REVISTA DEL MUSEO DE LA PLATA OIRECTOR! FRANCISCO P. NIORF.NO "(l)U TOME X, PAGE I ET SUIVANTES) TROIS CRÂNES UN TRÉPANÉ, UN LÉSIONNÉ, UN PERFORÉ CONSERVÉS AU MUSÉE DE UA PU AT A ET AU MUSÉE NATIONAU DE BUENOS AIRES DÉCRITS PAR ROBERT LEHMANN-NITSCHE DOCTEUR ÈS-SCIENCES NATURELLES DOCTEUR EN MÉDECINE CHARGÉ DE LA SECTION ANTHROPOLOGIQUE DU MUSÉE DE LA PLATA AVEC CINQ PLANCHES LA PLATA TALLERES DE P U B L I C A C I O N E S DEL MUSEO i 899 REVISTA DEL MUSEO DE LA PLATA DIRECTORî FRANCISCO P. MORENO (du TOME X, PAGE I ET SUIVANTES) TROIS CRÂNES UN TRÉPANÉ, UN LÉSIONNÉ, UN PERFORÉ CONSERVÉS AU MUSÉE DE ta PLATA et AU MUSÉE NATIONAL de BUENOS AIRES DÉCRITS PAR ROBERT LEHMANN-NITSCHE DOCTEUR ÈS-SCIENCES NATURELLES DOCTEUR EN MÉDECINE CHARGÉ DE LA SECTION ANTHROPOLOGIQUE DU MUSÉE DE LA PLATA AVEC CINQ PLANCHES LA PLATA TALLERES DE PUBLICACIONES DEL MUSEO 1899 TROIS CRÂNES UN TRÉPANÉ, UN LÉSIONNÉ. UN PERFORÉ CONSERVÉS AU MUSÉE DE LA PLATA ET AU MUSÉE NATIONAL DE BUENOS AIRES DÉCRITS PAR ROBERT LEHMANN-NITSCHE DOCTEUR ÈS-SCIENCES NATURELLES DOCTEUR EN MÉDECINE CHARGÉ DE LA SECTION ANTHROPOLOGIQUE DU MUSÉE DE LA PLATA Ayant l'intention de décrire quelques crânes du plus grand intérêt au point de vue pathologique, conservés au Musée de La Plata et au Musée National de Buenos Aires, je crois qu’un aperçu sur la trépana- tion, opération à laquelle on serait disposé à attribuer à première vue les lésions crâniennes dont je parlerai, ne sera pas superflu pour mettre le lecteur, qui n’est pas au courant de la littérature qui existe sur cette question, en demeure de juger des cas curieux que je relève. Je m’effor- cerai de présenter ici succinctement les points les plus importants relatifs à la trépanation préhistorique. Des descriptions plus ou moins détaillées de cette opération se trouvent dans tous les traités de l'histoire préhis- torique, ainsi que dans les mémoires spéciaux de la littérature de tous les pays. Je citerai d'abord les travaux de MM. Assezat et Collineau1, Atlee2, baron de Baye3, Bertillon4, Buckland5, Buschan6, Fletcher7, Hôrnes8, Horsley9, Le Baron10, Marignan11, marquis de Nadaillac12,, Oettinger13, QuatrefagesI4, Reinach15, Salmon l6, ZaborowskiI7, et de deux auteurs anonymes18,19, de même ceux de M. le baron de Baye20, MM. Broca21, Fletcher22, Joly23, de Mortillet24, marquis de Nadaillac25, Tillmanns26 qui sont dignes d’une mention toute spéciale. Je n’ai mal- heureusement pas à ma disposition les travaux de MM. Stockwell27, Wyman2S ni celui d’un auteur anonyme29; il me manque également celui de M. Galley couronné, je crois, par l’Académie de Bruxelles. Il est possible que j omette involontairement dans cette énumération l’un ou l’autre de ces auteurs. Toutefois, je ne crois pas qu’un travail im- portant ait été passé sous silence. Voici comment la trépanation préhistorique a été découverte. Voir les notes à la fin de ce travail. 4 Le 28 avril 1 873, M. le docteur Prunières, de Marvejols', pré- sentait à 1 Association française pour I avancement des sciences, réunie à Lyon, un fragment d os un peu plus grand qu’une pièce de cinq francs, et travaillé d'un pariétal humain. Il l'avait extrait de l’intérieur d un crâne complet. Ce crâne, recueilli dans un dolmen de la Lozère, présentait une grande ouverture à bords polis. Les bords de la «rondelle osseuse» sont travaillés et lissés. La rondelle même est plus épaisse que la voûte du crâne dans lequel elle avait pénétré. M. Prunières y vit une amulette analogue à un morceau d’occipital humain de sa collection, qu’il avait aussi extrait autrefois d’un dolmen de la Lozère. Face interne Face exurne La rondelle dite de Lyon (grandeur naturelle) Au commencement de I année i 874, il répétait ce qu’il avait exposé au siège de la Société d'Anthropologie de Paris*, y ajoutant la figure d un crâne (de Cibournios) qui offrait trois perforations artificielles, au moyen desquelles on avait obtenu trois de ces rondelles. Partant des idées émises par le docteur Prunières, Broca 3 soumit différents crânes néolithiques à 1 examen et constata bientôt que l’on avait aussi perforé artificiellement le crâne sur le vivant. Il signalait des cas de «véritables trépanations méthodiques et en quelques sortes chirurgicales»4. I*a trépanation préhis- torique était ainsi découverte par M. Broca; il nommait cette opération la «trépanation chirurgicale»5 dans le but évidemment de la distinguer de la «perforation» de M. Prunières, appelée par Broca la «trépanation posthume»6. Par ces dénominations, Broca faisait ainsi bien ressortir les relations entre I opération pratiquée sur le vivant et sur le mort. I>e son côté, M. Prunières continuait à s’occuper vivement de cette ques- tion . Broca, par l’examen du crâne de Cibournios mentionné plus haut, constatait, en outre ’, que l une des ouvertures de ce crâne, dont les bords étaient cicatrisés, devrait être rapportée aussi à la trépanation sur le vivant, tandis que les deux autres ouvertures avaient été pratiquées 5 sur le mort. Ce crâne de Cibournios montrait ainsi que des crânes tré- panés sur le vivant ont aussi été soumis à cette opération après la mort de 1 individu, et ont fourni des rondelles ou amulettes crâniennes. Les cas d’une simple opération posthume ne font pas défaut non plus, de même que ceux d opérations pratiquées à plusieurs reprises sur le même individu et presque dans toutes les régions du crâne. Voilà les faits fondamentaux de la question. Avant de passer aux détails, je m'occuperai d'abord de la méthode. Les instruments employés dans cette opération ne pouvaient être que la pierre ou le silex dans les temps préhistoriques, alors que les métaux n étaient pas encore connus. Il ne peut y avoir aucun doute à ce sujet. Dans les temps postérieurs, on constate l’usage de la trépanation jusqu'aux périodes franques et mérovingiennes, où l'on adopta évidem- ment des instruments métalliques. On a discuté beaucoup sur la manière dont on opérait avec le silex, mais il est plus que probable que l’on n ait jamais suivi une méthode rigoureusement spécialisée. La distinction si stricte, admise dans la litté- rature française entre le râclage et le sciage, repose sur une base plutôt artificielle que réelle. On ne peut guère mettre en doute que la trépana- tion se pratiquait aussi en faisant éclater simplement la substance osseuse au moyen de la pierre et qu elle se terminait, soit par le sciage, soit en enfonçant la pierre dans la masse pour la soulever fragment par fragment. Il n est, à mon avis, pas suffisamment tenu compte de ces différents procédés si simples et si naturels. Il est vrai que les cas de trépanation imparfaite, qui permettraient de reconnaître avec précision la méthode suivie dans la pratique de cette opération, sont très rares. Les bords cicatrisés de 1 ouverture trépanique laissent difficilement suivre les pro- cédés employés. On attribue cette opération généralement au râclage. Cette méthode fut préconisée par Broca1, dès la découverte de la trépa- nation et il la défendit constamment; les enfants, spécialement, ont été • ainsi opérés 2. Broca repousse le procédé de la rotation 3. Il opéra la trépanation du crâne d’un adulte sur le mort, au moyen d un éclat de verre, en une heure; celle du crâne d’un enfant, en quatre minutes. Il en déduit que très probablement les enfants seuls devaient être soumis à cette opération 4. 11 fit aussi la trépanation sur un chien vivant, qui plus tard périt de la maladie des chiens5; l’opération se fit par le râ- clage, à 1 aide d’un silex de Cro-Magnon, en huit minutes et quart; la dure-mère ne fut pas blessée et la cicatrisation se fit très bien6. Le silex employé n’était pas fraîchement taillé, sinon l'opération aurait été plus rapide encore, bien que les parois de ce crâne présentassent une épaisseur double de celles du crâne d un enfant de six ans7. Capitan 8 a également fait des essais sur des chiens, aussi bien sur le vivant que 6 sur le mort. Il obtint des rondelles de chiens vivants qui se sont par- faitement rétablis de 1 opération. Mortillet1, partant de l'idée que la trépanation chirurgicale eut pour but 1 enlèvement d’une rondelle osseuse, émit l’opinion «que les plaques crâniennes s'obtenaient en coupant ou sciant le crâne au moyen de silex que l’on promenait, suivant les lignes de la coupure que I on voulait pro- duire, en leur imprimant un mouvement successif de va-et-vient jusqu'à ce que l’os du crâne fût traversé». Pour appuyer cette opinion, il cite le crâne portugais de Casa da Moura, de même qu’un crâne d'un tumulus de Lizières; ce dernier a été trépané au moyen d’un instrument métal- lique. L'opinion de cet auteur reste isolée dans la littérature. Différents travaux de la littérature française s'occupent exclusivement de rechercher si, dans cette opération, il s agit spécialement du sciage ou du râclage. 11 est assez curieux de voir comment I on est arrivé peu à peu à établir une distinction si stricte entre ces deux modes d’opérationJ. On a cru observer sur un crâne trépané d’un cimetière mégalithique de Quibéron des indices des deux modes d'opération3. Ce cas est cependant absolument douteux, et il est assez vraisemblable que l’on ne se trouve même pas en présence d un cas de trépanation4. Capitan expérimenta les deux procédés sur le mort; les ouvertures trépaniques qu'il obtint pouvaient être distinguées 11 resta vingt minutes à enlever une rondelle d’un chien sur le vivant. La perte de sang fut insignifiante 5. La méthode de la trépanation posthume et celle de la préparation des rondelles fut aussi l'objet de très longues discussions. M. Prunières6 ht enfin remarquer avec beaucoup d'insistance que les rondelles avaient été obtenues aussi bien par le sciage (crâne de Beaumes-Chaudes, etc.) que par le râclage ou même simplement en les faisant éclater, et que les procédés employés différaient avec les cas. Les bords des rondelle* étaient aussi polis, ce que nous prouve le premier cas de Lyon. On peut aussi reconnaître que la trépanation sur le mort s’opérait en pratiquant une incision circulaire oblique pour enlever ensuite la rondelle7. Un crâne d’un cimetière néolithique de France aurait même été trépané sur le mort par le grattage et le perçage'. Broca croyait, comme je l'ai dit déjà, que cette opération se prati- quait uniquement sur les enfants. Il invoquait aussi à l'appui de sa thèse la cicatrisation lente des tissus chez l adulte, ainsi qu une obser- vation directe qu’il avait faite à cet égard. Le pariétal non trépané d un crâne, avec une ouverture trépanique sur I autre pariétal, était plus dé- veloppé et la suture sagittale était incurvée9. Cette thèse de Broca est absolument abandonnée aujourd hui ; il parait, au contraire, que cette opération se pratiquait plus fréquemment sur des adultes, comme le prouvent les cas de trépanation imparfaite. 