonse. Demeurant aux alentours d’une ville, elle part dès l’aurore au marché de la ville. Vers l’heure de la sieste, c’est-à-dire à midi ou à une heure, elle essaie de détourner les passants de leur chemin, ne se contentant pas de les suivre s'ils sont à pied, mais même en voi- ture. Les souteneurs sont ordinairement indi- gènes et s’exercent avec leurs putains (mot qu’ils se targuent de prononcer bien correctement) à toutes les manières de faire l’amour. Les femmes connaissent leur code érotique à fond. Elles pratiquent les unes et les autres formes suivant, les prix ac- ceptés par les clients. Le Bambou Annamite est la maison de LES SECRETS UE LA VOLUPTÉ 125 prostitution fréquentée par le troupier. C’est dans ce bouge que les jeunes Anna- mites de 16 à 17 ans, font leur apprentis- sage. Non que nous voulions dire par là que ce ne soient que des nubiles, car beau- coup d’entre elles ne seraient peut-être pas au courant du métier, quoique ce ne soit pas là le problème d’Archimède! Elles vous font, ces lillettes, toutes sortes d’amabilités, vous chantent des refrains dans un langage sabir très drolatique. Toutefois, malheur à à qui se fie à leur propreté ! Les Annamites usent beaucoup, comme les Chinois, d’aphrodisiaques, parmi les- quels la cantharide mêlée au safran, miel, clous de girofle, cannelle, muscade et poivre ; les femmes en prennent et en font prendre à leurs adorateurs. Quand la femme annamite est sur le point d’accoucher, elle vient se coucher sur le lit 126 LES SECRETS DE LA VOLUPTÉ de bambou, sans le moindre vêtement. Elle s’étend sur le dos, la tête soutenue par un tout petit coussin. Dès que les douleurs sont devenues franches, la ba-mou (sage-femme se place assise sur le lit, en face de la pa- tiente, accroupie le pantalon relevé et prête à allonger les jambes qui joueront un rôle important dans les différentes manœuvres. « Elle commence, dit le Dr Mondière, par frictionner doucement de la main, le ven- tre de la femme, dont les pieds dans cette première partie du travail, posent d’aplomb sur le lit, les jambes relevées à angle droit, les cuisses légèrement fléchies sur l’abdo- men. Les douleurs se succèdent, la poche des eaux se rompt ; pendant ce temps la ba-mou promène un de ses index, circulai- rement à l’orifice vulvaire, en mesure et se modulant d’une façon continue le mot ; LES SECRETS 1>E LA VOLUPTÉ 127 Kan ! Kan ! (efforcez-vous), qu’elle adresse à la femme. « Dès qu’elle a senti que la tète a franchi le col de l’utérus, la matrone se place alors en sens opposé à la femme, mais dans la môme position qu’elle. Assise sur son der- rière, au moment ou elle entrevoit la tête à la vulve, elle abaisse fortement la four- chette avec ses deux index, en même temps qu’avec ses gros orteils elle écarte à gau- che et à droite les grandes et petites lèvres sitôt que la demi-circonférence du crâne est à la vulve, la sage femme glisse ses deux mains entre les parois du vagin et la tête, saisit la tête comme avec un forceps et l’attire fortement dehors. » Les Malais sont une des grandes races humaines, issus de l’Océanie Occidentale ou Malaisie, de ces populations de l’Archi- pel dont la similitude est surprenante. Us 128 LES SECRETS 1>E LA VOLUPTÉ sont au physique, petits et grassouillets, leur taille variant entre 5 pieds 2 pouces pour l’homme et 4 pieds 11 pouces pour la femme. La taille moyenne est donc d'envi- ron 4 pouces au-dessus de celle des Euro- péens. Ils sont robustes, ont des cuisses fortes, les bras plutôt charnus que forte- ment musclés. La femme a le visage rond, la bouche grande, le sein petit, si on fait la proportion avec sa nature ; son buste, toutefois manque de symétrie. Embellie du langouti', la femme se conforme à la règle capillaire annamite. Chine, Japon En Chine la femme est considérée comme inférieure à l’homme, sa naissance est un malheur, une fille ne peut être qu’une charge à sa famille, car elle doit être enfer- LES SECHETS I>E LA VOLUPTÉ 131 mée jusqu’à l’époque de son mariage et comme elle n’exerce aucune industrie, elle ne saurait dédommager ses parents des dé- penses qu’elle leur occasionne. Elle vit en recluse dans la maison paternelle, mangeant seule, à l’écart, regardée comme une ser- vante et en remplissant les fonctions. La femme est la propriété du frère, du père et du mari ; elle ne manque pas d’état civil, on la marie sans la consulter, sans lui faire faire connaissance avec son futur époux, sans même lui en dire le nom. Le type de la beauté chinoise a été exa- géré, beaucoup ont le teint créole, une main petite et charmante, de jolis cheveux noirs, la taille longue, mince et souple, les yeux un peu relevés vers les tempes don- nent à leur physionomie quelque chose de piquant, leurs grâces et leurs mignardises sont loin d’être sans charmes. Deux choses 132 LES SECRETS DE LA VOLUPTÉ leur nuisent beaucoup ; l’étrange abus du fard dont elles se couvrent la figure et qui détruit leur beauté de bonne heure et sur- tout la mode des petits pieds qui paraît toujours ridicule aux Européens. Cet usage des petits pieds remonte à la plus haute antiquité, avoir un petit pied, c’est preuve qu’on est dans l’impossibilité de travailler. Dès qu’une petite fille a atteint l’âge de six ans. on lui comprime les pieds au moyen de bandelettes huilées, le pouce est replié sous les quatre autres doigts qui sont rabattus eux-mêmes sous la plante du pied, ces ligatures sont serrées de plus en plus tous les mois et on arrive ainsi, lors- que la jeune lille est adulte, à obtenir un pied de la forme du poing fermé. Cette disposition force la Chinoise à marcher sans fléchir les genoux, laissant LES SECHETS DE LA VOLUPTÉ 133 inactifs les muscles de la jambe et jetant en avant les deux membres, elles vont en sautillant. Pour qui connaît le degré de lubricité des Chinois, il est évident qu’ils attachent une idée de cette nature à la petitesse du pied, et qu’ils éprouvent de la jouissance à toucher les souliers petits et mignons des femmes, quand l’opium les a rendus im- puissants. Pendant le travail déformateur, il va un certain nombre de femmes qui ne peuvent résister et qui en meurent. L'angle formé par les lignes qui partent du tibia pour aller, d’un côté à la partie du gros orteil et de l’autre à l’extrémité du talon, est un angle aigu de 35°, alors que norma- lement il doit être de 60°. Suivant le docteur Hureau, pendant le travail de l’accouchement, les sages-femmes chinoises font marcher la patiente, puis la 134 LES SECRETS I>E LA VOLUPTÉ font tenir immobile et les bras élevés. Quand les douleurs sont mitres, la femme se tient verticalement appuyée sur les ge- noux pliés et écartés, les mains placées sur ses cuisses. L'accoucheuse, placée en avant, un genou à terre, manoeuvre dans l’espace laissé libre entre les cuisses. La Japonaise est plus forte et plus dé- veloppée que la Chinoise, ses attaches sont toutefois moins élégantes. La peau est plus blanche, mais le corps paraît n’avoir au- cune différence. Elle se noircit les dents à partir du moment où elle a des relations avec l'homme. Le mariage se conclut toujours par inter- médiaire, les fiancés se connaissent à l’a- vance, mais la jeune fille obéit toujours au choix de ses parents. Le divorce a de nombreux cas prévus par la loi, mais souvent le mari se borne à don- PI. XIV. LES SECKETS 1»E LA VOLUPTÉ 137 ner à la femme qu’il renvoie, un certificat qui constate qu’elle est libre à partir de tel jour, cette pratique est ordinairement usi- tée par le peuple. La femme divorcée rentre à la maison paternelle, le mari garde les enfants qu’il veut, les garçons presque toujours, la femme prend les filles qu’elle veut comme courtisanes. Le prix des filles est de 25 à GO francs, quand elles sont achetées par des impres- sarios, qui les élèvent pour en faire des chanteuses ou des danseuses, elles peuvent se rendre indépendantes, en payant la som- me pour laquelle elles ont été achetées et, généralement, elles deviennent des créa- tures que les Japonais épousent sans répu- gnance. 138 LES SECRETS DE LA. VOLUPTÉ Siam. — Cambodge. — Laos. Les Siamois sont petits et robustes, la face noirç, la bouche grande, les lèvres épaisses, les joues proéminentes, le nez court, les narines minces, le teint olivâtre tirant au jaune cire. Ils fument beaucoup et se noircissent les dents avec le betel. Ils sont artificieux, importuns et très penchés au jeu. A côté de cela, ils sont avares et vont parfois — ainsi qu’il est dit dans Trente ans ou la vie cl’un joueur — non pas jouer la clef de leur chambre, mais bien leur femme et leurs enfants. En général, au Siam, la femme est libre et honorée, elle sort comme les Européen- nes sans voile et sans être accompagnée ou surveillée par le mari. LES SECRETS DE LA VOLUPTÉ 139 Pendant l'accouchement, la femme se place sur le dos, on lui masse méthodique- ment le ventre. Quand la délivrance tarde trop, une aide monte sur le ventre de la femme et la piétine énergiquement. Si ce moyen échoue, on suspend la patienté à l’aide d’une corde passée sous les bras et un assistant, quelquefois deux, entourent la taille et tirent de toutes leurs forces. Cambodge. — Au physique, le Cambod- gien est détaillé moyenne, mais plus grand que l’Annamite et aussi plus robuste. Il a le crâne allongé, le front plat, le nez aplati, la bouche moyenne, les épaules larges et horizontales, la poitrine bombée. La main, le pied et le bras sont en général très forts. Le teint est d’un jaune foncé et les parties laissées à l'air prennent une couleur jaune- gris accentuée. Leurs cheveux châtains sont généralement rasés ; les femmes les 140 LES SECRETS 1»E LA VOLUPTÉ portent courts et relevés en brosse. Les jeunes filles les portent longs. Chez les jeunes filles, les seins sont très hauts. Les filles sont très surveillées par leurs parents. Le viol est puni d’une peine très sévère. Les femmes tiennent leurs parties géni- tales très propres ; les maladies vénérien- nes sont moins fréquentes au Cambodge qu’en Annam, par suite aussi de la fré- quentation plus rare des femmes avec les plus offrants. La forme du coït est normale et n’a pas lieu avec toutes les étrangetés que recher- che l’Annamite. La loi autorise au plus trois femmes légi- times, si le mari, selon sa position, désire d’autres femmes, il est absolument libre. En cas d’adultère, la gravité de la faute 1*1. XV LES SECHETS UE LA VOLUPTÉ 143 commise par l'homme dépend de la situa- tion de sa complice. S'il y a eu commerce charnel avec la pre- mière des épouses légitimes, la grande épouse, comme on l’appelle, il paye une forte amende ; s’il s’agit de la seconde épouse, la femme du milieu, l'amende est limitée et diminuée d’un cinquième. L'a- dultère avec la troisième femme, coûte un peu moins cher. Cette amende est au profit du mari, et s’il ne peut pas parvenir à se faire payer, la loi lui donne son débiteur comme es- clave. Mais le Code cambodgien fait d autres distinctions encore plus singulières, entre l’adultère consommé et l’adultère suspendu en chemin seulement. Le coupable paie gros s’il s’est avancé trop loin; un peu moins s'il n'a fait que re- 144 LES SECRETS DE LA VOLUPTÉ lever les jupes et moins encore s’il n’a tenu que des propos licencieux. Laos. — Les femmes laotiennes sont en général gracieuses et jolies, elles sont peu vêtues, le langouti est simplement serré à la ceinture et tombe un peu au-dessus du genoux, de manière à former une sorte de jupon court et colant. Une deuxième pièce d’étoffe, drapée sur la poitrine et se rejette sur l’une et l’autre épaule sans grand souci de cacher les seins. Les cheveux, qui sont d’un noir magnifique, sont portés dans toute leur intégrité et relevés en chignon sur le sommet de la tête. Elles portent au cou, aux bras et aux jambes des cercles de métal, en or, en argent ou en cuivre, selon leur richesse. La fidélité conjugale tient à fort peu de choses au Laos. L’adultère, du reste, y est puni d’une simple amende, et l’opinion est 145 LES SECRETS DE LA. VOLUPTE pleine d’indulgence pour les faiblesses de l'humaine nature. Les jeunes filles y sont aussi très libres, elles ont d’ordinaire des amoureux dès leur puberté et les parents les laissent courir à leur gré, lorsqu’elles deviennent mères, elles ne sont point ab- solument obligées d’épouser; on s’arrange à l’amiable. Les femmes accouchent sur les genoux et sur les mains, si le travail tarde trop, on secoue fortement la patiente la tète en bas. Indes. — Perse. Dans llnde, la diversité des mœurs et des coutumes est au moins aussi grande que celle des Castes, des tribus et des races qui peuplent cet immense territoire, aussi 146 LKS SECRETS DE LA VOLUPTÉ ne parlerons-nous que d'une façon géné- rale de ce qui nous occupe ici. Les auteurs Hindous divisent les femmes en quatre classes : 1° La Padmini, ou femme Lotus, le type le plus parfait et le plus régulier ; 2° La Chitrini, femme à l’esprit fol et mobile, jolie tout simplement ; 3° La Hastim, la femme plantureuse ou femme des plaisirs ; 4° La Sankhini (truie), la femme dont le corps ressemble à celui du porc, avec le ventre ballonné, la démarche difficile. C’est la malpropre, la peu éduquée, la grondeuse des classes populaires et agrestes. Les courtisanes ou bayadères doivent, quand leur fille a atteint l’âge de la puberté, réunir un certain nombre de jeunes gens à peu près de son âge et d’une éducation presque équivalente. Elles leur font part de LES SECRETS LIE LA VOLUPTÉ 147 leur intention d’unir leur fille pour un an et donnent au plus offrant les prémices de la rose de chasteté de leur rejeton femelle. L’année écoulée, l’hymen n’est plus qu’un mot, l’amour n’est plus que de la matéria- lité, n’existant que selon les désirs sen- suels du mari. Le maître, ayant comme domestique une jeune fille, doit, à l’épo- que de sa puberté, n’agir pas autrement que la courtisane la donnant au plus offrant. Sur la côte de Coromandel, les femmes des parias vendent leurs filles aux étrangers moyennant la somme de 50 à 100 francs — ce qui n’est vraiment pas cher. Les Naïrs forment une caste de la côte de Malabar, ils pratiquent la polyandrie. Toute femme doit avoir quatre maris et celles qui essayeraient de se soustraire à cette obliga- tion seraient vouées à tous les châtiments possibles en ce monde et dans l’autre. 