7 Parmi les exemples d’individus trépanés à différentes reprises, je ci- terai le cas de Mureaux1; le crâne a été trépané deux fois sur le vivant et deux fois sur le mort. Mac Cutchon 2 cite un cas moderne d’un in- dividu trépané cinq fois dans l’espace de cinq années; et Farquharson3 mentionne un crâne d’un mound de Muscatine, Jowa, avec sept ouver- tures trépaniques. Les cas de trépanation imparfaite, dans lesquels la mort du patient est survenue pendant l’opération avant que l’os ait pu commencer sa cicatrisation, se laissent difficilement reconnaître des cas analogues de trépanation posthume. A vrai dire, l’argument qui permet de classifier ces cas et de les considérer vraisemblablement comme des cas de trépa- nation chirurgicale, est le suivant: Si l’opération avait été pratiquée sur le mort, on s’expliquerait difficilement le motif pour lequel elle serait restée inachevée. Le crâne portugais de Casa da Moura nous offre un exemple de cas de ce genre. La surface osseuse dans le cas d’une trépanation incomplète peut aussi parfois avoir souffert une cicatrisation, qui indique alors que 1 opé- ration a été entreprise sur le vivant. Ces cas sont cependant très rares; je mentionnerai celui de Boujassac4, Hermes5, Baye6, Homme Mort7, Roknia, d’un dolmen de la Lozère8, Sordes9. Les cas que je viens de citer dernièrement se rapportent à un râclage imparfait. La découverte de la trépanation préhistorique éveilla un si grand intérêt qu'il fut un temps où l’on croyait rencontrer partout et souvent à tort des indices de cette opération. D’autre part, des fragments auxquels on avait donné différentes interprétations, ne pouvaient résulter que de la trépanation. Le crâne de Triel, par exemple (de l’âge de fer), que Broca considéra comme trépané, est un crâne blessé par un instrument de fer10, comme Hamy l’a fait voir11. On connaît aussi quatre autres cas de blessures d'armes12, ainsi qu’un cinquième cas13, qui présentent autant d’analogie avec la trépanation. Un crâne d’homme de Minorque, de l'âge du bronze, présente sur le frontal une ouverture arrondie prove- nant d’une blessure et non de la trépanation14. L’ouverture trépanique cicatrisée du crâne néolithique de Nogenls-les-Vierges, fut attribuée, en i 8 i 6, à une fracture15. Les crânes trépanés de Sordes 16 et Nôves 17 avaient aussi été considérés comme des crânes blessés et cicatrisés. Deux crânes de l’époque mérovingienne, que l’on croyait trépanés, ont été reconnus comme blessés par des armes18. C’est un crâne mérovingien avec une blessure bien cicatrisée, analogue à une ouverture trépanique, qui conduisit à cette distinction I9. J’ai moi-même aussi attribué d’abord à la trépanation un grand défaut avec cicatrice d’un crâne de Bolivie. Je reviendrai plus loin sur ce cas. Un fragment perforé d’un tumulus 8 de Boixe et considéré d abord comme une rondelle crânienne, de la- quelle avaient été détachés des éclats pour en préparer en les pulvéri- sant, suivant l'interprétation alors admise, un remède contre certaines atfections cérébrales (Broca avait aussi admis cette interprétation et I on en déduisait que cet usage de la substance crânienne pulvérisée remon- tait à une très haute antiquité1)—fut reconnu plus tard comme appar- tenant à une carapace *, de même que d’autres fragments extraits de dolmens J. L'examen de trois disques osseux néolithiques de Pierre- Fouquet permit aussi de constater que ces fragments, que I on regardait comme des rondelles ornementées, étaient de simples boutons4. Les défauts d ossification congénitaux peuvent aussi souvent être confon- dus avec la trépanation5. Des cas curieux d'autres défauts sont connus dans la littérature. Le crâne d'un vieux Guanche, recueilli par Chil y Naranjo, présentait de gros foramina parietalia, disposés symétri- quement de chaque côté de la suture sagittale; on signale aussi un crâne français moderne avec les mêmes défauts ainsi qu’un troisième crâne6. Le crâne d un nouveau-né présente aussi plusieurs trous ana logues sur chaque pariétal7. Parrot’' fait également mention de pareils défauts. On connaît de môme, dans les temps préhistoriques, l'usage de la calotte crânienne comme gobelçt. Cet ustensile est généralement percé d un trou qui permet de le suspendre. Ces cas n'ont naturellement rien de commun avec la trépanation posthume et ne doivent pas être con- fondus avec elle. D'autre part, les ouvertures trépaniques de trois crânes du tertre Guérin furent attibuées à I action de quelques rongeurs9. Divers cas de crânes de la caverne de P Homme-Mort, que Broca crut d’abord pouvoir considérer comme des blessures de la hache de pierre ou qu’il attribua à la perte posthume de substance osseuse10, ont été reconnus comme des cas de trépanation". Prunières aussi considéra d abord les restes de différents crânes trépanés comme de simples gobelets, dont la partie polie du bord était réservée à la bouche1*. Une rondelle d’un pariétal humain, rencontrée en 1841 dans la grotte de Buisse, avec différents objets néolithiques, fut décrite, quelques temps après sa découverte par Charvet13, comme un ustensile qu il comparait à une cuillère sans manche. Ce même objet est encore mentionné comme tel, en 1867, par Chantre; et c’est seulement en 1884 que l’on y reconnut une ron- delle'4. Cette rondelle, qui dépasse par ses dimensions toutes celles que l'on a signalées jusqu à ce jour, se conserve au Musée de Grenoble ’5. Les crânes, dont la substance est imprégnée d humidité, peuvent recevoir lors de leur excavation des chocs qui déterminent des perfo- rations qui ne sont pas à confondre avec les ouvertures trépaniques, comme Manouvrier le fait spécialement remarquer,6. 9 Quel était le but de cette opération qui, certainement, n est pas aussi facile à exécuter sur le vivant? On ne sait rien de positif. Un gran nombre d’hypothèses ont été avancées. Les énumérer toutes serait se mettre au service de la spéculation. Les opérations qui peuvent avoir été déterminées par une cause pathologique reconnaissable sont excessi- vement rares, comme on le verra. La plupart des crânes ne laissent découvrir absolument aucun indice de causes de ce genre. Aussi Broca attribue-t-il, dès le début, cette opération à des croyances mystiques et religieuses; il voit aussi dans d autres cas une manifestation des idées superstitieuses de l’époque qui en faisait usage pour débarrasser du mauvais esprit les épileptiques, les possédés, les idiots. La maladie est déterminée, suivant la croyance de beaucoup de peuples, par la présence de certains esprits ou plutôt de démons; Tâme1 est aussi conçue comme quelque chose de matériel; comme cela est, du reste, encore admis dans le spiritisme et l’occultisme moderne. Une ouverture pra- tiquée ainsi sur le crâne devait servir de sortie soit à la maladie, soit à l’âme même. L'expression allemande «sich ein Loch in den Kopf schla- gen» n’est-elle pas une réminiscence de cet état de culture? La trépana- tion en somme se réduit aussi à pratiquer un trou dans la tête. Les trous que l’on observe aussi sur les urnes mortuaires2, les dol- mens où la pierre d’entrée est souvent percée (sur 2129 dolmens du Dekan, on a observé ce phénomène sur plus de 1 100) doivent répondre aussi à des idées analogues. On peut rapprocher de ces cas, à mon avis, l’hypothèse bien connue dans la superstition moderne qui veut que la fenêtre ou la porte3 s'ouvre à la mort d'une personne. Il est aussi d'un certain intérêt de rappeler ici cette croyance de différentes tribus d Indiens de l’Amérique du Nord, d'après laquelle le corps humain serait habité par deux âmes; l’une d’elles, après la mort, visite l’autre qui descend au tombeau, motif pour lequel il est pratiqué un trou dans le couvercle du cercueil4. D’après Powell 5, les Indiens attribuent la maladie à une espèce d’animal, à un ver, etc., qui quitterait l’orga- nisme avec le sang. La guérison s’obtiendrait par différentes méthodes suivant la partie de l’organisme qui se trouve attaquée. Il est probable que ce sont des croyances analogues, ou peut-être aussi des croyances religieuses, qui ont conduit à la trépanation. Cette hypothèse est défen- due principalement par Broca; mais elle compte aussi beaucoup d’autres auteurs comme représentants. McGee6 lui donne la dénomination de trépanation thaumatologique. Mortillet la rapproche à la tonsure des prêtres catholiques7; les bonzes chinois se brûlent la tête en signe de dévotion8; Mortillet voit cependant, comme but spécial de l’opération, le fragment d os, la rondelle que l’on obtenait par le sciage (crâne por- tugais de Casa da Moura et cas de Lizières9). Au début, l’on croyait elîectivement que l’on obtenait, par la trépanation, un fragment que l’on 10 conservait'. Prunières dit: il lui fut remis, car le trépané ne voulait pas se séparer de ce à quoi il était redevable de sa guérison, ou pour lui obturer le crâne'1. Vogt s'exprime d une manière analogue: le mort devait être complet3. Cette hypothèse est maintenant abandonnée. Hansen4, sans môme reconnaître comme invraisemblable la trépa- nation posthume et 1 usage des rondelles comme amulettes, oppose à l'hypothèse d’une cause religieuse quelconque celle d'une cause théra- peutique qui aurait conduit exclusivement à la pratique de la trépana- tion dans les temps préhistoriques comme aujourd hui encore. Dans les cas où l’on ne peut découvrir des indices pathologiques de la ma- ladie, l’opération était pratiquée simplement pour permettre au mauvais esprit, qui aurait pu devenir ou qui était devenu la cause d’une ma- ladie, de s’envoler par le trou Hansen ne trouve rien de mystique dans la pratique de cette opération. Il nous présente, au contraire, la trépa- nation comme un procédé rationnel de la chirurgie, en harmonie avec les croyances de ces temps. Les sujets, qui résistaient à cette opération, auraient joui, suivant l'opinion des auteurs français, d'une certaine vénération à l'exemple des idiots qui actuellement sont encore considérés comme sacrés5. Beaucoup de cas de trépanation chirurgicale peuvent certainement avoir été déterminés par les causes relatives ou par d’autres causes ana- logues. Les cas qui peuvent être rapportés avec un certain degré de pré- cision à l'action thérapeutique sont bien peu nombreux. De nos jours, on essaie la trépanation contre I épilepsie6 et d autres dérangements nerveux par I écartement de parties osseuses qui peuvent exercer une pression gênante. Tous les manuels de chirurgie nous donnent des renseignements sur cette question. On connaît aussi la pratique des bergers, dans beaucoup de pays, de perforer le crâne des moutons atta- qués de la maladie du ver cérébral7. Parmi les cas préhistoriques, c’est probablement le dérangement dû à une exostose par compression qui a motivé la trépanation du crâne du dolmen de Montpellier-le-Vieux H. Celui de la caverne néolithique de Bray-sur-Seine9 présente une bles- sure qui embrasse le pariétal et le frontal du côté gauche, et qui déter- mina une osteitis rareficans exfoliativa; la trépanation de ce crâne ne peut avoir eu d autre but que d’écarter certains éclats ou fragments de séquestres; c est le premier cas d’une trépanation thérapeutique. Le crâne du tumulus de Nôve, dans les environs de Vence, pré- sente sur le côté gauche des anomalies dentaires qui doivent avoir été la cause de grandes souffrances. Ce crâne a été trépané avec succès sur le frontal gauche, en dessus de l’arc sourcillier et en avant de la crête temporale10. Un crâne de Cébazat11 a vraisemblablement été trépané par suite d’une blessure qui s’est aussi cicatrisée. Un crâne d’Lntre- Roche'* présente des indices de périostitis; mais comme l ouverture 11 trépanique n’offre aucune trace de cicatrisation, il est impossible de décider si la trépanation a été entreprise contre la périostitis ou si celle- ci est une conséquence de cette opération. Ce que l’on peut néanmoins reconnaître, c'est que la maladie ne termina qu’avec la mort. L'un des crânes adultes d’un dolmen de l’Aumède (fragments nos 3-5) aurait été opéré contre une exostose, ce que Broca met avec raison en doute1, étant données les faibles proportions. L’autre de ces crânes, du même endroit (n° 6), aurait été également opéré contre une maladie osseuse2. Broca considère aussi ce cas comme douteux3. La trépanation du crâne de Rousson de l’âge de cuivre, derniers temps néolithiques, doit vrai- semblablement être atribuée aux suites d’une blessure4 qu’il aurait reçue, pendant la jeunesse, dans la région fronto-temporale, laquelle aurait déterminé des perturbations cérébrales. La trépanation d’un des crânes de Mareuil-les-Meaux se rapporterait également à une blessure5. Une osteitis serait la cause de la trépanation du crâne de Lizières; le cas, toutefois, n’est pas tout-à-fait certain6. Les crânes d’Aerô et Varpelev7 auraient été trépanés à la suite de traumatismes (coups d’épée, etc.). Si l’on fait un examen comparatif des causes qui, de nos jours, conduisent les peuples naturels à la trépanation (voir plus loin), on arrive à ne reconnaître que des causes de nature thérapeutique. D après ce qui précède, cela paraîtrait être aussi l’unique cause qui aurait déter- miné la plupart des cas de trépanation chirurgicale préhistorique. Les cas de trépanation posthume paraissaient être d'abord assez ra- res; c’est seulement plus tard qu’ils se sont multipliés8. On ne leur si- gnalait primitivement qu’une seule cause: la préparation de rondelles9. Il est cependant assez probable que les croyances mystiques et supersti- tieuses doivent aussi bien entrer en ligne de compte, dans ces cas, comme pour ceux qui concernent la trépanation chirurgicale. Les croyances, qui peuvent être considérées comme la cause de cas de trépanation posthume, ont toutefois une autre origine. C’est ainsi que l’on peut admettre, com- me but de l’opération, l’extraction de la masse encéphalique pour en préparer peut-être un mets, à l’exemple de certaines tribus sauvages qui mangent la cervelle d’un ennemi10. Le crâne aussi pouvait être perforé pour être simplement suspendu, usage que l’on trouve encore chez les Dayaks11, et qui, d’après Strabo, existait aussi chez les anciens Belges qui suspendaient les crânes devant leurs habitations ou à leurs selles — un crâne de ce genre se conserve à la bibliothèque de Copenhague12. Pinza nous donne des renseignements assez complets d'usages analogues d’ossements humains13. Cartailhac ainsi que Pigorini se demandent si les crânes n’étaient pas perforés pour les vider et en préparer ainsi des trophées que l’on portait avec plus de facilité14 ou s’il ne s’agit pas d’une opération qui se pratiquait en même temps que les os étaient décharnés 12 pour la momification1. Moi-môme, j'ai pu constater un cas de trépana- tion posthume sur le crâne d'une momie bolivienne, pratiquée dans le but de remplir ce crâne d'une résine préscrvative. L'ouverture en avait été recouverte par un bandage fait autour de la tète. Plus loin, je donne une description complète de ce cas (voir planche IV). Il suffit de mentionner ici en passant (’) que l’on a voulu rattacher la trépanation posthume à la résection du foramen magnum, découverte par kopernicki * sur des crânes Ainos, et dont d autres cas aussi ont été postérieurement observés. Le but de cette opération, d’abord inconnue du moins pour ce qui concerne les crânes Ainos, a rei;u de koganei3 cette explication: les Japonais brisent le crâne des Ainos à l'aide d’un couteau qu ils introduisent dans la région occipitale pour profiter de la substance encéphalique et en retirer un spécifique contre la syphilis. On ne peut guère mettre en doute que le but de la trépanation pos- thume, dans la plupart des cas, ait été la préparation d’amulettes crâ- niennes. Mais il me paraît tout-à-fait invraisemblable que la trépana- tion chirurgicale ait été pratiquée aussi dans ce but. Il est possible que des fragments osseux, provenant d’opérations pratiquées sur le vivant, aient été recueillis dans l’un ou l’autre cas pour en préparer des amu- lettes crâniennes. Le plus grand nombre de ces objets provient indubi- tablement de la trépanation posthume; et il est probable que l’on profi- tait de préférence des crânes d'individus qui, de leur vivant, avaient souffert avec succès la trépanation chirurgicale. Prunières pense môme que toutes les rondelles provenaient de personnes opérées. Ces rondelles présentent sur leurs bords une région cicatrisée qui fait défaut lorsque la rondelle provient du voisinage de la région opérée*. L exemplaire de Lyon aurait été déposé comme viaticum à côté de la tète lors de la mort d’un individu trépané, et n aurait pénétré à l’in- térieur du crâne que postérieurement. La désignation de rondelle est préférable à celle d amulette, laquelle implique l’idée d’un emploi déter- miné5. Beaucoup de rondelles ont été artistiquement polies comme celle de Lyon; d'autres n ont été soumises à aucun travail après leur sépara- tion. Leurs dimensions varient, et la forme est régulière ou irrégulière6, généralement circulaire. Elles présentent souvent un et mèmedeux trous7, ce qui permet de les suspendre. Il est douteux que l’on puisse les rap- porter toutes à des êtres humains \ On a signalé un casv d’une rondelle du crâne d un animal. Une amulette perforée au centre du bois d’un cerf ne serait pas, d après Broca, une falsification, comme Prunières l a cru, mais simplement un objet d’ornement; le talisman arrive au rang (*) Je me propose de faire, dans un trarail ultérieur, une étude spéciale de la résection du trou occipital. 13 d’ornement1. Il est aussi assez fréquent de rencontrer des objets de ce genre préparés d’os humains. La première mention d’une rondelle remonte précisément à 1841. On considérait alors cet objet comme une cuillère; ce n’est qu’en 1 884 qu’il fut reconnu comme une rondelle2; et c’est la plus grande connue jusqu'à maintenant3. Broca suppose même que la statue de la déesse des grottes artificielles de Baye porte une rondelle au cou4, peinte de jaune5. Il est aussi très intéressant de mentionner ici la coutume des habitants de l’Ombrie, encore en usage maintenant, de porter des amulettes dis- coïdales, préparées de fragments de crânes humains, comme moyen de se préserver contre l’épilepsie6. L’usage des rondelles crâniennes répondait certainement à un but religieux et thérapeutique, à l’exemple des amulettes et des reliques. On sait que du temps de Louis XIV, comme le confirme la chronique, les crânes humains étaient considérés comme un remède officiel7; et l'habi- tude de beaucoup de personnes de nos jours d’emporter des fragments de crânes humains, récemment excavés8, est aussi un fait bien connu. Comme préservatif contre les maux de dents, on porte aussi des dents arrachées9. Dans certaines pharmacies de la Bavière, on vend des os wormiens10. On rencontra aussi un os wormien dans le tumulus néoli- thique de Boujassac11. Les exemples à l’appui de ce principe sont du reste encore loin d’être épuisés. Quant à la provenance des objets, crânes ou rondelles crâniennes, sur lesquels on a constaté des traces de la trépanation préhistorique, chi- rurgicale ou posthume, il faut citer, en première ligne, les dolmens de la Lozère qui, à part les objets qui ont conduit à la découverte de cette opération, ont fourni d’abondants matériaux12. Prunières possédait déjà, en 1884, une collection de 167 échantillons de ces dolmens13. Les dol- mens, comme on le sait, établissent précisément la transition entre l’âge néolithique et l’âge de bronze14. On a signalé aussi cette opération sur des objets provenant des dol- mens de Dévèzes15, de l’Aumède l6, de l’Etang-la-Ville17, de Port-Blanc (Morbihan)18, de Charente19, de Saint-Affrique (Aveyron)20, d’Epône (dol- men «de la Justice»)21, de Coppière22, de Mareuil-les-Meaux23, de Mont- pellier-le-Vieux24, de Quibéron (cas incertain)25, de la Salvage (Aveyron)26, de Meudon27 ; des grottes artificielles néolithiques de Baye28; des grottes néo- lithiques de Sordes29, de l’Homme-Mort30, de Beaumes-Chaudes31, d’Al- mières32, de Bray-sur-Seine33, de Feigneux34, de la Lozère35, de Buisse36, de Rousson près Salindres (Gard)37, de Nogents-les-Vierges38; des allées couvertes de Dampont39, de Coppière-sur-Epte40, de Mureaux41; des trou- vailles néolithiques de Cébazat42, de Saint-Martin-la-Rivière (Vienne)43, 14 d’Entre-Roche', d Avigny près de Mousseaux-les-Hray (Seine-et- Marne)1, de Molincourt5, de Crécy-sur-Morin 4, de Tours-sur-Marne 5, d'Auvernier6, de Vauréal7, de Moret8, du tertre Guérin9; des tumulus de Bougon10, de Maupas (Vienne)11, de Boujassac'1, de Nôve près Vence'5, de Crozon (Finistère)'4; des cimetières de l'âge de bronze de (Juisseny (Finistère)15, de Luxeuil'6; de trouvailles d’âge incertain de Moulin d Oyes'7, de Lizières (probablement de 1 âge du fer, cas incertain)18 de Wargemoulin (époque gauloise)'9, de Hermes (époque mérovingienne)10, de Jeuilly (VlIe-IXr siècle après J.-C.)1' et de Grugies, canton Saint- Simon, arrondissement Saint-Quentin (VIe siècle après J.-C.)11. On a signalé aussi un crâne sans provenance, trépané sur la région frontale15, et une rondelle conservée au Musée de Reims14. Les cas de Moutiers15, de Cocherel16 et de Puy-de-Dôme17 remontent au moyen âge. En Espagne, nous connaissons la trépanation préhistorique de Cabeza de Oficio (rondelle)1' et de divers autres points19; en Portugal, de Casa da Moura (néolithique)5" et d un tombeau mégalithique51; en Angleterre, de Mount Stuart, île Bute, Ecosse (âge du bronze)51 et de Eastris, comté de Kent55; en Belgique, de la caverne néolithique de Hastières34 et du cimetière franc de Limet 55; en Suède, de Harleby, Westgoterlandj6; en Danemarque, de Naes, île Kalster (âge de la pierre polie)57, d’Aerô5*, de Lundhofte 59, de Varpelev, Seeland ( première époque du fer)4°; en Alle- magne, de Giebichenstein près de Halle4', de Zschorna41, d’un tumulus thuringien (probablement âge du bronze)45, de Trêves (crâne d’une jeune romaine)44, et de Mâdelhofen (fin de l époque mérovingienne, cas incer- tain)45; en Pologne, de Ziemcin, Cujavie46; en Russie aussi, de Nicolo- Odojewsky, rive de la Wetluga, gouvernement Kostroma (âge de la pierre;47, de Koslowka, rive droite de la Kama, arrondissement de Jelabuscht- schisch (âge du bronze)48, de Kniaja-gora, rive du Dniepr, arrondissement kanew, gouvernement de kiew (probablement XVe-XVllle siècle après Jésus-Christ)49, de Chulam, territoire de Terek, Caucase (cimetière an- cien)50, et de kolomtsy près de Novgorod (âge de la pierre)51. On ne trouve pas dans la littérature des renseignements précis sur le crâne tré- pané russe, remis par M. Bogdanow à M. Mantegazza51, ni sur les crânes trépanés des cimetières de l arrondissement de Minussinsk55. Le marquis de Nadaillac suppose aussi que des anciens crânes d’Esthanie54 offrent des indices de la trépanation. En Bohème, la trépanation préhistorique est connue de Strupcicc près Bilin55; les cas de Sedlece56 n'ont pas été vérifiés57; il en est de môme de ceux de Wockowitz5*. En Moravie, on a aussi signalé cette opération de la grotte de Byciskala (âge de Hallstatt)59; en Suisse, des fondations la- custres de Locras (deux cas dont l’un'"' est douteux)6' et de Concise61; en Italie, enfin, de la Gava delle Arene candide65 et de la grotte de Cola64. 15 De nos jours encore, la trépanation est en honneur chez les mineurs de la Cornouaille (Angleterre)1 et chez les paysans du Monténégro2. On a aussi découvert des indices de cette curieuse opération dans les dolmens de Roknia en Algérie3; et les Kabyles de l’Aurès la prati- quent même encore de nos jours4. Aux îles Canaries, elle a été constatée chez les anciens Guanches par M. Chil y Naranjo5 ainsi que par von Luschan 6. Les quarante-deux crâ- nes d’anciens Guanches, conservés au Musée de La Plata, ne présentent toutefois aucune trace de la trépanation. En Amérique du Nord, on n’a signalé d'abord que des cas de per- forations crâniennes posthumes7 dans les anciens mounds (great mound de River Rouge, Michigan; mound de Sable River, Lake Huron, Mi- chigan; Devil River, Michigan). Ces perforations n’ont rien de commun avec la trépanation proprement dite8. Elles n’ont probablement été pra- tiquées que dans l’intention de permettre à l’une des deux âmes de l’in- dividu de visiter après la mort celle qui restait dans le cadavre9; ou elles proviennent simplement d’un morceau d’os arraché en scalpant le cuir chevelu (Petitot10). Les crânes de Madisonville11 et de Rock River12 pré- sentent des lésions traumatiques qui ont certaines analogies avec la tré- panation. Les spécimens d’un cimetière ancien de l’Etat de 1 Ohio et d un mound de Dallas (Illinois) offrent les uns des perforations analogues à celles que je viens de citer; tandis que les autres présentent des lésions produites par des coups de flèches13. Les premiers cas d’une véritable trépanation dans l’Amérique du Nord ont été signalés, je crois, d’abord par Farquharson14. Ces cas con- cernent les matériaux suivants: une rondelle crânienne d’un tumulus des environs de Davenport; la partie d’un crâne duquel avaient été en- levés, en les coupant, sept fragments circulaires, rencontrés par Pratt dans un tumulus de Pine Tree Creek, Muscatine County, Jowa; et un crâne préhistorique avec trois défauts osseux circulaires sur les tempo- raux et les pariétaux. De deux plaques osseuses du Mexique, M. Prunières crut recon- naître dans l’une d’elles une amulette crânienne15. Des preuves plus signi- ficatives de la trépanation dans ce pays ont été signalées dernièrement sur le crâne, probablement précolombien, d'une vieille femme, appar- tenant aux Indiens Tarahumares de la Sierra Madré16, et sur le crâne d’une autre femme d’une grotte près de Nararachic (Chihuahua)17. La probabilité de lésions traumatiques et pathologiques, pour ces cas, est cependant assez grande aux yeux de M. Schmidt18. 