148 LES SECRETS DE LA VOLUPTÉ Par suite de l’observation de cette loi, il n'y a chez les Naïrs que des frères, des on- cles, des neveux et des mères, les pères sont inconnus. Les femmes habitent des maisons isolées, munies d’autant de portes qu’elles ont de maris, mais elles y demeurent seules avec leurs enfants. Lorsqu’un des maris veut rendre visite à sa femme, il fait le tour de la maison, arrive devant la porte qui lui est réservée, il frappe et lorsqu’on lui a ouvert, il laisse dehors un domestique qui sert d'avertissement pour les autres maris, au cas ou l’un d’eux viendrait en ce moment. Tous les huit jours la maîtresse de la maison fait ouvrir les quatre portes et reçoit tous ses maris qui dînent ensemble chez elle et lui font la cour. Chaque mari apporte une dot assez consi- LES SECRETS DE LA VOLUPTE 149 dérable, en revanche la femme à la charge des enfants. Le nom du père est inconnu à un enfant Naïr, il parle des maris de sa mère, de ses oncles, de ses frères, mais jamais de son père, et de fait nul ne sait de qui il est le fils. La femme Persane. — On comprendra aisément que la moralité publique soit peu développée en Perse où le divorce est si fré- quent et si peu sérieux et ou les unions temporaires pour une période de vingt-cinq jours ou même d’une durée moindre, sont régulièrement consacrées par le ministère du culte. Il est peu de femmes qui atteignent 25 ans sans avoir eu deux ou trois maris. Celles que le divorce atteint le plus rarement sont les épouses, qui, avant le mariage, étaient déjà parente de l’époux ; elles commandent 150 LES SEC a ETS DE LA VOLUPTÉ à toute la famille et souvent elles exercent une influence considérable, et même en dehors du harem, qui se nomme, en Perse, ÏAndéroum. Les grands de la Perse pratiquent large- ment la polygamie; il n’est pas rare de voir des grands dignitaires posséder 25 ou 30 femmes et le schah en a généralement trois ou quatre cents. Pour se faire une idée bien exacte de certains côtés de la vie menée par les sou- verains Persans, il est intéressant de visiter dans le Palais du Schah la salle souterraine, dite d’été ; c’est ce que nous ferons avec Mme Dieulafoy, qui eut, il y a quelques années, cette faveur et à qui nous emprun- tons ce récit : « On descend dans cette salle d été par une étroite galerie conduisant d’abord dans un vestibule, puis dans une pièce octogone, LES SECRETS ItE LA VOLUPTÉ 151 recouverte d’une coupole éclairée à sa partie supérieure par des verres de couleur opa- line, laissant arriver à l’intérieur un jour très discret. Sur une des faces de la pièce entièrement revêtue de marbre, aboutit l’extrémité d'une galerie en pente très rapide, formée de plaques d’agate rubanée. Les femmes de l’Andéroum. entièrement dépouillée de leurs vêtements, se placent tour à tour au sommet du plan incliné et viennent tomber avec une certaine vitesse dans un bassin rempli d’eau, situé au milieu de la salle. Les rois passent les meilleures heures de leur vie dans ce souterrain où règne une fraîcheur délicieuse, et cherchent à se distraire en faisant exécuter à leurs femmes d’extravagants tours d’acrobatie. Dans les couches laborieuses, la femme prend la posture de la défécation et la matrone s’assied sur ses épaules, elle lui 152 LES SECRETS DE LA VOLUPTÉ appuie les genoux au niveau des reins et croit ainsi, en joignant ses efforts a ceux de la mère, hâter l’expulsion de l’enfant. Arabie. — La femme d’Arabie n’est gé- néralement pas belle, l’embonpoint est précoce surtout dans la classe aisée. La po- lygamie, comme dans tous les autres pays musulmans est de règle en Arabie. Le di- vorce, est très facile, le mari peut répudier ou délaisser sa femme sans aucun motif; il n’est souvent retenu que par les frais qu’en- traîne la séparation. Dans les cours du pèlerinage de la Mec- que, le voile est absolument interdit, c’est là cependant que la femme est le plus sou- vent en contact avec lés hommes. Certaines femmes des grandes villes et des classes élevées, habituées à ne jamais sortir sans être voilées, ont trouvé un ex- pédient pour tourner la difficulté, elles LES SECRETS DE LA VOLUPTÉ 153 placent sous leur voile un masque fait avec des libres de palmiers qui est éloigné de quelques centimètres du visage ; le voile tombe ainsi au-dessus du masque et ne tou- che pas la ligure, de sorte que les prescrip- tions du Koran se trouvent respectées. Aucune femme non mariée ne peut se joindre au pèlerinage, mais on tourne la difficulté par la coutume des mariages temporaires, dits de pèlerinage ; ce sont des maris d’occasion payés par la femme pour la circonstance. Dans le désert de Chaldée, la vie des peuples pasteurs s’écoule d’une façon si uniforme, les années amènent avec elles si peu d’accidents nouveaux ; le nomade, à part quelques envolées vers les sphères infinies, est si mal préparé aux sentiments, qu’une femme et un cheval, instruments de 154 LES SECRETS DE LA. VOLUPTÉ plaisir et de guerre, résument son ambi- tion et ses désirs. Ni l’âge, ni la maladie n’éteignent l’ar- deur qui brûle, non le cœur, mais le corps de l’Arabe. Nul ne connaît en Chaldée les chants et les soupirs d’amour, on n’y effeuille pas la marguerite ! Le nomade ignore la poésie, il va droit au but, la femme est un instru- ment qu’il prend où il la trouve et ne de- mande pas d’avis ! VI ANTILLES. — COTES AMÉRICAINES Généralité Aux Antilles comme sur les côtes du continent de l’Amérique du Sud il s’est produit des variétés de races considérables. Celles qui ont servi aux croisements sont les Européens, les Africains, les Indiens et les Chinois. Les races formées par ces quatre peuples sont relativement nombreuses : c'est d'abord le créole blanc, formé par les Européens qui vinrent s’établir dans ces contrées sous Louis XIV et Louis XV. L’action dé- 156 pressive, produite par le climat, est très vive et les unions entres créoles sont deve- nues généralement stériles. Les blancs et les Indiennes ont formé les métis, et les blancs avec les négresses : les mulâtres. La mulâtre avec le blanc donne naissance au quarteron. La négresse avec le mulâtre produit le Câpre, et le blanc avec la quarteronne, le Misti. Il est encore une race originaire des Iles, celle-là, mais presque anéantie a cette épo- que, c'est la race Cervaïbe qui, dans ses re- lations avec la race noire, a engendré le Griffe. La créole. —La créole est une des beautés plaisantes, d’une race distinguée parmi ces politesses crues et banales, et d’une dou- ceur excessive. Les blancs sont bien reçus des familles créoles et, après quelques jours IÆS SECRETS DE LA VOLUPTE PL XVI. LES SECRETS DE LA VOLUPTÉ 159 de résidence, comptés comme les amis de la maison. L’hôtesse qui espère toujours trouver un artiste dans le blanc; soit un musicien aux rythmes berceurs, soit un chanteur au re- frain mielleux, soit un poète aux aveux très doux, l’hôtesse, disons nous, vient à la fin du diner vous faire ses prières, d'un air câlin, après avoir amené, au cours du repas, la conversation sur l’art, pour deviner un peu en quel art excelle votre talent. Si vous ôtes lents pour vous décider, la créole invo- que bien vite la rareté des artistes dans la contrée, opinion soulignée d’ailleurs par l'approbation de son mari qui lit la réponse dans ses grands yeux noirs de velours, très expressifs. Alors, vaille que vaille, il faut bien s’exécuter tant ses yeux ont du pou- voir. Le reste de la physionomie se dépeint par 160 LES SECRETS DE LA VOLUPTÉ une chevelure épaisse, le teint mat et les mains très Unes; c’est la femme nue de Paul Verlaine : Croupe superbe épuise tes loisirs. Sauf au travaux du suprême plaisir, Aux gais combat dont c’est l’arrière garde, Jambes enfin, vaillantes seulement. Dans le plaisir déduit au bon moment. Serrant mon buste et ballant vers la nue, Puis au repos — cuisses, genoux, mollet Fleurant comme ambre et blanche comme lait: — Tel le pastel d’après ma femme nue. Les Indiens sont de haute taille, minces avec des traits très caractérisés et des atta- ches légères. Ils portent les cheveux longs qui sont de leur nature très rudes. Au mo- ral, les Indiens sont adroits, soumis, mais parfois très obséquieux. Leur rancune est très longue et leur haine très vive ; ce- lui qui leur a fait quelque mal ne l’empor- PI XVII. 163 LES SECRETS L>E LA VOLURTÉ tera, c’est certain, pas au paradis sans qu’ils se soient vengés. Les mulâtres. — Les mulâtres sont trop connus pour s’étendre longuement sur leur physique, et, s’il faut en croire des statisti- ques récentes, la race n’est pas près de s’a- néantir. Ceux-ci sont très acharnés dans les An- tilles contre les blancs dont ils veulent se considérer les égaux. Le mulâtre est le produit direct du blanc pur de la négresse. Ceux qui sont nés d’Eu- ropéens établis dans le pays ou de parents créoles blancs qui peuvent les élever et leur donner des moyens de prospérer, mon- tent vite dans la catégorie des gens du monde. Il y a déjà bon nombre de familles de ce genre, mais le fruit des relations de la négresse avec des Européens peu fortu- nés, de passage dans la colonie (surnommés 164 LES SECRETS DE LA. VOLUPTÉ Massogans) ou même des simples soldats, forment une catégorie de déc-lassés. Il faut remarquer que le mulâtre provient presque toujours du blanc avec la négresse, une fois sur mille seulement de la blanche avec le noir. C’est une sélection bien nette et bien franche, dans laquelle la femme re- présente l’élément inférieur et l’homme le pur-sang. Signalons en passant que les naissances féminines l’emportent de beau- coup sur les naissances masculines. Il n’y a pas comme au Chili, quatre ou cinq femmes pour un homme, mais il y en a certaine- ment plus de deux. La Négresse qui met au monde un en- fant plus blanc qu’elle, s’impose les plus durs sacrifices pour l’élever; elle fera tous les métiers et s’usera à la peine pour assu- rer l’existence de sa progéniture et — li gain quèque sous marqués (sou marqué, LES SECRETS DE LA VOLUPTÉ 165 monnaie de billon). Mais la vie est si facile dans un pays ou l’on n’a besoin ni de bois ni de charbon pour se chauffer, et ou l’on se nourrit que de bananes cuites (bacoves) de fruits, de poisson de vase, de cassave et de manioc ! Faire un enfant n’est pas un déshonneur pour une négresse ou mulâtresse, surtout si l’enfant vient d’un blanc. Elle lui donne un parrain (considéré comme père putatif) celui de tous ses amants dont la position sociale est la plus élevée. Nous ne voulons pas dire par là qu’elle ne soit pas capable de fidélité à l'amant en titre. Mais cette fidélité n’est que relative. Elle trompera cet amant avec un homme d’une position supérieure, mais jamais au-dessous. En gé- néral, les femmes sortent peu, qu’il s’agisse de la créole, de la mulâtresse ou de la quar- teronne. Elles se tiennent chez elles pour 166 LES SECRETS DE LA VOLUPTÉ éviter Tardent soleil. Vêtues d'un large peignoir, elle se balancent dans le hamac à l’ombre du feuillage, en se plaisant à rêver, ou lisant quelque livre. Parfois, levant les yeux sur le jardin, leurs regards vont se perdre sur la fleur préférée que le mari, re- tour des affaires vers trois heure de l’après- midi, ira détacher de la tige. La Quarteronne est, avons-nous dit, le produit de la mulâtresse avec le blanc, croi- sement qui lui donne une dose peu sensible de sang noir dans les veines. Le quartier général de cette race réside assurément dans les grandes Antilles où dominent avec elle les créoles et les mulâtresses. Les for- mes sont parfaites, la teinte de la peau tire au brun ; c’est un peu l’Espagnole au point de vue de la conformation des hanches avec les seins cependant moins élancés et les lèvres plus fortes. Elle a les cheveux châ- LES SECRETS 1)E LA. VOLUPTE 167 tains et frisant naturellement ; ils sont d'ailleurs d’un toucher des plus soyeux et de peu de consistance. Si un homme sait l’intriguer et la pas- sionner il peut se croire condamné au sou- venir éternel, non pas au souvenir lointain mais au souvenir en tête-à-tête, car la quarteronne ne le lâchera pas, lors même qu’il émigrerait du pays. Les Aphrodisiaques les plus en cours, que fabriquent les quarteronnes et les mulâ- tresses, pour s’attacher leurs amants de circonstance, sont le bois bandé et lespiaies. La Capresse et la Misti. — La Capresse a le teint brun foncé. La sensation physio- logique est de même que chez la négresse, très longue pour un blanc qui veut la leur faire éprouver, vu la sécheresse des mu- queuses chez les femmes noires de ces ré- gions. < > . 