16 Les cas qui concernent l'Amérique du Sud demandent un examen plus spécial. Je les signalerai en recourant ce pays du nord au sud. M. le baron de Bave raconte' qu’un crâne trépané, provenant du haut bassin de 1 Amazone, a été signalé par M. de Monclar au Congrès des Américanistes de Turin. Le compte-rendu de ce congrès n’a pas paru encore. C’est dans l ancien Pérou que 1 on trouve les cas les plus fréquents de cette curieuse opération. Kn 1839, Morton représente, dans son grand atlas2, un crâne péruvien du temple du soleil de Pachacamac, otlert en don par le docteur Ruschenberger. Ce crâne présente «several vvounds of the occipital bone». Ces lésions dans la figure apparaissent cependant avec toute précision sur le pariétal gauche. Comme le crâne appartient à un homme, Morton croit que ces lésions lui ont été inférées dans une bataille. Je suppose qu’il s'agit d’ouvertures trépaniques. Ce même crâne se trouve représenté aussi superficiellement, dans ces contours, par Aitgen Meigs, en 1837.3 Ln 1 866, Gardner présenta à l’Académie de Médecine de New-York un crâne péruvien qu’il suppose trépané4. Je ne dispose malheureuse- ment pas de cette publication pour la consulter; c’est pourquoi je me borne à citer le cas. Je ne sais pas non plus si ce cas est le môme que celui devenu célèbre et signalé par Squier sur un crâne péruvien tré- pané, que Squier lui-mème remit, en 1867, à Broca, à Paris, pour en faire l’examen comparatif. Broca le présenta d abord à l’Académie de Médecine5 et plus tard à la Société d Anthropologie6. Ce cas est surtout important parce qu il marque le moment à partir duquel 1 attention re- lative à la trépanation devient générale. Ce crâne provient d un cimetière inca de la vallée de Yucay, à vingt-quatre milles à l est de Cuzco, Pérou. Ce cimetière, certainement précolombien, est à une mille de la station balnéaire Inca, le séjour de prédilection et le siège aussi de la famille royale. Ce qui attire, en pre- mier lieu, ( attention sur le crâne, c’est le mode d’opération: un mor- ceau quadrangulaire en a été détaché de Los frontal du côté gauche par le sciage suivant quatre incisions perpendiculaires deux à deux. Ce morceau présente à peu près les dimensions d’un fragment qui, aujour- d’hui, serait enlevé à l’aide du trépan. L’opération de ce crâne a pro- bablement été pratiquée à 1 aide d’un grossier ciseau ou d’une lame de couteau. Nadaillac7 suppose que l’instrument employé dans cette opéra- tion est une arme des anciens Péruviens. A juger par l’état de la lamina externa, Broca crut que le patient avait survécu à I opération de sept ou huit jours; Nélaton suppose que cette période peut même être portée à quinze jours. La cause de l'opération est incertaine. On ne découvre pas de lésions sur ce crâne. Certaines altérations ostéitiques de la tabula interna autour de l ouverture, dont le crâne devait être recouvert déjà 17 avant l’opération, permettent peut-être de conclure à une hémorrhagie sous la dure-mère. Broca estime que, si c’est vraiment le cas, l’on peut s’étonner réellement de la précision de la diagnose locale qui a présidé à l’opérationr. Ce même cas a été publié plus tard encore, en 1871-72 et 1877, par Squier2 qui l’avait signalé en premier lieu, et, dernièrement, par McGee3. Broca a fait observer aussi, par l’examen d'un crâne qui lui avait été envoyé par Senèze4, que les anciens Péruviens perforaient les crânes destinés à la momification, opération qui, jusqu’à un certain point, peut être rapportée à fa trépanation. Ce crâne présente à la base du frontal une perforation pratiquée de cette manière: sur le périmètre du morceau à enlever, on faisait une série de petits trous à l’aide d’un perçoir, après quoi l’on faisait éclater le morceau. Il est probable que l’on voulait par ce moyen vider le crâne; bien que, plus vraisembla- blement, l’on y introduisait une substance qui devait préserver la masse encéphalique de la putréfaction, car l’ouverture sur la tabula interna est relativement très étroite. Cette ouverture était fermée après l’opération au moyen d une plaque rectangulaire qui, on suppose, ne devait pas être de métal. En Egypte, suivant Hérodote, la masse encéphalique aurait bien été extraite par les fosses nasales. Wiener5 fait aussi mention de crânes péruviens qui auraient été perforés et fermés ensuite au moyen d’un morceau de courge. Il exa- mina au Musée Remondi, à Lima, deux crânes trépanés, fermés à l’aide d’une plaque de plomb. Muniz et McGee rapportent sur un crâne pé- ruvien trépané6, dans l’ouverture duquel entrait exactement une plaque travaillée d’une valve d’un mollusque qui aurait été égarée dans la suite. Broca7 appela aussi l’attention sur la coutume, qui aurait existé en Hongrie, de fermer les perforations pratiquées pour l’embaumement. On conserve, à Budapest, un crâne du XIIe siècle avec une lésion qui résulte vraisemblablement d’une perte de la substance, laquelle est remplacée par une plaque de cuivre. Les trous que présentent les bords de cette plaque sur tout son périmètre permettent de supposer qu’elle était cou- sue au cuir chevelu. Le premier crâne trépané par le râclage intra vitam, de l’ancien Pérou, fut envoyé à Broca par Wiener, en 1 87s8. On y observe, dans la région supérieure du front, une ouverture ovale, à bords obliques cicatrisés. Ce crâne provient, comme Wiener le fit savoir plus tard9, d’un cimetière au nord de Trujillo. Otis T. Mason publia, en 1 88 5, un travail sur un autre crâne tré- pané, recueilli avec les momies ainsi que d’autres crânes10 dans un cimetière à Chaclacavo, près Chorica, une montagne des environs de Lima, à 4000 pieds d altitude environ. Ce crâne est déformé. Il 18 présente sur le milieu du frontal une ouverture pratiquée par une main peu exercée et renfermée dans un polygone de huit côtés. Ce polygone a d’abord été taillé dans l'os duquel on a fait ensuite sauter la masse par éclats pour obtenir l’ouverture mentionnée. Le motif de l’opération est incertain. .Mason la considère comme posthume. On découvrit, en outre, sur ce crâne, après que le cuir chevelu en fut enlevé, une autre petite ouverture dans la partie antérieure de la suture sagittale. Masony voit un cas d’ouverture congénitale, ou bien un traumatisme, ou bien encore un cas d une opération antérieure. L’ouverture est, en tout cas, cicatrisée. Trois autres crânes trépanés sont décrits par Mantegazza’. Le pre- mier appartient à une femme et fut recueilli dans la grotte de Zanja- huara, près Huaracondo, province de Anta, département de Cuzco. C’est un cas des plus intéressants, car on y découvre les indices de deux essais trépaniques, ainsi que de deux opérations trépaniques réel- lement exécutées. Les deux essais trépaniques de ce crâne paraissent avoir été entrepris à la même époque. Ils affectent chacun un pariétal sur une surface en forme de demi-lune dans le voisinage de la suture sagittale. La lamina externa et spongiosa a été simplement gratté?; sur le côté gauche uniquement, il y a eu une perforation insignifiante, com- plètement cicatrisée. A un niveau inférieur, dans la région où vient se réunir la suture sagittale à la suture lambdoïdaîe, on découvre deux ouvertures trépaniques, une sur chacun des pariétaux L’ouverture sur le pariétal gauche est ovale; celle du pariétal droit est double en forme de oc. Elle est produite par deux trous de dimensions différentes. Ces deux ouvertures trépaniques ne présentent aucun indice de cicatrisation*. Le deuxième cas3 concerne un crâne féminin probablement. Il est déformé de la manière généralement connue chez les Aymaras. On v observe, sur le frontal, du côté gauche, directement au-dessus de l’arc supercillaire, une très grande ouverture trépanique, due au râclage, ainsi qu’une autre petite ouverture séparée de la précédente par une bride osseuse très faible. Cette deuxième ouverture se trouve directement au-dessus de l’orbite. Elle est cicatrisée de même que la première. Man- tegazza suppose, comme cause de l’opération, une «lésion traumatique». Je serais plutôt disposé, étant donnée la position si particulière et tout- à-fait caractéristique de ce cas, à croire directement à la névralgie su- praorbitale, à l’exemple du cas étudié par von Luschan4 sur un de ses crânes trépanés de Guanches. Le troisième cas5 concerne un crâne adulte, masculin probablement, déformé ainsi que le précédent et provenant de Ollantaytambo. Il pré- sente deux ouvertures trépaniques assez grandes, à bords en biseau et cicatrisées. L’une de ces ouvertures se trouve dans la région droite du frontal au ptérion; l’autre affecte le pariétal dans l’angle précisément formé par la suture sagittale et la suture coronale. 19 Bartels a décrit et représenté1 un crâne trépané de Pisac, Pérou. Ce crâne est la propriété du Musée Royal Ethnologique de Berlin. L’ouver- ture irrégulière, assez grande et à bords droits et cicatrisés, se trouve exactement sur le ptérion gauche. D’après M. Albert S. Ashmead2, un crâne de Pachacamac, près Lima, Pérou, de la collection Bandelier de l’American Muséum of Na- tural History, New-York, montre dans la région supratemporale, sur la suture frontopariétale, des indices d ulcères syphilitiques que l’on aurait cherché à isoler et à faire disparaître par une incision circulaire. Je ne veux me prononcer sur le point de savoir si l’on se trouve en présence d’un cas de trépanation. C’est le docteur Manuel Antonio Muniz, médecin en chef de l'armée du Pérou, qui a fait connaître la collection la plus importante de crânes péruviens trépanés. Par ses soins, cette collection est arrivée au Musée National des États-Unis de l’Amérique du Nord. Un seul crâne de cette collection se trouve à l’United States Army Medical Muséum. Cette col- lection fournit les matériaux de nombreuses communications de McGee3, dont un certain nombre, je suppose, m'auront échappé. Les communi- cations préliminaires furent suivies d’un grand travail4, excessivement détaillé et accompagné de nombreuses planches, publié en 1897. Des mille et quelques anciens crânes péruviens de la collection Muniz, dix-neuf sont trépanés, soit le deux pour cent approximative- ment; plusieurs le sont deux fois et même trois fois, de sorte que l’on compte vingt-quatre lésions provenant de la trépanation. Sur ces vingt- quatre cas, treize se rapportent à des individus qui ont supporté avec succès l'opération, six ou sept indiquant que la mort est survenue pen- dant ou peu après 1 opération. Il s’agit certainement, dans ces cas, d’opérations motivées par des traumatismes dangereux. Sur onze crânes qui présentent seize trépanations, il n’est pas possible de faire d’indica- tions précises relatives au but de l’opération. Le succès dans ces cas est plus favorable. McGee avance pour ceux-ci et sans raison, à mon avis, une cause «thaumaturgique» (religieuse et mystique). La morta- talité est insignifiante. Ces crânes, pour la plupart, sont adultes et appartiennent presque en totalité à des hommes. Les déformations sont assez fréquentes. Le pro- cédé suivi dans l’opération est celui que j’ai relaté pour le premier cas de Squier: incisions rectilignes ou curvilignes en direction perpen- diculaire deux à deux et enlèvement du morceau ainsi circonscrit; ou bien celui que nous connaissons du deuxième cas de Wiener, soit le ràclage. Les dimensions et la forme des ouvertures sont très variables. Dans l’un et l’autre procédé, l’instrument employé est en pierre, ce qui est assez surprenant. On ne peut pas dire que l’opération se faisait pré- cisément avec soin. Une comparaison de ces cas prouve, au contraire, 20 que l'opération se faisait sans prendre en considération les rapports anatomiques. La supposition de Broca, qui nous parle d’une diagnose précise dans le cas de Squier', est insoutenable Sur un de ces cas, remarquable par une ouverture trépanique, grande, allongée et rectan- gulaire (n° i 9), cette ouverture avait été refermée au moyen d’une plaque faite de la coquille d’une bivalve (plate of shell), qui y entrait exacte- ment. Ce sujet