168 LES SECRETS DE LA VOLUPTÉ Comme conformation, les Câpres diffè- rent très peu de leurs ascendants noir, mal- gré le quart de sang européen qu’elles ont dans les veines. Quant à la Misti, c’est la femme blanche au point de vue de la teinte de la peau, ses seins moins proéminents offrent seuls des indices pour la reconnaissance de l’espèce, Particularités sexuelles. — La négresse a la vulve très large, cause de son érection très longue dans ses intimités avec le blanc, qui n’est pas aussi bien monté en appareil- lage que le noir. Le pénis du nègre, comme la vulve de la négresse est aussi noir que le reste du corps. Pour le sexe masculin, le gland offre une particularité sur ce point, il est d’une teinte plutôt grise foncée que noir. La négresse qui cherche par tous les moyens possibles à s’attirer les bonnes grà- LES SECRETS DE LA VOLUPTÉ 169 ces du blanc, s’astreint à diverses prépara- tions pour resserrer l’entrée du vagin, afin d’accélérer la jouissance. Les végétaux ordi- nairement employés, sont : la noix d’aca- jou, additionnée de vanille pour donner du parfum. Chez le mulâtre, la verge est plus brune que la teinte normale du corps et moins développé que chez le nègre ; tandis que les testicules sont plus volumineux. La vulve est d’un brun rouge. Les mulâtresses se font , / un jeu de la façon d’aimer et l’Européen qui veut rire peut s’amuser beaucoup en Amérique. Haïti'. — Les Haïtiennes ont un son de voix d’une douceur câline ; des cheveux d’un noir d’ébène, un teint éblouissant, blanc, jaune ou noir, une taille élégante, une démarche majestueuse ou gracieuse. Une femme riche vide les magasins de 170 LES SECKETS DE LA. VOLUPTÉ modes à Paris, et, rentrée en son pays, elle étale les étoiles les plus chères, les afli- quets les plus nombreux, des jupons l’un sur l’autre déployés. Outre le mariage, il y a le placement, ce mot demande à être expliqué, en dépit des prêtres catholiques qui évertuent à déve- lopper le sens moral, les gens de la basse classe ne se marient pas, ils se placent. Un homme demande une jeune fille à ses parents, moyennant certaines conditions variant à l’infini; ceux-ci l’accordent. Cal- culer le nombre d’enfants issus de ces unions que rien ne sanctionne, ni l’église ni les lois civiles, est chose impossible ; s’il n'y qu’une seule mère, il y a certainement plusieurs pères ! Du reste, la femme du peuple est assez facile, et l’étranger trouve facilement à satisfaire ses désirs. Il arrive souvent que l’homme, dégoûté de sa compagne, la LES SECRETS DE LA VOLUPTÉ 171 met à la porte, elle et les enfants qu’il en a eu, sans plus de façon. Les femmes mulâtres d’Haïti sont en gé- néral bien faites ; quant aux créoles elles sont jolies, gracieuses comme celles des autres îles des Antilles. Les Guaraunos de l’embouchure de l’Ore- noque au Venezuela, sont bien conformés, mais courts de taille, gros et trapus, la face est plus large que haute, mais le nez ne s’est point aplati comme celui du nègre. Les femmes, lorsqu’elles sont jeunes ont de belles formes, les seins fermes, petits et droits, leur taille est cependant un peu épaisse ; elles sont habituellement nues, sauf un léger, mais très léger lambeau d’é- toffe qui recouvre les parties sexuelles. Les Guaraunos ont conservé la coutume Caraïbe de soumettre les jeunes gens aux épreuves du noviciat avant de les admettre 172 LES SECRETS UE LA VOLUPTÉ dans lu société des égaux, il faut que l’ado- lescent subisse, sans se plaindre, le sup- plice atroce des fourmis, pour qu’ils puis- sent se marier. Les filles sont tenues de rester à l’écart pendant quelques jours dans une hutte sacrée. Ces peuplades pratiquant la couvade, après l’accouchement de leur femme, le mari jeûne et ne sort pas de son humac, pour éviter qu’un mauvais sort frappe son enfant. Dans l’accouplement, la femme se tient debout, légèrement courbée, les mains sur les genoux, l’homme la prend par der- rière. Les Goajiros de la Colombie, se font re- marquer par le respect qu’ils ont pour la femme. Les maris consultent leurs épouses en toutes choses. Lors des rixes, la femme peut mettre le holà entre les combattants, saisir les armes, les rompre et en jeter au LES SECRETS DE LA VOLUPTÉ 173 loin les débris. Un voyageur parcourant la contrée sous la garde d’une femme, sera respecté par tous et personne ne lui refu- sera l’hospitalité. Cependant le mariage est une sorte d’a- chat ; après la période de claustration qu’ont à subir toutes les filles à 1 epoque de la puberté, le père fixe le prix de la fiancée en bestiaux qu'il répartit ensuite entre sa propre famille et celle de sa femme. Le mari doit payer une deuxième fois, quand la conjointe meurt en couches/Mais quand la mort frappe le mari, sa femme, par hé- ritage, reste dans la famille de l’acheteur, en passant soit à un frère, soit à un cousin. En cas d'adultère, le mari renvoie la coupable et se fait rembourser le prix d’a- chat, à moins qu’il ne rende la pareille au séducteur, en lui enlevant sa femme, con- 174 LES SECRETS UE LA VOLUPTÉ formément à la loi du talion, souveraine en ces contrées. Chez les Guaragos de la Bolivie, les jeunes filles n’ont pas à rendre compte de leur conduite, elles s’unissent temporaire- ment avec qui elles veulent, mais dès que leur frère, et non leur père, les a vendues, elles appartiennent au mari qui peut leur donner une compagne quand elles sont de- venues trop âgées. Leur religion défend tout espèce de vêtements, hommes et fem- mes vont entièrement nus. Les Altori, des hautes régions des Guya- nes, ont gardé leur type originel ; mais ils perdront peut-être aux unions avec les autres races, car les femmes ont une remar- quable perfection de formes et une grande noblesse de visage. Tous ont le profil peu différents de l’Européen, et le teint pres- que blanc, ils ont la chevelure très abon- LES SECRETS UE LA VOLUPTÉ 175 dante. Ces indigènes n’ont d’autre costume que la Calambe, la pagne des nègres, mais ils sont passionnés pour la parure, et s’or- nent de toutes les pièces de monnaie et de toutes les perles qu’ils peuvent trouver. Ils s’enivrent avec une sorte de bière de maïs; c’est pendant ces orgies que l’on enlève les filles, les mariages ne se faisant que par capture, presque toutes ces peuplades pra- tiquent la couvade. Les Indiens guyanais, quelles que soient les familles éthniques auxquelles ils appar- tiennent, se ressemblent beaucoup par les mœurs. Chez ces peuples existe la cou- vade. Les épreuves de la puberté sont ter- ribles, la mère fustige ses filles pendant le sommeil du père et des pères, et malheur à elles si leurs cris réveillent les dormeurs. Chez les Roucougennes, la fête de l’initia- tion consiste à soumettre les garçons et les 176 LES SECRETS DE LA VOLUPTÉ filles à la piqûre des guêpes et des four- mis, les malheureux défaillent de dou- leur, mais ne poussent pas une plainte'. Au Brésil, les variétés des races sont innombrables. Parmi les principales, on remarque la nombreuse famille des Laupés. Chez elle, malgré les unions de race à race, la variété des origines se manifeste par la différence des costumes, des ornements et des mœurs. Les uns sont complètement nus, d autres s’habillent presque à l’Européenne. Les plumes, les os, les épines, les peintures au rocou ornent les Uaupés de la manière la plus diverse. Telle tribu fait encore subir des épreuves variées aux jeunes gens aux époques de la puberté, dans telle autre, la femme doit accoucher dans la forêt sans le secours de personne ; ailleurs on enterre le mort dans les cabanes. Les mariages ne sont durables qua la condition de n’être LES SECRETS DE LA VOLUPTÉ 177 pas inféconds. Le ravisseur ne prend une femme qu'à l’essai, si elle n'a point d'en- fants un an après l’enlèvement, il la ramène chez ses parents. Les Caraya, au point de vue moral, se distinguent honorablement des autres peu- plades, ils ne boivent pas de liquides alcoo- liques et ne s’abaissent pas à la ruse et à mentir. Très rigides observateurs de la foi conjugale, ils iraient jusqu’à brûler les femmes adultères. Pour maintenir l’ordre dans les familles, ils ont même fondé une institution spéciale, unique dans le monde; ils nomment un mari de veuves, entretenu aux frais de la communauté et dispensé de tous les travaux, de toutes les fatigues, des guerres et des expéditions auxquelles ses compagnons prennent part. Mais il doit satisfaire aux appétits sexuels des veuves de la tribu ; jeunes ou vieilles, il est à leur 178 LES SECRETS DE LA VOLUPTÉ disposition, et il paraît que les devoirs qui lui incombent ne sont pas toujours agréa- bles, Comme aussi ils sont quelquefois péni- bles, c est pourquoi il use de moyens empi- riques bizarres pour qu’il lui soit permis d’être à la hauteur de ses fonctions ! VII OCÉANIE ans l'histoire des peu- ples, on peut diviser l’Océanie en cinq par- ties : la Polynésie, la Malésie, la Malanésie, la Micronésie et l’Aus- tralie. En fait, on n’y compte que trois races: 1a, race noire à cheveux laineux, la rade’ noire à cheveux lisses, et la race bronzée. Comme en Amérique, ces races ont formés dans leurs croisements une mul- tiplicité d’autres races brunes, noires et mulâtres. Jàtittnais. — Les habitants de ce pays 180 LES SECRETS DE LA VOLUPTÉ sont, comme le peuple indien, vindicatifs et superstitieux. Ils sont, jaunes de peau, doux de leur naturel, bien conformés dans la facture de leur corps, et seraient très intelligents si leur manque d’instruction* ne les faisait paraître maladroits et gau- ches au premier abord ; cela surtout, en tant qu’élément féminin. Les Chinois dans leurs relations avec les Javanaises, ont donné jour à la pernark, tandis que les autres populations, mélan- gées des Hollandais, ont produit les Lip- plaps. Gérard de Nerval a décrit comme suit la Javanaise qui lui fut vendue comme es- clave. « Je poussai un cri d’enthousiasme, dit-il, je venais do reconnaître, l’œil en amande, la paupière oblique des Javanaises, dont j'ai vu des peintures en Hollande ; comme PI. XVIII LES SECRETS DE LA VOLUPTE 183 carnation, cette femme appartenait évidem- ment à la race jaune. Je ne sais quel goût de l’étranger et de l’imprévu dont je ne pus me défendre, me décida en sa faveur. Elle était fort belle, du reste, et d’une so- lidité de formes qu’on ne craignait pas de laisser admirer; leclat métallique de ses yeux, la blancheur de ses dents, la distinc- tion des mains et la longueur des cheveux d’un ton d'acajou sombre, qu’on me fit voir en ôtant son tarbouch, ne laissaient rien à objecter. » Dans l’ile de Java, une jeune fille de 18 à 20 ans est une vieille fille, on n’y voit jamais une femme de 22 ans qui ne soit ou n’ait été mariée. Il est permis à l’homme libre d’avoir en môme temps quatre femmes libres ; il peut aussi prendre en mariage une fille esclave ; 184 LES SECRETS DE LA VOLUPTÉ mais à la condition que ce soit une femme musulmane. Le père et le grand-père ont le droit d’obliger au mariage leur fille et leur petite- fille. Les races Océaniennes. — La Nouvelle Zélande a été le berceau de la race Au- tochtone Maorie, reconnue par élégance et qui s’étend jusqu’aux îles Sandwich. La Nouvelle Calédonie a donné le jour à la race Canaque ; Tahiti à la race Tahi- tienne ; les Nouvelles Hébrides aux Néo- Hébridais. Quant au Polynésien, il est gé- néralement grand, bien proportionné, les jambes peut-être un peu grêles, il a les cheveux lisses et les traits réguliers. Sa peau est d’un jaune fauve dans les courbes physiques et tire au cuivré rose dans les parties planes. La Polynésienne est intelli- gente, aimable et gracieuse. LES SECRETS UE LA VOLUPTÉ 185 La race Canaque. — La Nouvelle-Calé- donie a été colonisée par le nègre Mélané- sien d’abord, et a reçu ensuite un rapport d’une race supérieure, la race Maorie. Selon l'infusion plus ou moins grande du sang Maori, variable selon les tribus, le teint varie sensiblement du noir fuligineux au chocolat et au bronze Florentin sombre, à reflets cuivrés. C’est sur la côte orientale que l’on trouve surtout des tribus de cou- leur claire. Le Canaque est donc plutôt un métis de nègre qu’un nègre véritable, et, lors même que son teint est plus foncé, il est impossible de le confondre avec le nè- gre d’Afrique. En effet, sa tète diffère no- tablement de celle de l’Africain. Elle est asymétrique, l’angle facial est plus ouvert, le front est découvert, haut, étroit et con- vexe. Le crâne est aplati en travers, sur- tout à la région temporale. Il est recouvert 186 LES S ECU ET S I*E LA VOLUPTÉ d’une chevelure laineuse plus raide et moins frisée que celle du nègre, et qui se tient surtout hérissée, ce que ne fait jamais la toison du premier. Les yeux sont large- ment ouverts, mais la conjonctive souvent injectée de filets de sang, donne au re- gard une expression farouche. Les pom- mettes sont légèrement saillantes. La mâ- choire prognathe. Les lèvres sont assez grosses et renver- sées, la bouche largement fendue, les dents bien alignées et superbes. Le Canaque a presque toujours des moustaches, et sou- vent une barbe bien fournie, ce qui est ra- rement le cas de l’Africain. La couleur des cheveux et des poils est noir foncé, mais on trouve souvent des sujets qui ont che- veux et barbe d'un beau roux de cuivre, aussi franc et aussi net que chez l’Euro- péen. PI. XIX. LES SECRETS DE LA. VOLUPTÉ 189 C’est surtout par l’exactitude des propor- tions et la régularité des formes que brille le Néo-Calédonien. Cette race est générale- ment élancée et svelte ; jamais l’embon- point de l'Européenne vient vulgariser ses formes. Le bras et les jambes ne sont pas d’une longueur disproportionnée comme chez le Nègre. Les muscles fondus dans la chair pendant la jeunesse, ressortent en saillie vigoureuse dans lage adulte ; ceux des bras sont aussi développés que chez un robuste Européen; ceux des cuisses et des jambes le sont moins, mais ils sont secs et nerveux. Le Canaque est infatigable à la marche, alors surtout que le plaisir ou la passion l’anime. Lapopinêe Canaque.— C’est une coutume d’ajouter au nom de cette race le mot po- pinée pour le féminiser ; c’est ainsi que l’on désigne lepouse du canaque sous le nom 190 LES SECRETS UE LA VOLUPTÉ de popinôe canaque. Que le lecteur ne croie pas qu’il s’agit ici d’une autre espèce de celle dont nous venons de parler. Il ne serait point de bon goût de qualifier la po- pinée Canaque des mots batteurs et doux, par lesquels nous désignons en Europe la créature qui nous est chère. En effet, à la Nouvelle-Calédonie l’idéal est renversé; le beau sexe est le sexe laid — mais dans toute l’acception des mots, car, si en Eu- rope, nous nous sommes donnés ce qualifi- catif, c’est évidemment par galanterie et pour ne pas susciter de jalousie de la part de nos élégantes maîtresses ou de nos char- mantes épouses. Une histoire d’annonces sur la Popinée Canaque. Un jour, paraissait dans les co- lonnes d’un journal quotidien de Nouméa une annonce ainsi conçue : LES SECRETS DE LA VOLUDTÉ 191 Jeune fille, 25 ans, brune, demande gentil et élégant jeune homme poür lui tenir compagnie. Pas exigeante pour fortune, etc., etc. Le jeune homme, tout frais débarqué d’Europe, sous les yeux de qui l’annonce tombait, adorait les brunes, et, comme fortune n’en avait pas des tas pour se juger même les bonnes grâces d’une femme de 25 ans. Enthousiasmé, il prit donc son plus beau papier et sous un doigté accéléré bien que réfléchi, la plume traçait des phrases et des mots... et des qualificatifs, choisis parmi les plus purs et les plus flatteurs du vocabulaire galant et glissa sa lettre dans la boîte aux lettres. Il prévoyait la réponse, qui, d’ailleurs, ne se fit pas attendre et qui lui donnait pleine satisfaction; une entrevue lui était fixée 192 LES SECRETS UE LA VOLUPTÉ pour le soir même où eut lieu la réception de la lettre. Revêtant ses plus beaux habits, notre galant chevalier allait se confondre vers la jonction d’une rue et d'un boulevard, dans le tohu bohu des passants affairés. Là, il ne trouvait qu’une femme noire repoussante, attendant comme lui, et qui, comme lui, semblait se désespérer, car il y avait déjà un bon quart d’heure que l’aiguille avait dépassé l’heure du rendez-vous. Soudain n’y tenant plus, grelottante, car c’était en hiver, la négresse s’avançait vers le jeune homme... et, tout doucement, lui glissait à l’oreille le prénom dont il avait signé sa lettre. Le pauvre garçon crut tomber d’ef- froi en voyant une créature chétive et rabougrie, usée sans doute par des mater- nités successives. Elle lui déclara qu'elle était originaire de Nouméa. Le jeune LES SECHETS DE LA VOLUPTÉ 193 homme ne voulut pas en entendre davan- tage, et se sauva à toutes jambes. La popinée est en etïet d’une laideur re- poussante comme face et comme corps ; à 25 ans sa peau se ride, devant complaire successivement aux désirs passionnels de six, sept ou huit hommes, car l'élément féminin est bien inférieur comme nombre à l’élément masculin. Quant à l’hymen, il est tout simplement occasionnel et, sous ce point, elles peuvent à l’étranger se déclarer perpétuellement jeunes filles. A Nouméa, c’est la pyo- landrie et non l’union maritale et défini- tive. La popinée mariée est fustigée sans merci par son époux qui la considère à l’égard d’une bête de somme. Le Canaque la commande à coups de bâtons. A partir de 25 ans, elle est un objet d’aucune va- 194 LES SECRETS DE LA VOLUPTÉ leur et dont les hommes tendent de se dé- barrasser. D’un autre coté, les Européens en abu- sent quelquefois et laissent les jeunes tilles avec des rejetons. Cette cause a suscité chez les femmes une grande méfiance vis- à-vis des amoureux cartacts des blancs, vers lesquels cependant leur esprit est très porté, tous les Canaques sont brutaux dans cet exercice. Mais aussi l’Européen est vite las de ces amours, car même pendant le coït, les parties sexuelles exhalent, chez la femme jeune et passionnée, une odeur fétide qui domine les ablutions les plus fortes et les plus renouvelées. Qu’on ajoute à cela le spectacle repous- sant qui suit le coït et l’on sera moins sévère que le sont quelques auteurs à l'égard du fuyard après corruption ! LES SECRETS DE LA VOLUPTÉ 195 Le Canaque accueille par une danse ap- pelée Pilou-Pilou, toute fête, guerre, vic- toire, et aussi tout amour. Le pilou-pilou de guerre est exécuté par les seuls guerriers qui, rangés sur deux lignes de face, décrivent des sauts fantas- tic ues, puis à un signal donné, les armes en main, les deux rangées s’élancent avec des cris féroces, simulant un combat furi- bond. Lors du pilou-pilou de fête, ils saisis- sent le manou enveloppant les parties sexuelles et l’agitent en l'air, en frappant des mains et soufflant dans des mirlitons en bambous. Le pilou-pilou d'amour est une danse es- sentiellement érotique. Il est dansé par les femmes et se termine toujours par des scè- nes de débauche. Un canaque s’approche d’unejeune femme et lui dit Tiwoh-li, si la 196 LES SECRETS DE LA VOLUPTÉ réponse est affirmative, ils vont tous les deux derrière un buisson où ils continuent la fête... Un jour, un surveillant du bagne avait été invité, ainsi que sa femme, à as- sister au pilou-pilou d’une tribu voisine du pénitencier. La danse terminée, un indi- gène s’approche de la femme du surveillant et lui dit: Tiwoh-li; la dame sans savoir répond par une affirmative. On voit d’ici la tête du surveillant et celle de sa femme que le Canaque voulait entraî- ner. On s’expliqua enfin, mais l’indignation des noirs ne cessa de se manifester, ils n’ad- mettaient pas qu’on transgresse ainsi aux usages établis. Lorsqu’une jeune Canaque est en mal d’enfants, les manœuvres se réduisent à un massage prolongé, la femme se tient à quatre pattes. LES SECRETS DE LA VOLUPTE 197 Une des plus grandes tribulations de la femme qui accouche péniblement, c’est d’être mise à la question par les commères qui l’entourent, et qui, voulant expliquer par l’adultère, les longueurs de l’opération, tourmentent la patiente, la torturent pour ainsi dire, afin de la forcer à leur déclarer le nom du vrai père de l’enfant. Menacée de cruelles souffrances, si elle s'obstine à ne pas avouer, la femme fait quelquefois de plaisantes révélations. Le Dr Patrouillet raconte qu’une d’entre elles, qui poussée à bout par les questions de tant de commè- res, répondit : — Timeto-meto — ma foi, je ne sais pas !... Fort heureusement, celle-ci n’était pas mariée, c’était une de ces ingé- nues qu’entretient chaque tribu, qui vont errants de case en case, de village en vil- lage, égayant la population et sachant leur rendre une foule de petits services. 198 LES SECRETS DE LA VOLUPTÉ Lorsqu’un ménage canaque veut avoir une nombreuse progéniture, il s’adresse au sorcier, celui-ci leur vend une informe poupée qu’il leur conseille de mettre cou- chée avec eux, roulée dans leur natte. Le moyen, dit-on. réussit souvent. Le bon sens indique que le contact de ce corps embarrassant et aux dures arêtes doit procurer aux deux époux une insomnie de toute la nuit et alors... « Que faire dans un lit à moins que l’on y cause! » Si le vœu est exaucé, la femme attache cette poupée comme un ex-voto dans l’intérieur de sa case. Nouvelles-Hébrides. — Si la Polyandrie est ordinaire chez les Néo-Calédoniens, elle est rare aux Nouvelles-Hébrides, où chaque femme a son mari et chaque mari sa femme. Les danses sont les mêmes que chez leur LES SECRETS DE LA. VOLUPTÉ 199 voisin, c’est-à-dire les pilou-pilou divers C’est dans ces danses érotiques que le Néo- Hébridais fait le choix de sa femme, et, négligeant de s’adresser à elle et sans con- naissance de l’effet qu’il lui produira, va trouver directement le père qui, aussi se gardera bien de s’informer de l’état d’âme de sa fille. Si celle-ci n’a pas de parents, c’est au chef de la tribu que le galant doit s’adresser. Quand une femme subit de trop mauvais traitements de la part de son mari, elle se met quelquefois en quête d’un galant pour la défendre. Le cas est cependant rare, car le galant ne pousse pas l’amoureuse flamme au point d’avoir un pugilat avec le mari brutal. La femme de son côté, fait ses re- cherches le moins apparemment possible, car, si l'objet de son enquête est découvert, la strangulation est le seul sort que lui 200 LES SECRETS DE LA VOLUPTÉ réserve l’avenir. D’un autre côté, si ses recherches aboutissent, le protecteur se bat avec le mari jusqu a ce que l’un des deux succombe. Si le protecteur sort vain- queur du tournoi, il épousera la femme, et si c'est le mari barbare ; celui-ci unira dans la mort, sa femme et le protecteur; après quoi les deux corps feront les frais d’un pilou*-pilou d’actions de grâces. A la mort du chef de tribu, son succes- seur vient choisir dans le sérail les femmes qui lui plaisent. Celles qui ne lui plaisent pas sont assommées ou pendues, et le tout se termine par un pilou-pilou. A Tana, on étrangle fréquemment la femme après la mort du mari ; cette habi- tude n’existe plus que dans l’intérieur. Elle, aurait été importée, paraît-il de l’île d’Ana- tom, ou elle est encore en vigueur, car les femmes portent au tour du cou, dès leur LES SECRETS DE LA VOLUPTÉ 201 naissance, une corde leur rappelant sans cesse le sort fatal qui leur est réservé. Voici la façon dont s’opère cette strangu- lation. Deux jeunes gens profitent du som- meil de la femme pour fixer en terre, deux morceaux de bois sur lesquels ils fixent la corde, de sorte que le cou reste comprimé jusqu’à ce que mort s’en suive. Australie. — Cet immense continent renferme une infinité de variétés de races provenant des croisements les plus diver- ses ayant chacun des coutumes particu- lières. Parmi toutes, la plus curieuse est celle usitée sur la côté occidentale par les indigènes de la presqu’île Lincoln et citée par Eyre. C’est une opération à laquelle on soumet les enfants de 12 à 14 ans. Elle consiste en une ouverture du canal de l’urèthre du sommet du pénis, jusqu’aux testicules, elle est faite à l’aide d’une pointe 202 LES SECRETS DE LA. VOLUPTÉ de quartz. L’opération se pratique ainsi; on met le membre sur un morceau d’écorce, on incise l’urèthre et l’on met dans la bles- sure un bout de bois rond pour qu’elle ne se referme pas. Les hommes ainsi opérés peuvent aller entièrement nus, même devant les femmes, tandis que les autres doivent se couvrir. Ces mutilés se marient. Pour uriner ils s’accroupissent comme nos femmes en re- levant un peu la verge. (Il paraît qu’en Australie les femmes urinent debout). Dans l’érection le pénis devient large et plat, et, pendant le coït, le sperme est éja- culé hors du vagin, puisque l’ouverture de l’urèthre se trouve à la base de la verge. D’après Mikiucko-Maclay, pour 300 opé- rés on ne trouve dans ce pays avec le membre intact que 3 ou 4 hommes qui sont chargés de conserver l’espèce. Dans LES SECRETS DE LA VOLUPTÉ 203 cette tribu, les fils sont en petit nombre et les filles dépassent de beaucoup les garçons. » D’après le même auteur, cette singulière coutume est en usage, non seulement dans l’Australie Méridionale, mais encore chez les Australiens de Port-Darwin. Quelques indigènes de la côte Nord-Ouest, se font des fentes partielles à l’urèthre pour en dilater l’orifice et accroître la volupté. Il paraît qu’en réalité l’opération de l’ou- verture de l’urèthre sur tout son parcours se fait uniquement pour ne pas avoir trop d'enfants et l’on y soumet surtout les fai- bles. De temps en temps, les femmes des opé- rés, se donnent à des hommes non opérés pour avoir des enfants. Polynésie et Melanésie. — Suivant dif- férents auteurs, les polynésiens sont ve- nus d’Amérique ou de la Nouvelle-Zélande. 204 LES SECRETS DE LA VOLUPTÉ Quant à la race Mélanésienne, Forster en a donné le caractère suivant : petits et mal proportionnés, les membres grêles, le ventre ballonné, le visage plat, les cheveux gros, crépus et courts. Le croisement des deux races nous amène à emprunter une citation à M. Imliaus : « Dans le petit îlot de Mêlé, près de Sandwich, l’intrusion du Maori ne remonte pas à plus de trente années environ. L’incident qui y a donné lieu est le nau- frage d’un bateau rapatriant des Canaques Maoris au Samoa. L'équipage fut massacré et mangé ; mais les Maoris, plus braves et plus vigoureux que leurs compagnons, échappèrent aux ennemis et se réfugièrent dans un coin désert de File. Là, ils s’orga- nisèrent et, grâce aux divisions intestines des Neo-Hebridais, ne tardèrent pas à s’en faire redouter. Ils enlevèrent des femmes à 1*1. XX. LES SECRETS DE LA VOLUPTÉ 207 leurs voisins, formèrent une tribu puissante et seraient maintenant à la veille de domi- ner tout le pays, s’ils n’avaient rencontré les blancs sur leur chemin. » Tahiti ; c’est une nouvelle île de Cythère, avec ses femmes aussi belles que volup- tueuses ; avec ses nids coquets de verdure, avec sa rade en tous points agréable et jo- lie à plaisir. Quelle différence entre la Upa- Upa, danse étrange des Vahinés (femme de Tahiti) avec le pilou-pilou des Néo-Calédo- niennes. Quels attraits offrent aussi ces causeries champêtres qu’elles font en été, demi-nues au bord du bassin qui gémit d’une jouissance prolongée en recevant leurs corps ! Leur teint rappelle celui des Espagnoles de l’Andalousie, une idée peut- être plus foncé en tirant sur le brun clair. Les yeux sont grands et inspirent la volupté, aussi bien chez la jeune tille que chez la 208 LES SECRETS DE LA VOLUPTE femme déjà mûre. Les pommettes sont saillantes, la bouche large, le nez épaté, les lèvres se détachent d’une couleur plus rose dans l’encadrement de leur visage. Leur chevelure est noire, abondante et frisant naturellement, mais d’un pisellis non pas sauvage et malpropre comme celui de cer- taines races dont nous avons déjà parlé. C’est l’Andalouse au teint bruni dont parle Alfred du Musset ; soit la Desdomena prise à Shakespeare dans Othello. Comme beauté plastique, les formes delà Vahiné sont impeccables. Comment mieux terminer ce portrait qu’en rapportant ici les lignes consacrées par Loti à Rarahu : « Rarahu était une petite créature qui ne ressemblait à aucune autre, bien qu’elle fut un type accompli de cette race Maorie qui peuple les archipels Polynésiens et passe pour être une des plus belles du LES SECRETS DE LA VOLUPTE 209 monde ; race distincte et mystérieuse dont la provenance est inconnue. Raralm avait des yeux