n a pas survécu longtemps à l’opération, et l’on y dé- couvre de faibles traces de periosteitis qui l’on peut attribuer soit au traumatisme soit à l’opération môme. Huit autres anciens crânes péruviens trépanés, qui se conservent au Musée de Cuzco, sont aussi figurés dans le grand travail de McGee*. Macalister fait aussi mention de deux crânes trépanés qui se trouvent dans une collection de quatre-vingt-sept crânes précolombiens3. Je dois à 1 extrême amabilité de M.le docteur Berg, directeur du Musée National de Buenos Aires, de pouvoir faire connaître un crâne péruvien qui se trouve dans les collections de cet établissement. Je suis heureux de le remercier ici de sa complaisance. La provenance de ce crâne n est malheureusement pas connue avec précision. L étiquette porte l’in- dication: « Donacion D. Mariano Lozano.» D'après le donnateur, le crâne appartiendrait à la momie d une femme péruvienne, obtenue par le Musée de la même manière que le crâne (*). Il n’en est pas ainsi tou- tefois. La position de la momie avec le corps incurvé en avant met déjà cette hypothèse en doute. De plus, un examen comparatif des vertèbres de la région cervicale de cette momie, qui toutes sont présentes y com- pris l’atlas, avec une autre série complète de vertèbres cervicales, liées encore entre elles par des ligaments, prouve que le crâne en question appartient en réalité à cette série de vertèbres offertes également en don par M. Lozano et non â la momie. (*) La première mention Je ces momie» se trouve dan». Sumarto sobre la fundacion y loi progrès'* del Museo Public» de Buenos Aires, «Anale» del Museo Pûblico Je Buenos Aires», tomo I, Buenos Aires, 1864, page 1-1 1, spéc. page 6: «El scAor doctor Aguirre ha mandad» nuevamente al Museo do» momias del Perû. como regalo del seftor doctor Lo/ano al esubleci- miento.»—Carra rua se réfère À cette notice dan» un compte-rendu: «Anale» del Museo Pûblico de Buenos Aires etc., par Angel J. Carran/a, Revista de Buenos Aires, tomo VII, 186S, page 373-383», et dit page 379: «que dos momias, que pertenecieron al doctor don Francisco Mar- tinez Do b las, a caban de ser regaladas al Museo». Ce sont des même» cas auxquels Luis Jorge Fontana fait allusion dan» un petit opuscule (El arie de embalutmar y lai momias egipcias y peruanas del Museo Pûblico. Extrait de la «Revista de Buenos Aires», 1870, page 3 1), quand il dit que les momies péruviennes sont simplement desséchées sans avoir été soumises A aucune ma- nipulation particulière.— 21 Il n'est cependant pas douteux que toutes ces pièces proviennent du Pérou. Le crâne se caractérise par la déformation artificielle bien connue des crânes de cette provenance. La planche I, qui accompagne ce travail, renseigne assez bien sur le degré de cette déformation. J’omets une des- cription détaillée. Ce crâne est de couleur jaunâtre, et il est recouvert encore de grands lambeaux du périoste et des ligaments, de sorte qu’il ne peut pas re- monter à une très haute antiquité. Il paraît toutefois d’origine préco- lombienne, attendu que la sécheresse du climat, dans cette région de l’A- mérique du Sud, favorise d’une façon extraordinaire la conservation des cadavres qui se dessèchent complètement sans se décomposer. Le maxillaire inférieur de ce crâne est aussi présent. Il n’est pas figuré dans ce travail dans le but unique de rendre plus facile la com- paraison avec un crâne bolivien du Musée de La Plata (voir planche II), qui sera décrit plus loin. Ce crâne présente sur le côté gauche de la capsule crânienne une perte de la substance osseuse, qui embrasse la moitié postérieure gauche du frontal, de telle manière que le bord postérieur de l’ouverture corres- pond au segment gauche de la suture coronale. Cette perte de la sub- stance osseuse commence à deux centimètres du bregma, s’étend sur le frontal pour atteindre de nouveau le pariétal trois centimètres au-dessus du ptérion, après avoir décrit un arc irrégulier en avant. Le bord pos- térieur de 1 ouverture qui correspond, comme je viens de le dire, au segment gauche de la suture coronale, est presque rectiligne. C’est le contour libre seulement de l’ouverture qui est ainsi décrit; car il est à remarquer que le bord présente un biseau très aigu, qui n’a pas moins de un à un et demi centimètres de largeur, de façon que le pariétal se trouve aussi affecté. L’angle d inclinaison de ce biseau est assez constant sur tout le pourtour. C’est le bord inférieur sur le fron- tal qui a l’angle d’inclinaison le plus fort; tandis que le plus faible s’observe au fond postérieur sur le pariétal où il est aussi moins cons- tant, et où la surface en biseau est aussi plus irrégulière, et parsemée de rugosités et de proéminences. La rugosité s’observe aussi particulière- ment sur un avancement du frontal sur le bord supérieur de l’ouverture (voir planche I). Le diamètre de l’ouverture est assez considérable; il atteint, dans sa plus grande longueur, six centimètres; et le petit diamètre est de quatre centimètres. Le contour libre de l’ouverture est assez aigu et présente assez de régularité, abstraction faite de l une ou l’autre échancrure. L’a- vancement le plus important, déterminé par ces échancrures, est préci- sément celui dont je viens de parler sur le frontal, du côté supérieur de l’ouverture et dont la rugosité de la surface est particulièrement ac- centuée. 22 Il est presque superflu d ajouter que les bords de cette ouverture sont complètement cicatrisés. Comment expliquer la cause de cet accident? Il est à remarquer, en premier lieu, que cette ouverture est très vieille; la callosité en est complètement résorbée. D'autre part, on observe sur les bords de petites lamelles ostéophvtes, dirigées vers l'intérieur. Ce qu’il y a eu encore de plus remarquable peut-être, c est que la moitié droite du frontal est dé- cidément plus développée, relevée et comme boursoufllée. Kl le fait saillie, et sa voussure se détache bien du pariétal. Le pariétal droit, à vrai dire toute la moitié droite du crâne, a aussi un développement plus fort, ce qui ressort parfaitement de l’examen direct de ce crâne. J’ai fait mention plus haut du cas de Cibournios (dolmen de la Lozère) dans lequel le pariétal gauche est trépané. Le pariétal droit a un plus fort développe- ment, et la suture sagittale est incurvée. Broca voulait conclure de ce cas que la trépanation se pratiquait uniquement chez les enfants'. Une pareille assymétrie, bien qu'à un moindre degré, se présente aussi sur notre crâne; et l’ouverture a dù y être pratiquée alors que le cerveau, c est-à-dire le crâne, était encore dans sa période de croissance. Cette remarque ne nous fournit cependant pas encore une solution du problème. L on pourrait admettre une blessure qui aurait déterminé la forma- tion de séquestres et l’élimination des parties mortifiées du frontal. L’ir- régularité de 1 ouverture et la coïncidence du bord postérieur avec la suture coronale constitueraient certainement une preuve à l'appui de cette hypothèse. Cette explication ne justifie toutefois pas d’une manière assez satisfaisante les dimensions de l’ouverture. Les traces d’autres lé- sions, de fissures en particulier, qui certainement devraient accompagner un cas de cette importance, font aussi totalement défaut. Il me parait beaucoup plus vraisemblable de croire à la trépanation de ce crâne; d autant plus que des cas de ce genre sur des crânes péru- viens sont assez communs comme il résulte des citations faites plus haut. L irrégularité des bords de 1 ouverture pourrait être attribuée à l’in- égalité dans la croissance des ostéophytes. On ne comprend cependant pas bien pourquoi le bord postérieur correspond exactement à la suture coronale. Il paraîtrait dès lors que la partie, qui doit avoir été enlevée du pariétal, aurait été remplacée par la cicatrisation complète par hasard seulement jusqu'à la région de la suture coronale. L état spécial de ce crâne, dû à l’âge de la blessure, ne facilite pas la diagnose précise. Des indices, qui éclaircissent la cause de la trépanation, font aussi absolument défaut. On n’observe non plus des traces d’accidents ou de lésions des parois osseuses qui pourraient avoir motivé la trépanation. On ne découvre pas non plus d anomalies dentaires, qui, dans le cas de N6vea, auraient sollicité l’opération. 23 Malgré tout, je m'incline à considérer ce cas comme appartenant à une ouverture trépanique. C’est l’explication à la fois la plus rationnelle et la moins forcée qui lui convienne. La méthode suivie dans l’opération était probablement le râclage. Je n’entreprends pas des mesures et une description spéciale de ce crâne qui, du reste, ne seraient ici pas à leur place. Je veux m’arrêter également sur deux cas inédits du Musée de La Plata. Les deux cas se rapportent à la Bolivie. L un deux est un crâne du type aymara, présentant une déformation extraordinairement pro- noncée. Ce crâne est rotulé: «La Paz, B. J. Montero, Enero 1891» et provient certainement de la Bolivie. Sur le segment gauche de la su- ture coronale, à une certaine distance entre le bregma et le ptérion, il offre une surface de résorption de la substance osseuse qui embrasse éga- lement le pariétal et le frontal (voir planche II). Cette perte de substance est en forme de demi-lune dont le croissant est dirigé en bas. Les bords en sont complètement cicatrisés et présentent la régularité d’une incision faite avec le couteau. La partie qui limite 1 arc supérieur de cette surface est irrégulièrement creusée et présente, dans la région de la suture coro- nale, un enfoncement assez prononcé qui s’avance vers la partie médiane. La partie, qui limite le bord inférieur, présente des inégalités encore plus prononcées. Sur l’angle postérieur du croissant, on observe un grand ostéophyte. A un niveau inférieur de ce défaut, à un centimètre approximati- vement de la suture avec le squamosal, part une fissure cicatrisée qui se dirige en bas, et qui est encore parfaitement reconnaissable. Sur le squa- mosal, cette fissure se bifurque. L une des branches est dans la direc- tion même de la fissure principale; elle est fermée, cicatrisée et à peine reconnaissable. L’autre, que l’on peut considérer comme la prolongation de la fissure principale, est bien claire et se dirige en arrière vers le po- rus acusticus dont elle atteint le bord, et se continue sur la paroi su- périeure du méat auditif. Cette dernière branche s’est aussi complètement refermée; elle n’est restée ouverte que sur une partie de la paroi du méat auditif. On découvre aussi sur la planche II que, dans la région qui précède immédiatement le porus acusticus, cette branche de la fissure est le mieux reconnaissable. J’ai cru reconnaître, dans ce cas, une trépanation typique qui aurait été déterminée par un traumatisme de la paroi gauche de la capsule crâ- nienne avec une fissure dirigée en bas. La cicatrisation aurait eu le meilleur succès. Je l'ai même présenté comme tel, en le rattachant à un 24 autre cas du Rio Negro (*), devant la section de médecine du premier Congrès scientifique latino-américain en faisant cette même relation'. Dans la discussion qui s'ensuivit, le docteur Daniel J.Cranwell, de Bue- nos Aires, manifesta «que, comme conséquence du traumatisme, il s'était produit une ostéomyelitis dont les séquestres s'étaient éliminés, donnant origine à l'orifice que l'on observe actuellement». Le docteur Rascual Raima, de Buenos Aires, participa aussi de cette opinion. «Il croit à une ostéomyelitis qui aurait même déterminé la formation d une partie osseuse supplémentaire, due au périoste qui serait devenu actif et aurait donné lieu à cette néoformation.» A ces observations, j’insistai sur ma détermination à laquelle j étais arrivé par comparaison avec d’autres cas analogues. Maintenant, je suis convaincu qu'il ne s agit pas d'un cas de trépanation, et que ce crâne n a souffert aucune operation. C est simplement un cas de traumatisme. Il s'agit d une infraction par suite de laquelle une partie de la paroi de la capsule crânienne, précisément celle qui correspond au bord inférieur de la surface considérée, a été enfoncée. On reconnaît encore sur cet en- foncement la linea temporalis inferior. C est aussi cette fracture qui a déterminé la fissure dont il est parlé plus haut. Il est à constater, toute- fois, que cette fissure a son origine dans la région de l’ostéophyte, et qu elle limite I enfoncement de la partie postérieure inattaquée des parois de la capsule crânienne. A partir de un centimètre en dessus du ptérion, elle présente précisément les caractères reconnus plus haut. Il est probable que nous nous trouvons en présence d une blessure produite par une arme contondante, peut-être par un coup de massue. Toujours est-il que la cicatrisation a eu le succès le plus parfait sans l intervention d'une opération auxiliaire. Le troisième cas, auquel je veux m’arrêter, concerne la tète dessé- chée d’une momie conservée aussi au Musée de La Rlata, et provenant de Bolivie (planches III et IV). Klle a été obtenue en don de la Société Scientifique Argentine de Buenos Aires. Il ne s agit pas d’une trépanation proprement dite, sinon d une perforation ou plutôt d'une craniectomie. Cette tète a été sciée du tronc dont elle est séparée: et le tronc lui-mème fait détaut. couleur est le brun caractéristique des parties charnues desséchées. De même que dans les deux cas antérieurs, il s’agit d’un crâne de ( ) Quant à ce crine du Rio Negro, qui a fait l'objet principal d'une de me» conférence» au premier Congrès scientifique latino-américain, je m'en occuperai plu* spécialement dan» une communication qui paraîtra dans cette même Revue. 