d’un noir roux, pleins d’une lan- gueur exotique, d’une douceur câline, comme celle des jeunes chats quand on les caresse ; ses cils étaient si longs, si noirs qu’on les eût pris pour des plumes peintes. Son nez était court et fin, comme celui de certaines figures arabes ; sa bouche un peu plus épaisse, un peu plus tendue que le type classique, avait des coins profonds, d’un contour délicieux. En riant, elle décou- vrait jusqu’au fond des dents un peu larges, blanches comme de l’émail blanc, dents que les années n’avaient pas eu le temps de beaucoup polir et qui conservaient encore les stries légères de l’enfance. Ses cheveux parfumés au santal, étaient longs, droits, un peu rudes; ils tombaient en masse lourdes sur de rondes épaules nues. Une 210 LES SECRETS UE LA VOLUPTÉ même teinte fauve, tirant sur le rouge brique, celle des terres cuites claires de vieille Etrurie, était répandue sur tout son corps, depuis le haut de son front jusqu’au bout de ses pieds. Autour de ses chevilles, de légers tatouages bleus simulant des bra- celets ; sur la lèvre inférieure, trois petites raies bleues transversales, imperceptibles, comme les femmes des Marquises ; et, sur son front, un tatouage plus pâle, dessinant un diadème. » « Tahité la délicieuse, disait Dumont d’Urville ; cette reine Polynésienne, cette île d’Europe au milieu de l’Océan Sauvage ; perle et diamant du cinquième monde ». Nous ne trouvons pas d’expression, pour mieux justifier la félicité qui règne dans cette Ile, que celle de Dumont d’Urville. Hommes et femmes, voluptueux par nais- LES SECRETS DE LA VOLUPTÉ 211 sance, ne s’occupent pas d’autre chose que du plaisir physique et moral. Ils s’unissent par la pensée et par l’amour ; ils vivent librement et s’aiment mieux dans cette liberté. On n’a que trop chanté l’égoïsme contemporain, et un poète même, Caristie Martel, alla jusqu’à dire que Gythère n’existait pas : Des amours éternels les flambeaux sont éteints, L Egoïsme se vautre en ses charnels instincts ; ... O cendres de vrais dieux, dormant au Parthenon Cythère, comme toi, l'amour n’est plus qu’un nom ! Le poète se basait alors sous la seule Europe où comme il disait encore en s’adressant aux femmes « Créatures d’Ar- gile et d’or pur ». Vendre votre beauté ne vous répugne point ; Dans l'anneau conjugal vous enfoncez le point, Pourvu qu’il soit timbré, qu'il ait cours à la banque, Et qu'il lasse de l’or le jour où l'on en manque! 212 LES SECRETS I>E LA VOLUPTÉ Il est encore une île, à laquelle le poète ne pensait pas, une île ou l’on ne mar- chande pas l’amour, où l’amour est l’instinct et non l’argent, la passion humaine et non la passion dorée — et cette île est Tahiti. La lutte des classes n’y existe pas, et la femme et l’homme se laissent vivre. Ce dernier ne cherche pas à s’élever comme un aigle au-dessus d’elles, mais la Y*ahiné ne cherche pas à lui prendre sa place ; s’il la trompe, elle se fera l’auteur d’une faute semblable; s’il l’aime, elle l’aimera. Le passé est l’avenir, comme l’avenir est le passé. Libre comme l’oiseau dans l’air la jeune fille ne connaît aucune autorité, elle dispose de sa personne comme bon lui semble. Si elle se marie, le mariage n’est à ses yeux qu’une formalité qui ne l’assujettit à rien, qui ne lui ôte rien à sa liberté. LES SECKETS DE LA VOLUPTÉ 213 Mère de famille, personne ne cherche à s’enquérir de qui est l’enfant, il est tou- jours bien venu ; la mère le soigne jusqu’à ce qu’il puisse courir sans aide et se tirer d’alïaire. Vieille, la femme est délaissée, et lors- que l’âge la fait s’éteindre on la met en terre en disant : Elle était vieille, elle de- vait mourir ! Et le lendemain elle est ou- bliée. Quand un jeune homme et une jeune fille s’aiment, ils vont ensemble dans la montagne, au bout de quelque temps, ils redescendent, le jeune homme va de son côté, la jeune femme du sien, ils ne s’ai- ment plus. A Tahiti la constance est un phénomène ! Une chose digne de remarque, c’est que si, dans le pays, on voit constamment les femmes aller par groupes, et quelles ne 214 LES SECKETT 1)E LA VOLUPTE peuvent vivre que plusieurs ensemble, on ne voit jamais de mésintelligence entre elles ; ce que l’une possède de bijoux, en argent, en objets de toilette, n’importe à quel prix elle l’a obtenu, est à ses cama- rades aussi bien qu’à elle-même. La jalousie, cette maladie qui empoisonne tous les rapports de la femme dans les qua- tre parties du monde, est absolument igno- rée à Tahiti. Toute Vahiné est née poète, ainsi que l’écrit Jules Garnier: « Au moment de mon passage dans la tribu de Teahupoo, dit-il, une jeune fille Taourou, avait perdu son fiancé : il s’était embarqué sur une petite goélette pour se rendre dans l’île voisine ; mais, soit qu’il eût été entraîné par des vents contrariés, soit que la mer ait englouti son esquif, il ne revenait pas ; c’est alors que sa maîtresse, pendant de LES SECKETS DE LA VOLUPTÉ 215 longues heures de peine, de solitude et d’attente, composa le chant que vous allez lire : « O mon bien-aimé, je t’aimais comme un enfant aime le sein de sa mère ! « Je te désirais comme la fleur du soir désire la rosée de la nuit pour redevenir fraîche et parfumée. « Hélas, je suis seule, que je suis mal- heureuse ! Il me semble passer ma vie dans une vallée sauvage où l’on n’entend que le bruit des insectes, où la froide brume de la montagne descend et glace. « Pourquoi n’es-tu pas l’étoffe dont j’en- toure mon corps? Je ne la quitte point, si ce n’est un instant pour rafraîchir dans la rivière mon corps qui brûle. « C’est ici, c’est à cette plage de sable qu’il est parti ; déjà mes yeux ne l’aperce- vaient plus sur la grande mer, que mes 216 LKS SECRETS 1)E LA VOLUPTÉ oreilles l’entendaient encore crier : au re- voir ! « Que vais-je devenir ? comme l’enfant privé du sein de sa mère, je ne puis vivre. (( Comme la fleur arrachée de sa tige, je ne puis vivre. « Le soleil du jour, les étoiles de la nuit, les fleurs des arbres, que me sont-ils, puis- que tu n’es plus là. « J’ai fini de parler, chère fleur ; que la brise qui me caresse te porte mes plaintes et les baisers de mon cœur. » Dès que le soir semble jeter sur la terre son lourd manteau d'ombre semé de points d’or, les Vahinés finissent de s’ébattre dans l’eau des lacs placides ou des ruisselets bor- dés de feuillages et de buissons. Vêtues d’une simple mousseline de gaze, les cheveux épars et tombant en cascade le long de leurs épaules nues, une couronne IM. XXI. LES SECRETS 1)E LA VOLUPTÉ 219 de datura ou de roses pâles sur le front, elles mettent d’abord le pied droit dans l’eau... délicatement, comme on pose un objet fragile, puis s’enfoncent avec félicité jusqu’à la ceinture. Sorties du bain, elles causent, en faisant la toilette de leurs cheveux, étendues, les seins posés dans des écrins de mousse fraîche et penchant leur tète vers le miroir des eaux. D'autres somnolent sous le par- fum grisant des fleurs qui s’agitent au-des- sus d’elles ou du feuillage qui leur fait un berceau. D’autres chantent avant de s’en- dormir parmi les bouquets d’herbes palu- déennes, étendues symboliquement comme se posent les libellules le long des lacs si- lencieux d’Europe. Les Vahinés possèdent pour tout vête- ment la seule mousseline qui les recouvre au bain. Elles dansent dans des jardins de 220 LES SECRETS DE LA VOLUPTÉ cocotiers ou sur le gazon où elles s’endor- maient, tantôt au champ berceur de leurs compagnes. L'instrument qui règle le pas est l’accordéon ou le tamtam ; elles l’accom- pagnent, les unes en battant des mains, les autres en brandissant des calebasses ou en balançant des couronnes de fleurs. Elles clament souriantes, les chants propres à chaque danse et, leurs couplets finis, s’ar- rêtent subitement et se séparent, froides au point d’étonner celui qui ne connaît pas leurs habitudes. Les docteurs Lesson et Rodet ont ob- servé l’accouchement à Tahiti. Aussitôt que l’enfant est né, on se lave avec le suc obtenu en grattant le cœur du bananier, mais on respecte l’enduit sébacé qui se trouve aux oreilles et aux narines. Car il ne doit être enlevé qu'en suçant fortement ces parties. Et même il y a des hommes et des LES SECHETS DE LA VOLUPTÉ 221 femmes qui se sont fait une spécialité de cette pratique en exerçant ainsi la pro- fession originale de suceurs d'oreilles et de narines. A ux Iles Sandwich, quand la délivrance tarde trop à se faire, l'accoucheuse saisit la langue de la patiente et la tire jusqu’à ce qu’elle ait provoqué des vomissements dont les efforts passent pour faciliter l’ex- pulsion du fœtus. Aux lies Marquises, le Dr Clavel rap- porte que: « Lorsque les premières dou- leurs se font sentir, les parents et quelques voisins complaisants se réunissent pour as- sister la patiente. Celle-ci, quand l'accou- chement est imminent, s’assied à terre sur une natte, le dos appuyé contre un objet dur, ou soutenue par une personne accrou- pie derrière elle. Une femme, qui est ordi- 222 LES SECRETS I)E LA VOLUPTÉ nairement la mère ou la parente, se tient en face, prête à intervenir. Cette aide, dès que la tète du foetus ap- paraît à la vulve, s’assied entre les jambes de la patiente, entoure son gros orteil droit d’un morceau d’étoffe et l’applique forte- ment sur le périnée de celle-ci ; manoeuvre ayant pour but de prévenir la rupture de cette région, au moment du dégagement de la tête. Le docteur Radiquet dit que si la patiente est une femme de haut rang, une matrone sépare d’un coup de dent le cordon ; les assistants reçoivent sur la tête le sang qui en sort. On court ensuite enterrer le pla- centa au milieu d’un passage fréquenté qui, suivant les croyances du pays, dès lors ac- quiert la vertu de disposer à la fécondité les femmes qui le traversent. Une coutume étrange est celle qui consiste à ordonner, LES SECHETS DE LA VOLUPTÉ 223 quelques heures après la délivrance, au mari, à accomplir le coït pour aider la nou- velle accouchée à se rétablir prompte- ment. Aux Philippines, en cas de difficultés, les sages-femmes placent deux pierres chargées sur le ventre de la femme en mal d’enfant et pèsent de toutes leurs forces au moment des douleurs. Dans la plupart des îles de la Polynésie, les femmes s’accroupissent comme pour la défécation, au-dessus d’un petit trou des- tiné à recevoir l’enfant. TABLE DES GRAVURES Planches I. Femme du Centre Européen (Française). II. Femme du Nord — (Anglaise). III. Femme de l’Est — (Allemande). IV. Femme du Sud — (Espagnole). V. Femmes d’Alger. VI. Femme d'Egypte-Harem. VII. Sénégal, femme Soudanaises. VIII. F emme Bambara à droite. Femme Yolof à gauche. IX. Blanche d’Afrique et Négresse. X. Dahomey (guerrières). XI. Afrique, centre : Kassouké. — I. Ouled- naïls. — II. Guinée. — Congo, IV. Si- nagres. — VI. Sanga. — VII. Peulhs. — VIII. Tunis. XII. Cochincbinoise. 226 LES SECRETS 1»E LA VOLUPTÉ XIII. Femme chinoise, détails du pied. XIV. Annamite. XV. Danseuse Siamoise. XVI. Les trois types de femmes. XVII. Créole et négresse. XVIII. Femmes de l’Océanie. XIX. Pilou-Pilou Canaque. XX. Danse des Vahinés. Tahiti. XXI. Baignade des Vahinés TABLE ANALYTIQUE I. — Quelques notes anatomiques et physiologiques sur la race blanche 9 1" La femme du Nord de l'Europe ; 2“ La femme du Centre-Ouest ; 3" La femme du Centre-Est ; 4° La femme du Sud. Caractères plastiques de l'Anglaise, de la Française, de l’Allemande, de l’Espagnole. II. — Afrique Septentrionale. Algé- rie. Tunisie. Egypte. Maroc. 29 La femme arabe. — La polygamie, comment les Arabes compren- nent la pluralité des femmes. Une histoire de divorce. Les né- gresses algériennes. L’accouche- 228 LES SECRETS DE LA VOLUPTÉ ment chez les femmes arabes. Les ouled-naïls ; leurs débau- ches. La femme tunisienne. La défloration des filles. Femmes d'Egypte. — La défloration. Le mariage. Au Soudan. Les nu- biennes. L’infibulation des filles. La danse du ventre. Au Maroc. — L’idéal des maures- ques. La vie au harem. La fidélité des femmes. Le mariage; III. — Afrique Orientale. Abyssinie. Madagascar 73 Le déréglement des femmes en Abys- sinie. Singularités du mariage. La femme à Madagascar. Les droits du mari. La natte sanglante. L’accouplement à Zanzibar. Centre africain. Au Darfour. Singu- larités de l'accouchement. Les Hottentotes. L’hypertrophie des nymphes. LES SECRETS DE LA. VOLUPTÉ 229 IV. — Afrique Occidentale. Sénégal. Soudan. Guinée. Gabon. Congo. Dahomey 81 « ■ Les femmes malinke et bambara. Détails de plastique. La femme kassonke. Un portrait de jeune fille. Les sarrakholais. La femme blanche de l’Afrique équatoriale. Les Yolofs. Les Sereres. LesToucou- leurs. Les Peulhs. Fétichisme. Caractère voluptueux des né- gresses. Etreintes dangereuses. Les professionnelles beautés. Beautés charnelles. L'enfante- ment. L’anamalis-fobil, danse érotique. Les femmes du Dahomey. Les Ama- zones. Gabon et Congo. L’amour chez les nègres. La Gabonaise. La splen- deur de ses charmes physiques. La fête des Calebasses ou le marché de la virginité. Les femmes du Congo. Leur lubricité. Un singulier jugement. 230 LES SECRETS DE LA VOLUPTÉ V. — Extrême-Orient. Annamites. Malais. Chine. Siam. Les Indes 117 • La Congaï. Détails de plastique. Les organes génitaux de la Congaï. Caractère de la Congaï. L’al- phonse annamite. Le bambou annamite. L’accouchement. Cu- rieux détails. Les Malais. La femme chinoise. Le type de la beauté indigène. L’enfantement en Chine. La Japonaise. Mariage et divorce. Les enfants. Siam. Cambodge. Caractère.L’accouchement. Plas- tique de la cambodgienne. Dé- tails particuliers. Singulières lois sur l’adultère. La polyandrie chez les naïrs. Une femme pour plusieurs maris. Les quatre classes de femmes aux Indes. L’amour matériel des bayadères. Arabie. Le pèlerinage de la Mecque. Les mariages d’occasion. L’a- mour en Chaldée. LES SECRETS DE LA VOLUPTE 231 VI. — Antilles 155 Les races diverses. Les créoles. La beauté plaisante. Les mulâtres, caractères. Les négresses. Amour pour les blancs. La quarteronne, leurs passions amoureuses. La eapresse et la misti, passionnées mais très longue à la sensation physiologique. Particularités sexuelles des négresses et chez les mulâtres. Côtes d'Amérique. Indiens de Guyane et du Brésil. VIL — Océanie 179 Les Javanaises. Beauté des femmes Les races Océaniennes. Les cana- ques, caractère de la race. La popinée Canaque. Le beau sexe est le sexe laid. Prétentions de la popinée. Une histoire d’an- nonce. Le mariage occasionnel. Les rapprochements amoureux, leurs horreurs. Le pilou-pilou, danse érotique. Tiwho-li. L’ac- couchement. Les sorciers. Moyen 232 LES SECRETS DE LA VOLUPTÉ pratique d’avoir des enfants. Aux Nouvelles-IIébrides. I.e si- gislié de ces dames. La peine des veuves. Australie. Singulière coutume. La mutilation des hommes. Le coït infécond. Les hommes étalons. Polynésie. Tahiti. La danse des Vahinés. Les femmes idéales. Volupté et amour libre. Détails plastiques. La liberté des filles. Le bain des Vahinés. L'accou- chement. Les suceurs d’oreilles et de narines. L’accouchement aux Sandwich. Aux Marquises. Aux Philippines. UN LIVRE UNIQUE LE üfJSlE SECRET M NAPLES CONTENANT 60 GRAVURES d’après Documents Authentiques Edition de Luxe 10 francs franco En vente tous les Mercredis Le plus amusant, le plus gaulois, le plus coquet DES JOURNAUX ILLUSTRÉS Seize pages grand in-4° — Prix : 15 cent. DANS CHAQUE NUMÉRO deux pages illustrées en couleurs, consacrées à d’élégantes et suggestives compositions de Le Riverend, Ch. Morel, Ch. Clérice, etc., environ qua- rante illustrations artistiques, sept ou huit nouvelles illustrées. Les Rédacteurs et les Dessinateurs de la Vie en Culotte Rouge ne collaborent à aucune publication similaire. La VIE EN CULOTTE ROUGE, qui est dans sa troisième année d’existence, a marqué sa place au premier rang parmi les publications périodiques illustrées, et son succès s’est affirmé chaque jour d’une façon pluo éclatante. Ayant pour cadre le décor brillant de l’uniforme militaire et pour attrait les suggestions de l’Amour et les grâces captivantes de la Femme, ce coquet et artistique journal a créé une note nouvelle dans la presse amusante et illustrée, une note toute française, toute de gaieté, toute de vaillance et toute de jeunesse. ABONNEMENTS Seine et Seine-et-Oise un an 8 francs Départements, Algérie et Tunisie. — 9 — Colonies, Étranger (union postale).. — 12 — Primes gratuites aux abonnés d’un an Tout abonné recevra gratuitement deux volumes à son choix pris parmi les ouvrages de ce catalogue marqués 3 fr. 50 quisont expédiés dès la réception de la souscrip- tion. ROLAND BRÉVANNES LES ORGIES SATANIQUES A Travers les Siècles SUPERBES GRAVURES ORNÉ DE L'Orgie. — Le Culte rendu à l’esprit du Mal aux origines de l'histoire. — Le Culte de Priape en Italie. — Les pratiques de sorcellerie au moyen âge. — Les envoûtements et les philtres d'amour. — Sorciers et démons. — La cohabitation et la possession diaboliques. —L'incubat et le suc- eubat, la volupté qu’ils procurent. — Le vampirisme. — Le sabbat. — Les prodromes de l’orgie. — La femme autel vivant et hostie doulou- reuse. — La ronde infernale. — L’appel à la luxure : le rut déchainé, les danses obscènes, les accouplements, le règne de la lubricité. — Les grands procès de sorcellerie. — Les phénomènes d’hystèro-démonopathie dans les couvents de femme. — Les Messes noires. — Leur rituel. — Messes noires sous Louis XIY. — Les officiants célèbres. — Les empoi- sonneuses, Mme Voisin, la devineresse; ses clientes. —Les scandales de la rue Beauregard. — Mme de Montespan chez la Voisin. — L’éblouis- sante nudité de l’autel vivant. — L’holocauste sanglant. — Messes blanches. — Le Culte satanique au xixe siècle. — Les cérémonies. — L’orgie contemporaine. — Les profanations et les débauches. — Le sadisme et l’impiété. — L’orgie satanique en face de la science. — Les détraqués et les névrosés. — Les pratiques de sorcellerie. — Messes dégé- nérées. — Les prétendues « Messes Noires » et les « Noces Blanches » L’avenir du sdavisme, etc., etc. EXTRAIT DE LA TABLE DES MATIÈRES —: 5 francs franco :— MICHEL SAVON SA MAJESTÉ LE YICE Table des Matières 1. Le guet-apens. 2. Après l’orgie 3. Lesbiennes. 4. Une chaste. 5. Amants de fange. 6. Le Vice et la vertu. 7. Chez la Blondeau. 8. On pend la crémail- lère. 9. Maîtres chanteurs. Lydie et Rapha. 10. Huberte veut goûter du Mâle. 11. Entre deux spasmes. 12. Une grande minette originale. 13. La Patricienne al- lume. 14. Les Messieurs de ces Dames. 15. Prise à son propre piège. 16. La bamboche idéale. 17. Stratégie amoureu- se compliquée. 18. Le supplice d’une gueuse. 19. Un revenant. 20. La dernière satur- nale. Justice. Roman passionnel orné de 30 illustrations hors texte Prix : 3 fr. 50 OFFENST ADT. Editeur, 39, rue de Trévise, PARIS, /Xe ROLAND BRÉVANNES LE BONHEUR SENSUEL EA1BLE APERÇU DE LA TABLE DES MATIERES : I. Ce qu’est le bonheur sensuel. Les trois façons dont l’homme est heureux. II. Le besoin sensuel. Sa toute-puissance. L’impulsion du désir. III. Son rôle dans les rapports de l’homme et de la femme. IV. Son rôle sociaL V. Sa nature physiologique. Le rôle de la substance nerveuse. VI. Ceux et celles qui le goûtent. Le masque et les stig- mates amoureux. Naît-on sensuel ou peut-on le devenir? Ce que recherchent les voluptueux. VIL Celles et ceux qui le donnent. Sont-ce les mêmes que ceux qui l’éprouvent? Est-il besoin de le res- sentir pour le procurer? A quoi reconnaît-on ceux ou celles qui peuvent le donner ? VIII. Ceux qui en sont privés. IX. La volupté charnelle sous le monde normal. La meil- leure étreinte. X. Le bonheur sensuel par la vue. XI. — l’ouïe. XII. — le goût. XIII. — l’odorat. XIV. — le toucher. XV. Les caresses et les baisers. Baisers troublants. Bai- sers pervers. Baisers lascifs. Le baiser suprême. Baisers impurs. XVI. Le bonheur sensuel et ses excès. Les orgies. Fureur érotique. Exemples historiques XVII. Le bonheur sensuel et ses perversions. Aberration de chacun des cinq sens, goûts bizarres. Les sa- dhistes et lesbiennes, leur haine implacable pour les hommes. XVIII. Le bonheur sensuel et l’état morbide. L’hystérie. Le satyriasis, l'érotomanie et la nymphomanie. XIX. 1 fraudes. La fraude sentimentale des courtisanes. Les voluptés factices. Haschich, opium, morphine. XX. Le bonheur sensuel chez les animaux. Durée des enlacements. XXL Le bonheur sensuel dens l’histoire Les grandes vo- luptueuses et les passionnées. Nombreux exemples et anecdotes. Un fort volume : 4 francs franco. JF.AN DE LA H IRE INCESTUEUSE Roman passionnel illustré par la photographie d’après nature. Dans un château situé au pied des Pyrénées, un vieux philosophe vit avec sa petite fille, Blanche, et un jeune homme qu’il a recueilli tout enfant, Jacques. Blanche et Jacques ont grandi ensemble, et les voilà en pleine puberté. Un jour, les deux jeunes gens causent de choses et autres. Tout à coup, Blanche se lève et, affolée, va s’enfer- mer dans son boudoir, se de- mandant anxieusement quelle force inconnue l’agitait. C’était l’amour, et peut-être le seul désir de la chair. La frayeur passe mais le sentiment secret reste. Un jour, Blanche et Jac- ques font une longue excursion dans la montage, riant au soleil, aux fleurs, aux chuchotis de la fontaine et aux mur- mures des arbres de la forêt. Ce fut la préface idyllique du livre. Ce cpii doit arriver arrive, comme dit Ilamlet. Peu de temps après, Blanche se donne aux caresses de Jacques. « Quant pour la troisième fois se dénoua leur étreinte, ils restèrent aux bras Pun de l’autre, pâles, et s’en- dormirent. Du lit ravagé les draps avaient glissé ; ils traî- naient sur le tapis, froissés, avec des parties blanches que le soleil brûlait et des creux remplis d’ombres froides. » Plus tard, parles vallées ombreuses et les montagnes en- soleillées, Blanche et Jacques promenèrent triomphalement la gloire de leurs baisers, mais c’est un de ces jours d’ivresse qui nous ont révélé le secret d'incestueuse. Jean de la Hirc a écrit un livre superbe sur ce sujet sca- breux, mais son art a triomphé de la situation. Une fois de plus le brillant auteur a affirmé son incontestable maîtrise. PRIX : 3 fr. 50. MALADIES DES FEMMES Traité complet par le Dr CAUFEYNON TABLE DES MATIÈRES Anatomie des organes génitaux de la femme.— Organes jexternes. Organes internes. Maladies des organes génitaux externes. — Inflammation des gran- des lèvres. Abcès des grandes lèvres. Eczéma de la vulve. Erysipèle de la vulve. Prurit de la vulve. Erythème de la vulve. Tumeurs de la vulve. Kystes. Hypertrophie. Tumeur du clitoris. Inflammation de la muqueuse. Vulvito simple. Folliculite. Yulvite ulcéreuse. Vulvite bleanorrhagique. Cancer de la vulve. Maladies des organes génitaux urinaires.— Vagin. Vices de confor- mation. Absence de vagin. Imperforation. Oblitérations accidentelles. Pro- lapsus. Rétocèle. Hernie. Déchirures du vagin. Plaies du vagin. Vaginite aiguë. Vaginite chronique, leucorrhée. Vaginite blennorrhagique. Névrose vaginale.— Vaginisme. Tumeurs vaginales.— Polypes ou kystes. Inflammation variqueuse uréthrale. Maladies de l’utérus.— Inflammation. Métrite aiguë. Métrite chio- nique. Métrite granuleuse. Maladies du col.— Ulcérations. Renversements de l’utérus.— Inversion. Rétroversion et antéversion. Prolapsus-chute. Inflammation phlegmoneuse utérine. — Phlegmon. Fièvre puer- pérale. Tumeurs utérines.— Hématocèle. Môles. Fibrones. Cancer utérin. Sarcomes. Hypertrophie. Maladies des ovaires.— Déplacements. Hernies. Inflammation aiguë. Ovarite chronique. Kystes. Opération des ovaires.— Ovariotomie. Névrose des ovaires. — Névralgies. Maladies des trompes.— Inflammation dilatation. Troubles de la menstruation. — Dysménorrhée. Métrorrhagie et Ménorrhagie. Aménorrhée. Leucorrhée uterine-flueurs blanches. Maladies diverses.— Ruptures du périnée. Péritonite puerpérale. Chlorose. La stérilité. Fécondation artificielle. Age critique. Maladies des seins. Prix: 4 francs franco OFFENSTADTy Editeur y 39,ruc de Trévise, PARIS, IXe VICTORIEN DU SAUSSAY lui© fille a?©© Tache Roman .passionnel Illustré de plus de 100 gravures obtenues par la photographie d’art d’après le modèle vivant. Ce livre est une longue complainte amoureuse, tout un opéra de baisers et de chansons d’alcôve. La plus farouche passion, les hardiesses les plus affolantes y sont décrites avec tout le réalisme et toute la croyance. Si ce livre, édité avec tant de soin sur papier glacé, est au point de vue de l’illustration, un véri- table ouvrage de luxe ; il est encore illustré d'une foule de tableaux sensuels comme seule la plume de Victorien du Saussay sait les tracer. C’est un livre sain qui s’ouvre sur un long cri de joie et qui se ferme dans une puis- sante étreinte de volupté ; et nous avons fait un long voyage à travers le pays où fleurissent toutes les luxures, les belles et celles qui ne le sont pas, toute la collection des luxures pas- sionnelles. La préface de Félicien Ghampsaur est elle-même une inestimable préface parce qu’elle s’éloigne de la banalité de toules les préfaces. C’est une vision d’amour, en même temps qu’une sage critique des amours qui ne sont pas tou- ’ours belles et toujours bonnes. Malgré les soins et le luxe avec lesquels Jeune fille avec tache a été éditée, malgré qu’il soit un véritable bibelot d’amateur, ce fort volume est offert au public, chez tous les libraires de Paris et de France et dans toutes les gares, au prix des romans ordinaires. Prix : 3 fr. 50 D' CAUFEYNON La lllllâï 101 SOLITAIRE Lettres adressées à la Société Royale de Londres, dans lesquelles on prouve, par une évidence incontestable, tirée de la raison et de la pratique, qu'une femme peut conce- voir et accoucher sans avoir de commerce avec aucun homme. Traduit de l'anglais d'Abraham Johnson. Cet ouvrage est absolument unique en son genre, ainsi qu'on peut s'en rendre compte. Prix : 3 fr. 50 A HUIS CLOS CAUSES SALÉES par Paul ROUÉ, avocat Nous avons la bonne fortune de présenter au public un livre sensationnel conçu sous une forme nouvelle. A la fois invraisem- blables et vraies, réelles tranches de la vie, les Causes salées procurent aux lecteurs stupéfaits d’âpres et intenses émotions. Sans doute, le volume n’est pas à mettre entre les mains d’une commu- niante. L’auteur n’est pas un moraliste ; c’est un avocat qui n’ayant rien inventé n’a rien voulu gazer. Ce sera,'si l’on veut, violent, scabreux, grivois même, mais ce sera surtout, avec de précieuses notions de droit usuel, de la saine gauloiserie salée, suivant nos meilleures traditions. Pour assurer au lecteur qu’il ne s’ennuiera pas, voici la table des matières : Deux maris pour une femme. La traite des blanches. Hermaphrodite. L’Amant de ma sœur. L’Endormie violée. Ceinture de chasteté. A qui le Bébé ? J’épouse ma mère. L’Enfant à deux pères. Hystérique. Impuissance et mariage. Prix : 3 fr. 50 franco OFFENSTADT, Editeur, 39, rue de T révise, PARIS, /Xe D» CÀUFEYNON AVANT, PENDANT, APRÈS Hygiène et Préservation J I. Les maladies vénériennes. — La blennorrhagie. Sa contagiosité. L’écoulement simple et l’écoulement virulent. La blennorrhagie chez la femme. La blennorrhagie chez l’homme. La goutte militaire. Complica- tions. Ulcérations, le chancre mou et le chancre induré, caractères diffé- rentiels. Les bubons. Dualité du virus. Vérole constitutionnelle. La con- tagion médiate et immédiate. II. Origine du virus. — Ancienneté de la vérole. L’épidémie du xv* siècle. Erreurs sur l’infection. La malpropreté et l’infection putride. Le mal du coit. III. La propreté chez les anciens. — L’hygiène chez les asiatiques et chez les