25 déformation cylindrique. Il est enveloppé d'un bandeau, disposé suivant la rainure probablement comme le sujet le portait du vivant. Ce ban- deau se compose d’un bandage terminé par des franges. Le bandage proprement dit mesure 5 i centimètres de longueur sur 5 centimètres de largeur; la longueur totale étant de i mètre 70. Il est tissé de fibres végétales et porte comme ornement des lisérés parallèles de couleur noir- brune, jaune-brune et rouge vineux (voir planche V). En enlevant ce bandeau, je découvris d’une façon tout-à-fait inat- tendue les lésions si caractéristiques et certainement posthumes qui ont été inférées à ce crâne. Un morceau du cuir chevelu, en forme ovale, est enlevé sur la moitié droite de l’occipital où se trouve le torus occipitalis, qui est très large, bien développé et de surface assez régulière. La surface de l’os, mise à nu, a son plus grand diamètre dans le sens vertical. Il est de 6,5 cen- timètres tandis que le plus petit diamètre n’en a que 4,5. Les bords de l’incision sont droits et le cuir chevelu, dans cette région, est relati- vement peu épais. Il est probable, comme on le verra, que l’on ait voulu pratiquer une ouverture sur ce crâne après la mort de la personne; et que l’on y aurait renoncé en présence de la dureté de l’os. On ne découvre tou- tefois sur l’os aucune trace de râclage ou d'incision (planche III). C’est alors que l’on aurait repris l’opération sur le côté droit de la tète où se trouve enlevé un très grand morceau de cuir. Postérieure- ment. l’incision est pratiquée à la région pariétale, passe devant l'oreille et se dirige en bas pour atteindre l’angle de la mâchoire inférieure; de là, elle suit le bord inférieur de cette mâchoire et arrive presque au men- ton (voir planche IV). Antérieurement, la ligne d’incision est plus irrégu- lière. Elle s’avance en formant un angle dont le sommet atteint le front, et passe derrière l’angle externe de l’orbite; de là, elle se dirige en bas dans une direction plus ou moins parallèle à la postérieure, atteint le coin de la bouche et vient se réunir à la précédente près du menton. C’est ainsi que se trouve enlevé, sur le côté droit du visage, une grande lanière de la peau assez large en haut et étroite en bas. Les gaines mus- culaires et les muscles se sont conservés en grande partie. On a pratiqué ensuite sur ce crâne une perforation plus ou moins dans la région moyenne du segment droit de la suture coronale, par la- quelle on a enlevé un grand morceau irrégulier du pariétal et du frontal. Cette ouverture est vraisemblablement due à une incision faite au moyen d’un instrument métallique tranchant. Les bords de l’ouverture répon- dent tantôt à une section droite, tantôt à une section oblique, inclinée du dedans au dehors de telle façon que le bord externe de l’os surpasse le bord interne. Plus tard, l’ouverture sur le bord antérieur a été recou- verte par la peau qui s’y est desséchée. Les méninges ont été aussi perforées dans cette opération. Sur la 26 planche correspondante, on voit en partie le trou qui traverse la dure- mère, laquelle s est considérablement retirée en se desséchant. Quant au but de toutes les manipulations auxquelles ce crâne a été soumis, il ne peut y avoir de doute: la masse encéphalique a été retirée de la capsule crânienne pour la substituer, dans l’embaumement, par une masse formée de résine et de tissus végétaux, qui, primitivement, devait remplir complètement cette cavité, mais qui, par une diminution de son volume, produite par le dessèchement de la substance, laisse actuellement une partie de sa capacité vide. Ce procédé ne devait avoir d autre but que la conservation du sujet. Ce but aurait cependant été atteint sans qu’il fût nécessaire de recou- rir à ces manipulations, car on sait que, dans les pays chauds et secs, les cadavres se dessèchent et se conservent parfaitement. Le remplissage de la capsule crânienne d une masse résineuse n’a pas eu non plus dans ce cas une influence pour sa meilleure conservation. Que des procédés de cette nature aient été en usage chez les ancien- nes peuplades de l’Amérique du Sud, est un fait connu. Dans [Histoire de la découverte et de la conquête du Pérou, par Zarate (*), on lit à la page 16: «Dans chaque Temple, il y a deux figures en relief ou deux statues de Boucs noirs devant lesquelles ils font continuellement brûler du bois de certains arbres du païs, qui sent fort bon; mais quand ils en ôtent l'écorce, il en distille une liqueur dont hodeur est si forte qu elle en est désagréable, et si on oint de cette liqueur un corps mort, et qu'on en fasse couler dans le corps parla bouche, il se conserve sans se corrompre.» A la page i 7, on lit aussi: «Dans quelques Temples, particulièrement dans les villages qu’ils nomment de Pafao, on voyoit à tous les piliers des corps d hommes et d enfants attachés en forme de croix, et qui étoient si bien embaumés, ou la peau si bien enduite de la liqueur de ces ar- bres dont nous avons parlé qu'il n'en sortoit aucune mauvaise odeur.» On trouve aussi dans la Historia de las Indias, de Francisco Lopez de Gomara (’’) pages 181-2, le passage suivant: «Sepultanse debajo la Tierra, i algunos embalsaman, echandoles vn licor de Arboles olorosi- simo por la garganta. ô vntandolos con Gomas.» Pour ce qui concerne la résine de remplissage de la tète de la momie qui m occupe, c est une substance d'un brun jaunâtre dont la masse est parcourue de fibres végétales, et qui se réduit facilement en poudres. File dégage une odeur légèrement aromatique en brûlant et la flamme est chargée de suie. La nature résineuse de cette substance a été établie par (’) Histoire de la décousent H de la conquête du Pérou, traduite de l'espagnol d Augustin de Zarate, par S.D.C., tome premier. A Paris, par la compagnie des libraires, MbCCXLII. Avec privilège du roi. (**> Francisco Lorca oc Gomara: Historia de tas Indias. Madrid 1749. 27 un chimiste de ma connaissance. Comme une analyse quantitative de cette substance ne conduirait pas à la détermination de la plante qui l’a fournie, il y a renoncé. Ce cas fournit à la science un résultat d’autant plus intéressant qu’il confirme précisément les communications des anciennes chroniques. Il serait recommandable de soumettre à des investigations de ce genre les momies qui présentent des lésions à la tête. Pour compléter cet examen de la trépanation préhistorique et ethno- logique, il ne sera pas sans intérêt de passer à l’Argentine. Un crâne de Caranga, sur la frontière argentino-bolivienne, légère- ment déformé d’après le type de Natchez, présente une ouverture trépa- nique fraîche sur le tuber pariétale gauche. Un autre crâne de Pueblo Viejo, dans les gorges de Tucuté, province de Jujuy, département de Cochinoco, a l’occipital aplati au point de pouvoir reposer en équilibre sur cet os, ce qui, d’après Virchow, est une preuve de déformation artifi- cielle, opinion qui est cependant mise en doute par de Luschan 1. On ob- serve sur le tuber pariétale gauche de ce crâne une surface de la gros- seur d’une pièce de deux marks, assez régulièrement circulaire, dont les bords polis sont inclinés vers le centre où elle est percée. Cette ouver- ture présente une saillie osseuse analogue aux cicatrices qu offrent certains cas de trépanation2. Je considérais un crâne du Rio Negro «qui montre un commence- ment de râclage au pariétal», présenté à Paris par Moreno3, comme un cas de trépanation imparfaite sur le vivant. Comme ce crâne est un des plus anciens de l’Amérique du Sud, l’on se trouverait en présence du premier cas connu d’une opération médicale pratiquée dans l'Amérique du Sud ou plus particulièrement dans la République Argentine. C'est à ce point de vue que je le présentai au premier Congrès scientifique latino- américain où la trépanation fut objectée4. Depuis, je suis revenu aussi de mon opinion en ce sens, comme je le démontrerai sur ce cas même d’une manière irréfutable dans un travail subséquent, qu’il s’agit sim- plement d’un essai inachevé de perforation de ce crâne sur le mort, soit d’une trépanation posthume, comme l’appellerait Broca. Je me réserve, je le répète, de traiter ce cas dans un travail spécial. Au Chili, il n’a pas été rencontré de crâne trépané. Au Musée de Santiago de Chile même, il n’existe pas non plus, à m’en référer à la bienveillante communication de M. Philippi, de pièces concernant cette opération. 28 Pour terminer, je veux jeter un coup d’oeil sur la Polynésie. Les premières communications relatives à la trépanation dans cette région du globe remontent à i 874, et se trouvent à Samuel Klla1. Klle se réfèrent aux indigènes d’Uvea, une des îles de l'archipel de la Loyauté, qui vivaient à 1 âge de la pierre. L auteur signale, comme causes de l'opération, les maux de tète, la névralgie, les affections cérébrales en générai et le ver- tige. L opération, qui alors se pratiquait a laide d une dent de squale, se fait aujourd hui à 1 aide d éclats de verre. A ces communications d hlla, se rapporte une notice parue égale- ment en 1874 *. I) après la même les insulaires soumettent aussi au rà- clage les os longs des extrémités (cubitus et tibia) pour combattre le rhu- matisme. Les instruments employés dans cette opération sont de verre. I urner confirme, en 1884, la pratique de la trépanation chez les indigènes d l vea4. Les coquillages de mollusques auraient fourni, d après cet auteur, les instruments employés dans l'opération. Il indique également comme cause de l’opération les maux de tète. Il prétend que l'ouverture souvent se recouvrait à l'aide de fragments de la coquille d une noix de coco. Dans cet intervalle, la trépanation fut aussi signalée, en 1875, de Tahiti5. Lesson adressait un rapport circonstancié à ce sujet à la Société d Anthropologie de Paris qu’il accompagnait de tous les instruments em- ployés dans cette opération. La publication de Topinard, annoncée en ce même endroit, n a pas paru. Marny*, se référant à certaines communications, prétend que la tré- panation a aussi été en honneur chez les insulaires de Pomoton. Il ne mentionne toutefois rien de précis. C’est Mantegazza qui décrit, en t8867, le premier crâne trépané de la Polynésie. C'est aussi «la première preuve directe» de l'usage de la trépanation dans cette région du globe. Ce crâne provient du village de Cocchi sur le Hy River de la Nouvelle-Guinée. Ln deuxième crâne de la Nouvelle-Calédonie est publié par Hansen en 1895*. Le crâne d une momie de la Nouvelle-Calédonie aussi fut décrit par Bartels9; de Luschan oppose cependant des objections à ce cas10. Ce même auteur" ne reconnaît pas non plus comme absolument authentique le cas de la photographie d'un crâne trépané d origine nouvelle-calédonienne, soit di- sant, provenant de la succession de M.de Hochstetter. Les premières communications sur un crâne trépané de la Nouvelle- Bretagne, de la collection de Dresden, sont dues à M. de Luschan1*. Plus tard, il a décrit aussi trois autres crânes trépanés de la même provenance*3. Ce qu’il y a de plus remarquable, dans ces trois cas, c’est la cicatrisation qui se présente sous forme de rainure allongée et fait supposer que le ràclage n aurait été pratiqué que dans une seule direction. 