Egyptiens. L’impureté. Prophylaxie publique et privée. Les dan- gers de la première approche. La dépilation. La circoncision. La main gauche seule autorisée pour les lavages. Les bains et les lotions après le coït. IV. De la prophylaxie publique. — Les maladies vénériennes et les anciens règlements. La prévoyance individuelle. La prostitution. La cause de la propagation des maladies vénériennes. Insuffisances administra- ives V. Des préservatifs en général. — Indications des anciens méde- cins. Les formules. Les médecins modernes. Les liquides prescrits dans es maisons publiques. Insuffisances des moyens employés. Un moyen pratique. VI. Diagnostic des maladies vénériennes chez la femme. — Moyen de reconnaître la blennorrhagie sur les organes génitaux. Moyen de re- connaître les chancres. Persistance de la blennorrhagie uréthrale. Obser- vations. Les ganglions révélateurs. VII. Diagnostic des maladies vénériennes chez l'homme. — Aspect du linge. La palpation de l’organe. La goutte révélatrice. Le chancre. Les bubons. VIII. Hygiène de l’amour. — Aphorisme de l’écoiede Salerne. Avant. Examens scrupuleux. Lotions préalables. Corps gras. Le condom. Sages conseils. Pendant. Ne pas s'attarder au coït. Ne pas le répéter trop sou- vent. Les heurts. La main secourable. Après. La bêtise humaine 1 Les lavages. Le jet d’urine. Les injections. IX. Les maladies vénériennes et le mariage. — Les transmissions du virus par conception. L’influence paternelle et maternelle. Curieuses observations. L’homme vérolé doit-il se marier? Dans quelle condition ? Comment peut-il être rassuré. La blennorrhagie et le mariage. Erreurs populaires. La gravité de cette contagion. Ses conséquences, etc. Itableianalytique; SUIVI DE Fondions et Désordres des Organes de la Virilité Prix : 4 francs franco OFFENSTADT, Editeur, 391 rue de Trevise, P AM S Charles MONTFORT ILIS OTlfflÉEÉllIll Roman passionnel illustré de 30 gravures hors texte Ce roman d’un réalisme absolu est écrit de main de maître. Les aventures d’amour les plus bizarres, les scènes de volupté les plus étranges, sont décrites dans un style fin et délicat. Le lecteur croira vivre lui-même ce roman, les descriptions étant faites avec le naturalisme le plus parfait. Le Journal d’une Sauhiste CHARLES MONTFORT Superbe volume orné de 30 illustrations très suggestives, d’après nature, un des plus beaux parus en librairie depuis des années. Parler ici du Journal d'une Saphisle, ce serait lever le voile sur les mystérieuses amours de Lolette et d’Aline, ce serait enle- ver l’odeur fine et troublante qui se dégage de ce livre pervers, et il faut que seul le lecteur en suit pénétré. Donc que tout le monde le lise. Le volume 3 fr. 50, envoi franco. L’AMOUR 1 tiL lo-ll Un SECRET Au lieu de fair ; l'analyse de ce volume, nous aimons mieux donner ci-après uu apei }u des matières qui y sont contenues : Prix : 4 francs franco L’amour au début de l'humanité. — L’amour bestial. — L’amour chez les Egyptiens. — L’amour orgiaque. — L’amour grec, — Les Césars et l’amour lubrique. — L’amour au moyen âge. — L’amour vrai d’Héloïse et Abailard. L’appétit sexuel. — Les mystères de l’attraction. — Le lit conjugal. — La première approche. — L’adultère. — Catéchisme de l’amour. — Sensibilité de la femme. — La pudeur nourrit l’amour. — La passion et le désir. Vamour secret et expérimental. — Curiosités les plus diverses. — L’épouse incomprise et relevée par l’amour secret, etc., etc. Séduction, pudeur, volupté. — Morale de l’amour se- cret. — L’harmonie relevée par l’amour secret. — Attitude d’un jeune mari. — Vanité stupide. — Conjuration de la démoralisation. L’amour et la procréation. — La fécondité détermi- nable. — L’art de flatter les passions de la femme, la vanité, l’imagination, la jalousie du passé. Conseils dans le Mariage. — Les baisers, les étrein- tes, etc. L’amour secret à Rome. — L’art d’aimer. — Conseils aux femmes. Lois secrètes de l’amour dans l'Islam. — Secrets pour se faire aimer. L’amour secret Indou. — Les divers genres d’embras- sements. etc. Littérature amoureuse et voluptueuse, etc., etc. OFFENSTÂDT, Editeur, 39, rue de Trévise, PARIS, IX* GEORGE BOIS PRECOCE Roman passionnel illustré par Le Riveiiend. C’est un livre des plus poi- gnants, d’un secret intérêt et d’une rare réalité. Précoce est le surnom justifié donné à une enfant jeune et jolie qui ressent, dès l’âge de 8 ans, des désirs provoqués par l’aiguil- lon de la chair. Elle surprend un jour sa jeune lante dans les bras de son cousin, elle devine alors une chose pour elle encore inconnue. A 17 ans, on la marie à un officier qui avait été l'amant de sa tante. Mais son mari ne suffit pas à apaiser l’ardeur de ses sens et elle le trompe avec son valet de chambre. Un jour elle entraîne son cousin dans une cabane de can- tonnier au milieu des prés et là elle lui fait littéralement violence. Le mari survient et les tue. C’est un roman qui veut être lu d’une traite. Les scènes les plus réalistes y sont décrites avec franchise. Avis aux lecteurs ennemis de ce genre de littérature. Prix : 3 fr. 50. ADRIENNE SAINT-AGEN AMANTS FÉMININS Roman de mœurs étranges Orné de nombreuses illustrations Amants féminins est une œuvre où l’égarement saphique des sens se complique d'une sentimenta- lité poignante et aiguë. Là évolue Paloma, l’incompa- rablecharmeuse de son sexe. Pour elle une femme se tue et une autre perd toute pudeur. Ces « Amants Féminins » sont des désillusionnées d’amour, qui, ne croyant plus aux hommes et voulant l’amour quand même, tomhent où leur rêve semble se poursuivre. Ces amantes originales et gracieuses tous les dilettanti voudront connaître leurs fiévreuses caresses. Prix : 3 fr. 50. PHYSIOLOGIE DU VICE à travers les âges PAR Le Docteur JAF Cet ouvrage, conçu sur un plan tout spécial, présente un intérêt considérable, car, non seulement l’auteur fait 1 historique du vice dans tous les temps, mais encore il en montre les formes les plus diverses, les pratiques les plus infâmes, et les excentricités les plus bizarres, auxquelles la lubricité, la débauche et la perversité humaines ont pu arriver pour satisfaire les sens. Nous ne saurions mieux faire que de donner quelques extraits des matières traitées dans les divers chapitres de ce curieux ouvrage Dans l’antiquité romaine : Les cunnilingues. Les fellateurs ou fellatrices. Scènes et descriptions de ces actes contre nature. Les irrumateurs. Scènes d’irrumation. Les tribades grecques et romaines. Pratiques lesbiennes. Dialogue de tribades grecques. Les poètes latins et les tribades. Epigrammes. Scènes curieuses. Une leçon de tribadisme L’olibos et son usage Les tribades au moyen-âge. Coutumes. Un collège de tribades Les vestales de Vénus, initiation d’une jeune fille. Mœurs et caractère des tribades modernes. Le clitorisme et le sai i isme. Les saphistes en ménage Le ménage à trois. Les saphistes des maisons publiques. Maisons de passe pour saphisme des femmes du monde. Pratique de sodomie dans certains pays. La sodomie dans le mariage. Citations et exemples. Attouchements obscènes sur des enfants par des femmes. Plusieurs ■las de lubricité féminine. Description. Attentats par des Arabes façon d’opérer. Goûts immondes des pervertions. La flagellation, curieuses circonstances, confession d’un perverti. ( as de bestialité. La masturbation solitaire, en commun et auxil- liaiie. Perversité des enfants. Pratique dégoûtante. Emplois de corps étrangers. La masturbation féminine. Les pensionnats. Les époux Les amants. Pratique et cas bizarres de masturbation par la machine à coudre. Détails. L'homme complice et instigateur. La pédérastie chez les anciens. Pratiques monstrueuses. Mœurs et caractère des pédérastes modernes. Jouissance. Psychologie du pédé- raste. La prostitution féminine auxilliaire et la pédérastie. Mœurs de filles de bas étage, l’amant de cœur. Les pourvoyeurs. Les maisons de tolérance. Emménagements spéciaux. Voyeurs. Tableaux vivants. Ustensiles de débauche. Godmichés et ventres de femme. Turpitudes des vieillards, etc., etc. prix: 4 FRANCS OFFENSTADT, Editeur, 39, rue de Trévise, PARIS, /Jp OUVRAGE SPÉCIAL, LES CONFLITS SEXUELS Un fort volume in-18 jésus Contenant 288 Pages TRAITANT DES SUJETS SUIVANTS : Le devoir Conjugal L’Inceste L’Adultère L’Impuissance Prix extraordinaire : 1 franc Franco contre 1 fr. SS à i°frcmc * IMMIèpe popialre fes CMMissaices médicales Ouvrages de vulgarisation scienti- fique, dégagés des termes techniques, d'un, intérêt saisissant et à la portée de tous. N* 1 La blennorrhagie, Causes, fréquence mode de contagion; la Blennorrhagie chez l’homme, son début, sa marche et sa durée ; balanite et balano- posthite. paraphimosis, orchite. Blennorrhagie chez la femme, uréthrite, vulvite, vaginite, végétations, complications de la Blennorrhagie, rhumatisme et ophtalmie blennorrhagiques, ré- trécissements, rétention d’urine, goutte militaire, le gono- coque. N° 2 La syphilis. Historique, la virulence, le chancre infectant, les plaques mu- queuses, la mode de contagion, les degrés, accidents consécutifs, hérédité, infection de l’enfant par l’allaitement, infection de la nourrice, immunité des syphilitiques à une seconde infection. Maladies provenant de la syphilis par hérédité. Traitement. N° 3 L’onanisme chez l'homme. Historique, les causes, l’onanisme solitaire, l’onanisme en com- mun, manuajisation, onanisme buccal, caractère des masturba- teurs, influence de l’onanisme sur les facultés intellectuelles, ses effets sur le système nerveux, maladies engendrées par l’onanisme, amaigrissement, névralgies, palpitations, apoplexie, satyriasis, pertes séminales, impuissance, stérilité, perte de la vue et de l’ouïe, abrutissement général. N” 4 La masturbation chez la femme. Le saphisme, le clitorisme, la masturbation par des corps étrangers, par frottements, les ménages de tribades, leur jalou- sie, leur dégoût de l’homme, la prostitution et les tribades, let- tres de tribades. les maisons clandestines d’amour lesbien, les tribades intermittentes, les désordres de la masturbation, fureur utérine, leucorrhée, métrite, stérilité, affections nerveuses, trou- bles de l’intelligence, déformation des organes féminins, sodo- mie chez la femme, le saphisme bestial. N° 5 La pédérastie. La prostitution pédéraste, le chantage, exemples, les mœurs des pédérastes, caractères extérieurs, pédérastes actifs et pas- sifs, observations médico-légales, les signes de la pédérastie, déformation de l’anus et de la verge, les uranistes dans la so- ciété, leur caractère morbide, perversion et perversité, le dé- goût de la femme, les invertis-nés et les invertis occasionnels, les causes. N* 6 L’amour et l’accouplement. Les organes génitaux de l’homme et de la femme, leur des- cription et leurs fonctions, le sperme, les ovaires et l'ovulation, la puberté et la nubilité, le mécanisme du coït, la volupté, l’ap- pétit vénérien, modes divers d’accouplement, la recherche de la volupté, l’éjaculation. N° 7 La procréation. Le mécanisme de la fécondation, rencontre du sperme et de 1 ovule, leur fusion, le germe, historique de la question, théo- ries anciennes, moment propice à la fécondation, la grossesse signes certains ou incertains, début, progression, indication des sexes, l’accouchement, les douleurs, description et terminaison I accouchement chez tous les peuples, postures et pratiques, les lumeaux, comment se forment les monstres, les envies, ce qu’elles sont, nains et géants, cas d’enfants extraordinaires. N* 8 La menstruation. La matrice et les ovaires, apparition des règles, cause des rè- gles, l’ovule et l’ovulation, chute de l’ovule, congestion des organes, durée des règles, complications, l’âge critique, son début, son caractère, accidents et maladies, influence de l’âge critique sur l’économie générale. N° 9 Impuissance et stérilité. L’impuissance chez l’homme, par défaut de désirs, par dé- goût, par défaut d’érection complète, par défaut de conforma- tion. Stérilité par défaut d’éjaculation, par absence de sperma- tozoïdes, impuissance chez la femme par vaginisme, par vice de conformation. Stérilité occasionnelle et momentanée, absences de règles par maladies. N° 10 L’hermaphrodisme. Définition et variétés. Historique. Les neuf sortes d’herma- phrodisme. Malformation masculine et féminine. Exemples, hormatipn des hermaphrodites. Les hermaphodites devant la loi. Mariage, erreur de personne. L’état-civil des hermaphrodi- tes. Erreur de déclaration. I*s cas célèbres. L’appétit sexuel chez les hermaphrodites. L’inlantilisme. Arrêt de développe- ment. Le féminisme. L’hommn-femme. La femme-homme. Les Gynécomastes ou hommes à mamelle avec sécrétion lactée. Types de Gynécomastes. Arrê de développement des testicules. Exemples. N” 11 La perversion sexuelle. Définition de la perversion. Les variétés. Le fétichisme. Les Fétichistes et leur caractère, la passion du mouchoir, des bot- tines, des cheveux, des vêt* ments féminins, des bonnets de nuit, des tabliers, des morcea ix de drap, etc. Le masochisme. L’amour des coups et la domination féminine. Les passionnés des excrétions féminines, de la sueur, des mucosités nasales. Les buveurs d’urine. Les stercoraires. Les lécheurs de pieds.' Le sadisme. Les sanguinaire et les tortionnaires. Les éven- treurs de femmes Exemples célèbres. Les nécrophiles et les vampires. Déterreurs de cada.’res. Le viol des mortes. Bestia- lité. Exemples de ce vice. N° 12 La virginité. L’hymen, situation, formes et anomalies ; signes de la virginité l’hymen n’est pas une certitude, l’hymen élastique, sa persis- tance après le coït et après l’accouchement, la défloration chez les peuples d’Orient, l’infibulation, la défloration criminelle attentats, viol dans l’hypnotisme et dans le somnambulisme, lé chloroforme, simulations de viols