29 A part de ces preuves directes de la trépanation, M. de Luschan fournit aussi des preuves tirées de la littérature: un article du Révérend John A. Crump1 qui décrit l’opération complète telle qu’elle se pratique en Nouvelle-Bretagne, et des extraits d’une lettre du docteur Hahl, qui confirment et complètent les indications de 1 article cité. Je suis à la fin de cet aperçu sur la trépanation telle qu elle nous est révélée par l’histoire préhistorique et l’ethnologie. Par là, je ne veux pas dire que la question soit épuisée. Il est évident que l’étude directe des matériaux nous réserve encore bien des surprises. Les peuples primitifs, de même que les peuples préhistoriques, se caractérisent évidemment par une plus grande résistibilité à l’infection et une sensibilité moins pronon- cée aux douleurs que les peuples de la civilisation moderne. Bartels2 fait remarquer avec beaucoup de justesse que la sensibilité des êtres hu- mains aux douleurs provoquées par un traumatisme ou par une opération chirurgicale sans asepsie est excessivement variable, et que l’une des cir- constances les plus importantes dans son appréciation est le degré plus ou moins élevé de civilisation. NOTES Abréviations: — B. S. A. P. = «Bulletins de la Société d'Anthropologie de Paris». B. S. A. L. ss «Bulletins de la Société d'Anthropologie de Lyon». B. S. A. Br. = «Bulletins de la Société d'Anthropologie de Bruxelles». Mat. = «Matériaux pour l'histoire primitive et naturelle de l'homme». A. F. = «Association française pour l’avancement des sciences». Z. E. V.= «Verhandlungen der Bcrliner Gesellschaft für Anthropologie, Ethnologie und Urgeschichte». A. f. A. == «Archiv für Anthropologie». C. f. A. sr «Centralblatt für Anthropologie, Ethnographie und I ’rgeschichte, herausgegeben von Buschan». Notes de la page 3: — 1. Assezat et Collin eau: [Revur française, concernant les volumes des llulletins de la So- ciété d'Anthropologie de Paru. 1874-75]. «Revue d’Anthr.», 187», p. 335-338. 2. Atlee, Walter F.: Prehistnric trephining. «The Medical News». A weckly Medical Jour- nal, vol. XLII, January-June, i 883, Philadelphia. Henry C. I.ea’s Son & Co.. Sa- turday, April 14, t883, n* i5, p. 426. 3. Baron de Baye: lus trépanation préhistorique. Paris, 1876. Id.: Les amulettes crdniennes à l’dge de la pierre polie. Tour», 1878. «Bulletin monu- mental», 1878, n* 6. 4. Bertillon: Des amulettes crdniennes et des crdnes perforés. «La Nature», Pari», 1875, I, p. 298-300. 5. Buceland, Miss A. W.: Surgery and superstition in neolithic limes. «Journal of the Anthrop. Inst, of Great Britain and Ireland», l.ondon, 1881-82, XI, p. 7-2 1. Avec- discussion (Rudler). 6. Bi-schan G.: Trépanation, dans «llandwftrterbuch der Zoologie». Tome VIII, 1898, Breslau, Eduard Trewendt. 7. Fletcher, Dr. Robert: Cramai amulets and prehistoric trephining. «Transact. of the anthr. Soc. of Washington». Volume I. Washington, 1882, p. 47-51. 8. Hoernes, Dr. Morii: Die Urgeschichte des Menschen nach dem heuttgen Stande der M’isam- schaft. Wien. Pest, Leipzig, A. Ilartlebens Verlag, 1892, p. 94-96. 9. IIorsley Victor: Trephining in the Neolithic Pertod. «Journal of the Anthrop. Inst, of Great Britain and Ireland», London. Vol. XVII, 1887, p. 100-106, avec discussion. 10. Le Baron: Usions osseuses de l'homme préhutorique en France et en Algérie. Thèse pour le doctorat en médecine. Paris, 1881, p. 1 9 et suiv. 11. Marignan: lus trépanation néolithique. [Revue]. «Gaz.hebd des sciences méd. de Mont- pellier», 1880, II, aSi-233. 12. Marquis de Nadaillac: Us trépanations préhistoriques. «Le Correspondant», Pari», 1879. Tome 116, p. 730-736. 13. Oettincer: F.iniges aus dem Oebiete porhistorischer Médian Przeglad lekarski n** i-3, 1879 (Krakau?) D’après le résumé de l’auteur dans «Virchosv-llirsch Jahresbcrichten» XIV, 1879. I, p. 371. 14. (Quatre» âges: Hommes fossiles et hommes saurages. Pari», 1884, p. 127-131. 15. Reinach, Salomon: Antiquités nationales. Description raisonnée du Musée de Saint- Germain-en-Laye. I. Époque de» alluvion» et des cavernes. Paris, Firmin-Didot et Cie., 1889, p. 19. 16. S al mon: Article Trépanation dans Dictionnaire des sciences anthropologiques. Pari», 1888. 31 17 • Zaborowski: L’homme préhistorique. Volume XV de la «Bibliothèque utile». Librairie Germer Baillière et Cie., Paris, II' édition, sans date, p. 147-149. 18. *'* Prehistoric trephining. «The Medical News». A weekly Medical Journal. Vol. XLII, January-June, 1 8 8 3 . Philadelphia, Henry C. Lea’s Son & Co., i 883, n" 1 2, Satur- day, Marsh 24, i 883, p. 332-333. 19. *’* Prehistoric Surgery. «The Westminster Review», London, April to December (indu), 1887. Vol. 128, p. 538-547. 20. Baron de Baye: L’archéologie préhistorique. Paris, 1880, p. 2 1 3 et suivantes. Résumé dans «Revue d’Anthropologie», 1881, p. 508. Id.: L’archéologie préhistorique. «Bibliothèque scientifique contemporaine» . Paris, 1888, p. 1 48 et suiv. Rés. dans «Matériaux pour l’histoire primitive et naturelle de l’homme», 1888, p. 294-302; dans «Le Correspondant», Paris, 1888, II, p. 1 171-1176, par Nadaillac. 2 1. Beaucoup de travaux, je cite spécialement les suivants: Broca: Présentation. B.S.A.P., 1875, p. 1 5 6 -1 5 7 . Id.: Sur la trépanation du crâne et les amulettes crâniennes à l’époque néolithique. Congrès intern. d’anthrop. et d’arch. préh. Compte-rendu de la VIIIe session, Budapest, Avec discussion. Réimprimé dans « Revue d’An thr.» ig3-225. Rés. dans «Virchow-Hirsch Jahresbericht.», XII, 1 87 7.1. Teil, p. 3 62 ; dans «Archivioper l’Antropologia» ,1876, p. 244-245; dans «Correspondenzblattd. Deutsch. Anthr. Gesell.», 1877, p. 25 ; dans Mat., XII, 1876, p. 438-439. Id. : Sur la trépanation du crâne et les amulettes crâniennes à l’époque néolithique. «Bulletin de l’Académie de médecine», Paris, i 87 7,VI,p. 7 10-7 14. Id. : Crânes néolithiques trépanés. B.S.A.P.,1880, p.io. Résumé dans «Revue d’Anthr.», I 882, p. 33o. 22. Fletcher, Robert: On prehistoric trephining and cranial amulets. «Contributions to North American Ethnology». Vol. V, 1881 [1882], p. 2 5-5 7, 9 planches, 2 figures (Résumé par Nadaillac dans «Revue d’Anthr.», 1 88 3, p. 735-741). 23. Joly, N.: L’homme avant les métaux. 3'édition, Paris, Librairie Germer Baillière et Cie., 1881, p. 79-81, 3o7-3io. 24. Mortillet, G. de: Le préhistorique. Antiquité de l’homme. Tome VIII de la «Bibliothèque des sciences contemporaines», Paris, Reinwald, i 883, p. 6o5-6io. 25. Marquis de Nadaillac: Les premiers hommes et les temps préhistoriques. Tome I. Paris, G. Masson, 1881, p. 216. Id.: Les trépanations préhistoriques. «La Nature», Paris, 1886, II, p. 1 3 1 - x 3 5 . Id.: Sur les trépanations préhistoriques. Extrait C.-R. del’Acad. des inscriptions et belles- lettres. Paris, 1886. Id : Mœurs et monuments des peuples préhistoriques. Paris, G. Masson, 1888, p. 91 et suiv., p. 209 et suiv. 26. Tillmanns, H. : Ueber praehistorische Chirurgie, «von Langenbecks Archiv für klinische Chirurgie», Berlin, 1882-83, XXVIII, 775-802, 1 planche (Nach einem Vortrage gehalten in der chir. Section der 5 5 . Versammlung deutscher Naturforscher und Aerzte zu Eisenach, am 1 9. September 1882.) Résumé par J. Ranke dans A. f. A., XV, 1884, p. 364-365; dans «Virchow-Hirsch Jahresbericht.», i 883, I. p. 33o; Notice dans «Revue d’Anthr.», i 885,p. 709. 27. Stockwell, G. A.: Curiosities of therapeutics. III. Prehistoric and mystical medicine. «Therap. Gaz.», Detroit, 1887, III, p. 525-541. 28. Wyman,H. C.: Prehistoric trephining. «Am. Lancet», Detroit, 1 8 9 2, XVI,-p. 9-1 3 . 29. Prehistoric trepanning [from «Cornhill Mag.»] «Popular Science Monthly», New-York, 1892-93, XLII, p. 535-542. Page 4:— 1. Prunières (de Marvéjols): Sur les objets de bronze, ambre, verre, etc., mêlés aux silex et sur les races humaines dont on trouve les débris dans les dolmens de la Lozère. A. F., II sess., Lyon, 1873, p. 683 â 705. Résumé dans Mat., IX, 1873, p. 367; dans «Harpers Magazine», Mai 1875, dans «Revue d’Anthr.», 1874, p. 749. 2. Prunières: Sur les crânes artificiellement perforés à l’époque des dolmens. Discussion (Broca, Hamy, Leguay) B. S. A. P., 1 874, p. i85-2o5. 32 3. Voir B. S. A. P., 1874. P- 1 89 et suiv. Broca: Sur les trépanations préhistoriques. Discussion. B. S. A. P., 1874, p. 543-556. 4. Voir B. S. A. P., 1 874, p. 344. 5. Broca: Sur les trépanations préhistoriques. Discussion. B. S. A. P., 1876, p. a36-a56; spéc. p. 337. 6. Voir B. S. A. P., 1876, p. a36. 7. Pruniëres: Sur les crdnes pérforés et les rondelles crâniennes de l'époque néolithique. Orne figures. Discussion. A. F., III'session. Lille, 1874, p. 397-637. Résumé dans «Revue d’Anthr.», 1875, p. 143-144. Id.: Deux nouveaux cas de trépanation chirurgicale néolithique. B. S. A. P., 1876, page 55 i-55a. 8. Voir B. S. A. P., 1874. p. aoo-aoi. Page 5:— 1. Voir A. F., III* sess., Lille, 1874, p. 636. a. Voir B. S. A. P., 1876, p. a36-a56. «Revue d’Anthr.*, 1877, p. 36.etc. 3. Voir «Revued’Anthr.», 1877, p. 37. 4. Broca: Trépanations préhistoriques crdnes trépanés à l'aide d'un éclat de verre. B. S. A. P., 1876, p. 5 1 a-5 1 3. 5. Id.: Trépanation de crdne par le pn<édé préhistorique. B. S. A. P., i 877,p. 477*478- 6-7. Id.: De la trépanation du crdne pratiquée sur un chien vivant parla méthode néolithique. B. S. A. P., 1877, p. 400. Résumé dans «Revue d’Anthr.», 1879, p. 5 16-5 l 7. 8. Capitam, L.: Recherches expérimentales sur les trépanations préhistoriques. Discussion. B. S. A. P., 188a, p. 535-538. Résumé dans «Rev. d'Anthr.», 1884, p. 137. Page 6:— 1. Mortillkt, A. de: Trépanation préhistorique. B. S. A. P., 188a, p. 143-146. Résumé dans «Revued’Anthr.», 1884. p. 137. а. Rehoul, F.: Chirurgie préhistorique. «Bulletin de ta société d'étude des sciences naturelle» de Nîmes», juin, 1893. Voir B. S. A. P.. 1894, P- 355. 3. Gaillard: Crdne trépané de Quibéron. B. S. A. P., i883,p. a58. 4. Id.: Une exploration archéologique à Vile de Téviec. Discussion. B. S. A. P., 188S, p. 406-41 5; spéc. p. 4 1 3. ClLosMADtuc [Lettre]: B. S. A. P., i885, p. 598-599. 5. Voir B. S. A. P.. »88a, p. 535-538. б. pRL'RifcRSs: Procédé de trépanation sur le vivant et Jabncaiion des rondelles crâniennes posthumes à l'époque néolithique. A. F., XI sess., La Rochelle, 1883, p. 643-648, spéc. p. 648. 7. Tofirard: Grotte néolithique de Teigneux (Oise/, crdne trépané sur le vivant et après la mort. B. S. A. P., 1 887, p. 537-548; «Revue d'Anthr.», 1888, p. 343-347. 8. Verseau, R.: L’allée couverte des Mureaux {Seine-et-Oise). «L’Anthropologie». 1890, p. 171. 183-1 83. 9. Broca: Sur Vdge des sujets soumis à la trépanation chirurgicale néolithique. B. S. A. P., 1876, p. 573-576. Page 7:— 1. Voir «L’Anthropologie», 1890. p. 171, i8s-i83. a. MacCutchok, P. B : A case of repeated trephinmg. «New Orléans Med. and Surgcry Journal*. New Orléans, 1881, IX, p. 359-361. D'après le résumé dans «Revue d’An- thropologie». i883, p. 735-736, etc. S. Cité par Bcschak, voir note 6, page 3. 4. pRURitREs: lui crémation dans les dolmens de la Lozère. Nouvelles rondelles crâniennes. Dolmens de la Marconiére et tombelle de Houjoussac. Discussion. A. F., VI* ses»., Ilâvre, 1877, p. 673-683; spéc. p. 680. 5. Mari court, de: Sur quelques têtes de la sépulture mérovingienne de Hermes lOlss). B. S. A. P., 1884. p. 667-678; spéc. p. 669-676. 6-8. Voir Congrès int. d’Anthr. C.-R. VIII* sess , Budapest, 1876. p. 177-178. «Revue d’Anthr.», 1 877, p. 3iS. 33 g. Voir Le Baron 1. c., n" 56. io. Voir Le Baron 1. c., p. 5o. i i . Voir B. S. A. P., 1874, p. 202. 1 2. Voir B. S. A. P., 1874, p. 204. 1 3. Voir B. S. A. P., 1874, p. 542-556; spéc. p. 541. 14. Virchow: Schàdel von Menorca. Z. E. V., 1 8 7 8, p.418-424; spéc. p. 422. 