et coups montés, médecine légale, la continence et la chasteté, effets contraires produits par la continence, exemples d'abus de chasteté : le célibat, ma- ladies produites par le célibat forcé, son immoralité, sa contra- diction avec les lois naturelles. N° 13 L’hystérie. Son histoire, les hommes hystériques, caractère de l’hystérie sa fréquence et ses causes, ses degrés, ses débuts et durée’, observations, la folie hystérique, définition et caractère: la Salpêtrière, cas célèbres. N* 14 L’hypnotisme. Son hisloire, les magnétiseurs, le somnambulisme, les hysté- riques et 1 hypnotisme, sujets hypnotisables, procédés employés pour produire la léthargie, la catalepsie et la contracture curieux exemples de ces divers états, la suggestion, l’hypnotisé’ assassin, son réveil, oubli complet de l’acte, obéissance passive, l naliueination, curieuses observations. N° 15 La folie érotique. L érotomanie, définition, fièvre érotique, manie, extase amou- reuse et ravissement, l’érotomanie chez les anciens, ses causes, re satyriasis, excitations morbides, effets de cantharides, la nymphomanie, causes, ses degrés manie furieuse, insensibilité, scènes ooscônes, amour charnel d’une mère pour son fils, manie mystique, exemples remarquables, priapisme, érections incoer- cibles, causes et effets, folie érotique périodique, exemple j sexuelle, démence sénile, excès vénériens, chroni- cité des maladies nées des abus, pertes séminales, troubles singuliers à la suite du coït, ivresses érotiques, influence sur les sentiments. N° 16 La prostitution. Précis historique, les 22 classes des courtisanes de la Grèce, la débauche romaine, la prostitution au moyen âge, les maque- relles, les filles au Châtelet, exactions de la police, la prostitu- tion moderne, les instructions de la police, cartes des filles,leurs obligations et leurs défenses, la prostitution clandestine, types et procédés de filles, la retape, les maisons de passe et'de rendez-vous, le rôle de l’homme, le recrutement des filles de joie, le proxénétisme, courtage, les causes de prostitution, caractère des filles de joie, obstacles à leur libération, sentiments religieux et de charité, la maternité, étrange pudeur les souffrances. N° 17 Hygiène et régénération. Les forces sexuelles de l’homme, leur conservation par l’hy- giène de la femme amoureuse, beauté du corps, conservation des seins, leur blancheur et leur fermeté, tonicité des organes génitaux, recettes et procédés. N° 18 L’avortement. Avortement naturel spontané, les causes acquises ou hérédi- taires. avortement accidentel, causes, émotions morales, mala- dies, ébranlements physiques, avortement provoqué, médecine légale, fait matériel, intention, conséquences, preuves, le pro- duit de la conception, simulation, manœuvres abortives., coups, chutes, tamponnements, drogues. N° 19 Les morphinomanes. Les Fumeurs d’opium La morphine. Ses effets. Causes de la morphinomanie. Habi- tude acquise. Souffrances. Délices et voluptés. Exaltation et dépression vitale. Désordres intellectuels. L’appareil sexuel. L opium en Orient. Mangeurs et fumeurs d’opium. Mangeurs d’opium en France. L’opium des fumeurs. Sa préparation. La pipe et la manière de s’en servir. Effets de l’opium sur l’homme et les animaux. Sommeil, rêves. Ravages de l’opium. N° 20 Le mariage et son hygiène. Du mariage au point de vue sexuel. Puberté et nubilité. Danger de la précocité. L’àge de la fécondité. Mariages consan- guins et le résultat delà conception. L’amour physique dans le mariage. Première nuit de noces. Le vaginisme. Les fins du mariage. Les fraudes conjugales. Variétés. Leurs dangers Exemples. L’hvgiène des sexes. Le coït dans la grossesse. Pos- sibilité d avortement. Le coït dans l’âge critique. Hygiène d l’âge critique. OFFENSTADT, Editeur, 39, rue de Trévise, PARIS. IX* JEAN DE LA DIRE LE TOMBEAU DES VIERGES Roman passionnel historique, orné de nombreuses illustrations suggestives, Obtenues par la photographie d’après nature. Jean de la Hire nous trans- porte à l’époque la plus per- verse de notre histoire, nous avons désigné le règne de Louis XV. L’auteur nous peint le temps où il y eut un concours de beauté'dans la chambre secrète de la marquise de Pompadour; le temps où les demoiselles d’honneur n'avaient qu'une ambition, celle de faire, en se prostituant, la fortune de leur famille ; le temps où ladite Pompadour, ayant perdu sa chemise, la retrouva le soir même, sur le dos de l’abbe d’Aigre, le digne ecclésiastique qui, sur un plat d'argent, oflrit à Louis XV la vertu d une certaine Mlle Marie, vertu ardem- ment convoitée. Le Tombeau des Vierges est un roman d aventures ga- lantes, et pour nous donner les descriptions les plus pré- cisés et les plus suggestives, l’auteur ne pouvait choisir un plus o-racieux décor que celui de la cour du roi bien-aime. On’se convaincra, à chaque page de ce livre si élégam- ment écrit, que jamais le culte de la volupté n’a ete si pieu- sement entretenu que par les gentilhommes et les dames du dix-septième siècle, époque déconcertante ou toutes les courtisanes pouvaient se réveiller duchesses et où les abbes les plus lascifs pouvaient prétendre à la mitre épiscopale ou à la pourpre cardinaline. prix : 3 fr. 50 VICTORIEN DU SAUSSAY r La Suprême Etreinte Roman passionnel orné de nombreuses illustrations photographiques d'après nature. Le charmant écrivain qui a contribué si largement au suc- cès de la Collection Orchidée, Victorien du Saussay nous conte dans la Suprême Etreinte l'histoire d’une belle paysanne devenue une des reine (les al- côves parisiennes. Léontine Germain,dès qu’elle devina ses sens, se trouva assez belle pour ne pas devenir la proie d’un lourdaud. Dès que son père lui parla d’un mariage assorti, elle n’eut pas de plus pressant désir que celui de fuir la maison paternelle et le rustre qu'on voulait river à sa vie. 1 rois ans après, — il n’en faut pas plus à une femme pour s’affiner, — elle s’appelait Marcelle de Saint-Germain et ornait d’un tortil de baronne ses armes de courtisane. « Elle se donne à qui l’implore ; elle se vend à qui l’a- chète ; prodiguant aux uns et aux autres d’aussi volup- tueuses caresses et appelée par tous la belle au coeur mi- gnon. » Nous ne déplorerons pas le délicieux roman de Vjctokien du Saussay, qui commence par une courte idylle et qui se poursuit par une admirable peinture de la vie des femmes qui aiment passionnément « la Suprême Etreinte ». Le livre est merveilleusement écrit et plus d'un sera troublé jusqu’au fond du cœur et sentira passer en lui 1 inexprimable frisson du beau devant cette éloquente évo- cation de l’existence si souvent douloureuse des reines du plaisir qui passent devant nous le sourire aux lèvres et l’amour dans les yeux. PRIX : 3 fr. 50 MAURICE de WLAMINCK et FERNAND SERNADA D’UN LIT DANS L’AUTRE Roman passionnel illustré. Ce roman est le récit de la vie d’un malheureux à la re- cherche d’une sensation su- prême. C’est la course effrénée vers la volupté et ses ivresses de tout ordre. Les auteurs, deux jeunes gens. — il n’y a que ceux-là qui osent s’attaquer à de tels sujets — ont demandé une pré- face à Félicien Champsaur et le brillant écrivain a dit de ce livre « qu’il sentait la jeunesse, le printemps, la sève perdue, les germes au vent, le mauvais lieu partois, l’àge des semences jetées à tous les « yonis » du chemin. Le préfacier n’a pu se dé- fendre de faire une critique. Il a ajouté que les jeunes ro- manciers étaient, en amour, pour la quantité, tandis que lui, ainsi que les délicats et les raffinés, était pour la qualité. Il leur a dit aussi cju’en littérature, ils étaient pour la bru- talité, tandis qu’il était pour la force et pour la nuance. Il est bien évident que dans une étude qui a pour titre : D’un lit dans l’autre, on ne saurait raconter la vie de la Juliette de Shakespeare ou de la Lucrèce de Ponsard. Le siècle n’est pas à la fidélité, et ceux qui veulent retracer ses vices et ses tares, c’est-à-dire son état normal, sont forcés de rougir un peu ou beaucoup en se faisant analystes so- ciaux. Il faudra donc se résigner à suivre le triste héros de Maurice de Wlaminck et de Fernand Sernada sur ses champs de bataille habituels. Le premier, celui où sa virginité reçoit une première blessure, est une sorte de Maison Tellier de Rouen, et sa description, d’un réalisme frappant, entraîne le lecteur D'un lit dans l'autre, comme un voyeur qui ne saurait s’arracher aux spectacles énervants de la Luxure. Prix : 3 fr. 50 - - — I EN VENTE PARTOUT 75 CENT. LE FASCICULE Tous les Mois, à partir du 31 Janvier 1904 DEPUIS L’ORIGINE DE LÀ GRAVURE Avec une Introduction sur l’Antiquité et le Moyen-Age ALBUM D’IMAGES, accompagné de notes, par JOHN GRAND-CARTERET L’ouvrage sera complet en 8 fascicules, chaque fascicule étant composé de IG pages d’images sous couverture, format 25 x 37. Plus de 350 sujets d'après les chefs-d’œuvre de la peinture, de la gravure, de la statuaire, de la lithographie. L’on aura ainsi toute la gamme du Nu, la perception particulieie a tels ou tels artistes, la sensation propre à chaque époque, depuis Albert Durer jusqu a Lhaplin, en passant par Watteau et Fragonard. Le Nu correccement chaste, le Nu de la Nature sans artifices, le Nu vuluntueux : tous les Nus défileront sous les yeux du public, . , ,, . 1 peine est-il besoin de dire que ce nouvel ouvrage de M. Grand-Carteret, 1 érudit si profondément amoureux de l’image pittoresque, l’homme qui restera, suivant le mot d’un académicien, le plus grand remueur d'estampes et de documents du siècle, n’a aucun rapport avec les multiples publications, soi- disant artistiques, qui ont été éditées à ce jour, sur des sujets identiques. , Go sera, on quelque sorte, le recueil classique qm* tous voudront feuilleter et conserver dans joui bibliothèque, qui intéressera tout le monde, sans froisser personne, puisque, alors meme que 'volup- tueux, le Nu, œuvre de la Nature, est toujours chaste, toujours idéal ! . , . Un neuvième facicule donnera l’introduction des notices sur les artistes, les titie, faux-titie et tabii. On peut souscrire dès à présent, moyennant la somme de 6 fr. 75, pour recevoir, chaque mois, un fascicule. PAUL SAVERNON LE rooVEM USÉE SECRET 50 ILLUSTRATIONS SUGGESTIVES - Prix 3 fr. 50 Docteur CAUFEYNON L’EUNUCHISME Histoire générale de la Castration Eunuchisme. 1. Etymologie. 2. Origine : la guerre et l’esclavage ; le vaincu amoindri par le vain- 3ueur ; androgynes ; le mythe hermaphrodite ; Salmakis, Hennes et Aphro- ites à Halicamasse. 3. Effets de la castration : résultats physiques et moraux. 4. Etat social: célébrités; fonctions honorifiques; mentors et pédago- gues ; castrats agents de débauche. 5. Historique : les eunuques de Sémiramis ; castrats en Chine ; la polygamie ; les quatre genres d’émasculation en Turquie ; fabrication ; relations du doc- teur Godard ; types d’eunuques. 6. Les eunuques dans l’islam : Mahomet n'admet pas les eunuques ; amour de castrats. 7. Les eunuques chanteurs : en Italie ; en Allemagne; en France; célébrités. 8. Eunuques par fanatisme : Origène ; Yalérius ; Léontius ; les Skoptzy. 9. Eunuques par ignorance: les chirurgiens herniaires et les châtrcurs. 10. Eunuques par précaution : Combalas à la cour de Syrie. 11. Eunuques par châtiment: vengeance et punition; les prisonniers de Spolette. 12. La peine du talion : les adultères aux Indes, à Rome; Hermotine. 13. Dépravation : les eunuques incubes de Lucius. 14. La castration chez la femme: définition; considérations générales. 15. Effets chez la femme : conséquences sociales; résultats physiques et moraux ; les plaisirs sexuels ; les désirs ; atrophie des organes ; coït passif. 16 . Les féminisés : arrêt du développement des organes sexuels ; résultats physiques et moraux ; la dépravation des féminisés. 17. Anandres et Mujérados : l’eunuchisme chez les Scythes d’après Hippocrate; effets de l’équitation; les Mujérados chez les Indiens Pueblo ; curieux exemples ; façon bizarre d’opérer; le rôle du Mujérado. 18. Législation : les lois d’autrefois; législation moderne. 19. La castration animale : son origine et son histoire ; méthodes an- ciennes et modernes ; résultats ; but de la châtrure. 20. Effets comparatifs chez l’homme, la femme et la bête ; résultats sur l’appétit sexuel. Circoncision. Motifs et origines : caractère social ; elle n’est pas motif d’hygiène ; la coquille des insulaires des Iles de l’Amirauté ; le pénis circoncis symbole du patriotisme égyptien ; chez les Hébreux, symbole d’alliance ; cir- concision des filles; circoncision cruelle au Yemen; en Amérique; en Océanie effets de l’opération chez la femme. L’infibulation. Historique : procédé ; un cas d’infibulation moderne France; l’infibulation en Afrique; chez les Somalis; en Nubie, etc. L’Hypospadias. Etrange mutilation chez les Australiens; moyen pratique de ne pas avoir d’enfants. TABLE ANALYTIQUE OFFENSTADT, Editeur, 39, rue de Trévise, PARIS, IX* Envoi franco contre mandat-poste de 4 francs Docteur CAUFEYNON LES VICES FÉMININS Après avoir démontré que si la femme est en général plus froide que l’homme en amour, émi- nemment lascive sous certaines conditions phy- siologiques, l’auteur envisage tous les vices que peuvent faire naitre, ehez elle, soit une curiosité malsaine, soit une excessive sensibilité des organes, soit une aberration intellectuelle. Les formes diverses de l’onanisme, clitorisme, saphisme, etc., y sont longuement développées avec nombreux exemples à l’appui, ainsi que les pratiques Fellatrices qui semblent avoir pris depuis quelque temps un développement étrange à Paris. La débauche prématurée, les excitations sexuelles de l’âge critique, tout enfin est passé en revue dans cet ouvrage. Prix du volume : 4 francs franco IMP. F. DEVERDUN, BUZANÇAIS (iNDRE)