1 5 . Cartailhac\ La France préhistorique. Paris, 1889, p. 281. 1 6. Voir Le Baron 1. c., n" 5 6. Voir Marquis de Nadaillac: Mœurs et monuments, etc., p. 2o3. 1 7. Blanc, Ed.: Essai sur un crâne trépané provenant du tumulus de Noves (Alpes Mariti- mes). Cannes, 1878, 12 pages in-8°. (Extr. des Mémoires de la société des sciences, lettres et arts de Cannes.) D’après le résumé dans Mat., 1879, p. 5 25. Bernard: Sur un cas préhistorique d'hétérotopie dentaire. B.S.A.P., i 883,p. 3i6-3i9- 18. Capitan: Crânes trépanés. Discussion. B. S. A. P., 1889, p. 226. 19. Broca: Crâne mérovingien. B. S. A. P., 1879, p. 663-664. Page 8:— 1. Chauvet: Présentation d’une amulette crânienne. Discussion. A. F., IV* session, Nantes, 1875, p. 854-855. Résumé dans «Revue d’Anthr. », 1876, p. 106-107. 2. [Broca] Chauvet: Prétendues amulettes crâniennes. B. S A. P., 1876, p. 461-463. 3. Latteux: Fragment de carapace de tortue simulant une amulette crânienne. B. S. A. P., 1876, p. 5 1 i-5 1 2. 4. Rigault: Sur une amulette crânienne. Discussion. A. F., Vl'sess. Hâvrc, 1877, p. 771. 5. Broca: Sur la perforation congénitale et symétrique des deux pariétaux. Discussion. B. S. A. P., 1875, p. 1 92-1 99. 6. Id.: Sur les trous pariétaux et sur une perforation congénitale double et symétrique des pa- riétaux. B. S. A. P., 1875, p. 326-336. 7. Coutagne: Sur un cas d’anomalie d’ossification des pariétaux. B. S. A. L., I, p. 38-4 1. Résumé dans «Revue d’Anthr.», i 883,p. 112. 8. Parrot: Perforations anciennes spontanées che% les enfants de premier âge. «Revue mens. de méd. et de chir.», octobre 1879. 9. Ciiouquet: Un tumulus au début de l’incinération dans Seine-et-Marne. Mat., 1876, p. 3o6-3i6; spec. p. 3og. 10. Broca: Sur les crânes de la caverne de l’Homme-Mort (Lozère). «Revue d’Anthr.», II, 1873, p. i-53; spéc. p. 11. 1 1. Voir B. S. A. P., 1874, p. 1 85-2 05. 12. Prunières: Fouilles exécutées dans les dolmens de la Lozère. B. S. A. P., 1868, p. 317- 3 2 0. Discussion, spéc. p. 3 1 9. Voir aussi A. F., III session, Lille, p. 602. 1 3. Charvet: Etude anatomique des os découverts dans une des grottes de la Buisse. Congrès intern. d’anthrop. et d’arch. préh., C.-R. de la II' session., Paris, 1867, p. 1 3 5- 1 43; spéc. p. 143. 14. Chantre: [Présentation d’un fragment de pariétal humain] B. S. A. L., III, p. 44-45. 15. Voir Cartaii.hac: La France préhistoriqueJ etc., p. 284. 16. Manouvrier: Erreur à éviter à propos des trépanations préhistoriques. Discussion. B. S. A. P., 1 885, p. 444-446. Page 9:— 1. Broca: Sur les trépanations préhistoriques. B.S. A. P., 1876, p. 431-440, et beaucoup d’autres publications. 2 . Veckenstedt: Pràhistorische Funde von Discussion. Z.E.V., i878,p.325-33o; spéc. p. 327. Id.: Sur la perforation des urnes (le chemin de l’âme dans les urnes). Les ruelles et les écuelles dans les pierres d’église, etc. B. S. A. P., 1878, p. 3 1 5—3 17. 3. Voir note 1, page 9, etc. 4. Gillmann: [Perforation des crânes en Michigan] «The American Naturalist», août 1875, p. 473; voir B. S. A. P., 1876, p. 434 et 1877, p 82. 5. Voir note 7, page 3 (Fletcher: Cranial Amulets, etc., p. 5o). 34 6. Muniz, Manuel Antonio et MacGee, W. J.: Primitive trephining in ptru. t 6th annual report of the Bureau of American Ethnology, 1894-95, Washington, 1897, p. 1-73, 40 pl. Résumé dans «Globus», tome 73, n* 1 1, p. 177*179: dans A. f. A., XXV, p, 539; dans C. f. A., III, 1898, p. 348*349, etc. 7. Voir B. S. A. P., 1876, p. 354- 8. Bartei.s, Dr. Max: Dit Médian dtr NaturvOlher. Ethméogitche Heitrdge çur Urgeschichte der Medicin. Leipzig, 1893, p. aa3. 9. Voir note 1, pago fi. Page 10:— 1. Voir A. F., III* sess., Lille, p. 635. 3-3. Voir A. F., III* sess., Lille, p. 637. 4. Hansen, Sôren: Veber vorhistorische Trépanation in Ddnemarh. «AarbOger for nordi'k Oldkyndighed og Historié», 1888, lleft 3 u. 4, p. 170-185. D'après le résumé par J.Mestorf dans A.f. A., XIX, 1891, p. 363; et le résumé dans «L’Anthropologie», 1890, p. 373. Id.: Primitiv Trépanation. Bibliothek for Lueger. Kjobenh. R. 7, B. 5, p. 343-369. Résu- mé dans «Virchow-Hirsch’s Jahresberichten», 1895, I, p. 33 1. M. Hansen m'a communiqué, par l’intermédiaire de MM. Sfiderberg et A.W.Nauc. le» extraits de ces deux travaux que je n'ai pu trouver dans les bibliothèques. 5. Cartailiiac, E.: Nouveau crdnt trépané de* dolmen* de l'Aveyron. B. S. A. L., | 883, II, p. 148-1 5 1. Résumédans «Revued’Anthr.», 1 88 5, p. 3 3 3. Et consulter le» tra- vaux de Broca. 6. Voir B. S. A. P., 1876, p. 383. 7. Voir note 5, page 3. Voir A. F., III* sess., Lille, 1874. p. 637. 8. Reboul: Observations concernant le crdne trépané trouvé dan* un dolmen auprès de Mont- ptllier-le-Vieux. «L’Anthropologie», 1898, p. 38o-383. Résumé dans C. f. A., 1899, p. 333-334. 9. Parrot: Crdne trouvé dan* une grotte de l'époque de la pierre polie à Hray-tur-Seine (Marne), avec une quarantaine de squelette*, hache* polie*, poinçon* en o*. collier* et ornements en coquille*. B. S. A. P., 1881, p. 104-108. 10. Voir B. S. A. P., 1 88 3, p. 3 1 6-3 1 9. 1 1. Pommerol: Un squelette néolithique avec crdne trépané trouvé à (Puy-de-Mmei. A. F., XXIf sess., Besançon, 1893, tome I, p. 368-369. Tome II, p. 699-706. Résumé dans «L’Anthropologie», 1893, p. 453-454. 13. Gass 1 es: Présentation d'un fragment de crdne perforé. Discussion. A. F., IV' ses»., Nantes, 1875, p. 888. Page i i :— 1. Voir B. S. A. P., 1876, p. 347. 3. Paupières: Fouille* du dolmen de TAumède tur le caunt de Chanac (Loçère). Discussion. B. S. A. P.. 1876, p. 145-160; spéc. p. IÎ3. 3. Voir B. S. A. P., 1876, p. 344. 4. Carrière, G. et Reboul, J.: Un cas de trépanation préhistorique faite pendant la vie et suivie de guérison opératoire, observée sur un crdne de ta grotte sépulcrale de Rousson. près Salindre* (Gard). B. S. A. P., 1 894, p. 351-356. Voir aussi Carrière, G. : Matériaux pour la paléoethnologie de* Cevennes. «Bulletin de la société d'étude des sciences naturelles de Mmes». Octobre 1893. 5. Petitot: lus sépulture dolméniqut de MareuU-les-Meaux. B. S. A. P., 1893, p. 344- 36 1 ; spéc. p. 36o. 6. Souche: Le vieillard de* Lisières, trépanation posthume. Avec planche. Discussion. A. F., XI* ses»., I-a Rochelle, 1883, p. 588-593. Résumé dan» «Revue d'Anthr.», 1883, p. 749, 1884, p. 1 3o. Voir aussi B. S. A. P., 1883, p. 145. 7. Voir la note 4, page 10. 8. Cartailhac: Présentation d'un crdne humain néolithique avec trépanation cicatrisée et perforation posthume. Discussion, A. F., XIII* ses»., Blois, 1884, I, p. 303-304. Résumé dans Mat., 1884, p. 5o6. 9. Voir par exemple C.-R. du congrès d’antbr. et d’arch. préh., Budapest, VUI'aes»., p. t5a. 10. Voir A. F., XIII* sess., Blois, 1884, 1, p. 303-304. 35 11-12 Voir la note 2 1, page 3. i3. Pinza, Giovanni: La delle teste umane e le idee ed i costume coi quali si connette. «Memorie délia Societâ geografica italiana». Roma, volume VII, parte seconda, 1898, p. 305-492. 1 4. Voir A. F., XIII* sess., Blois, 1 884, I, p. 203-204. Page i 2 : — 1. Cartailhac: Les sépultures à deux degrés et les rites funéraires de l’dge de la pierre. A. F., Nancy, 1886, I, p. 169-170. Discussion. Résumé dans Mat., 1887, p. 441 et suivantes. Voir aussi Cartailhac: La France préhistorique, p. 287. 2. Kopernicki, J.: O Kôsciach i cçasçkach Ainosôw, etc. (Ueber Knochen und Schâdel der Aino etc.) «Denkschriften der Krakauer Akademie der Wissenschaften», Krakau, 1881, p. 1-44, spéc. p. 37-39. Rés. dans A. f. A., XV, 1884, p. 472. 3. Koganei, Dr.: Beitrâge %ur physischen Anthropologie der Aino. Dans «Mittheilungen aus der Medicinischen Facultât der kaiserlich-japanischen Universitât». Tome II., Tokio, 1894; spéc. p. 3i-3g, 404. Voir aussi les résumés dans «Prâhistorische Blâtter» v. Dr.J.NAUE. VII. Jahrg. 1895, n° 4, p. 66 et «Correspondenzblatt der Deutschen Anthr. Gesellschaft», n' 4, i8g5. 4. Voir la note 1, page 8. 5. Voir A. F., III* sess., Lille, 1874, p. 608. 6. Voir «Revue d’Anthropologie», 1877, p. 198. 7. Baron de Baye, T.: Sur les amulettes crâniennes. B. S. A. P., 1876, p. 12 1. 8. Hospital, P.: Quelques mots sur la trépanation préhistorique, in-8°, Clermont-Ferrand, 1890. «Bull. mens, de l’Acad. de Clermont», 1890, XII*année, n“ 134, 1 "Sept. 1890. 9. Gross, V.: Eine doppelt durchbohrte Knochenscheibe von Concise, Neuenburger See. Dis- cussion. Z. E.V., 1886, p. 367-368. Page 13 :— 1. Prunières: Sm?' les cavernes de Beaumes-Chaudes (Lozère). B. S. A. P., 1878,p. 206-220. 2. Voir la note 14, page 8. 3. Voir Cartailhac: La France préhistorique, p. 284. 4-5. Voir A. F., III* sess., Lille, 1874, p. 635. 6. Belldcci: Du culte de la pierre. Cong. int.d’anthr., 9' sess., 1880, Lisbonne, p. 47 0-47 1. 7. Voir A. F., III* sess., Lille, 1874, p. 627. 8. De Maricourt: Les sépultures de Hernies et de Bulles (Oise). B. S. A. P., 1886, p. 695-698; spéc. 697. 9. Voir A. F., III* sess., LM1e, 1874, p. 637. B. S. A. P., 1886, p. 697. 1 o. Voir A. F., III* sess., Lille, 1 874, p. 636. 1 1. Voir A. F., VI* sess , Hâvre, 1877, p. 682. 1 2 . Voir A. F., III* sess. Lille, 1874, p. 61 9.—A. F., XI* sess., La Rochelle, 1882,p.642. i3. Prunières: Le dolmen de Dévêtes. Crâne à lésions pathologiques multiples et rondelles crâniennes. A. F., XIII* sess. Blois, 1884,1, p. 214; II, p. 412-419. 1 4. Voir A. F., III* sess., Lille, 1874, p. 621. 1 5 . Voir la note 1 3, page 1 3. 16. Voir la note 5, page 4;—la note 2, page, 1 1. 17. Guégau: Objets relatifs au dolmen de l’Etang-la- Ville. B. S. A. P. 1878, p. 198-200. Voir aussi Le Baron 1. c., n° 58. 18. Voir la note 16, page 3. 19. Voir la note 1, page 8. 20. Voir la note 5, page 10. 2 1. Perrier du Carne et Manouvrier, L.: Le dolmen «de la Justice» d’Epône (Seine-et-Oise). Mobilier funéraire et ossements humains. B. S. A. P., 1895, p. 2 7 3-2 97 ; spéc. p. 2 9 1. Résumé dans C. f. A., 1896, p [358-] 36o. 22. Le Musée de l’École d’anthropologie en i8g3. «Revue mensuelle de l’Ecole d’Anthro- pologie de Paris» ,IV, 1 894, p. 9 1-94; spéc. p. 9 3 . 23. Voir B. S. A. P., 1892, p. 36o. 24. Voir «L’Anthropologie», 1898, p. 38o-383. 2 5. Voir les notes 3 et 4, page 6. 36 36. Voir A. F., XIU* scaa., Blois, 1884, I, p. 303-304. 3 7. Robert, E. : Sur un fragment de crâne paraissant indiquer que la trépanation a pu être em- ployée chec les peuples celtiques. «Compte-rendu de l'Académie «Je* science**. I*«ris, 1874, LXXIX, p. 1480. 38. De Baye: Communication relative aux crânes perforés et aux rondelles crâniennes trouvées dans les stations néolithiques du Petit-Morin. Congrès internat, d'anthropologie et d'ar- chéologie préhistoriques, 1876. Budapest, 1877, VIII, p. 196-199. B roc a: Sur les crânes des grottes de Haye. B. S. A. F.. 1875, p. a8-3a.—-Voir aussi A. F., III* sess., Lille, 1874, p. 604. — B. S. A P., 1874, p. 1 85-ao5. 39. Voir « Revue d’Anthr.*, 1875, p. 143-144. — Le Baron I. c., n‘ 36, — Nadaillac: Mœurs et monuments etc., p. 303. 3o. A. F., III* sess., Lille, 1874, p.604.— B. S. A. P., 1874, p. 385-305.—Le Baron Le., n* 55. Si. Voir. A. F., XI* sess.. La Rochelle, 1883, p. 645. —B. S. A. P., 1878. p. ai i-aia, 3 1 6-318. за. Voir A. F., XI* sess., l.a Rochelle, 188a, p. 645. 33. Voir B. S. A. P., i88i,p. 104-108. — Le Baron I. c., n’ 66. 34. Topinard: la trépanation du crâne dans le présent et dans le passé. «Revue d’Anthr.», 1 888, p. 5o8. De Maricovrt: [Afo/ice concernant les B. S. A. P., 1 887, p. 54 1], B. S. A. P., I 888, p. 83-85.— Voir aussi B. S. A. P., 1887, p. 537-548; «Revue d’Anthr.», 1888, p. 343-347- 35. Pruniéres: Sur un radius humain appointé, des crânes perforés, etc., B. S. A. P., 1878, p. 430-438; spéc. p. 433, 434, 437. зб. Chantre: Etudes paléoethnologiques ou Recherches géologico-archéologiques sur l'indus- trie et les mœurs de l'homme des temps antéhistoriques, dans le nord du Dauphiné et les environs de Lyon, in-4*, 1 3 1 pages, 14 planches. Id.: Le Dauphiné préhistorique. A. F., Grenoble, i885, II, p. 483-603; spéc. p. 483. Voir aussi Cartailhac: lus France préhistorique, etc., p. 384.— B. S. A.L., vol. III, p. 44-45.—Voir aussi A. F-, XIII* sess., Blois, 1884, I, p. 303-304. 3 7. Voir la note 4, page 11. 38. Voir Cartailhac: lus France préhistorique, p. 38 1. — B. S. A. P., 1 874. p. 3o3.— Na- daillac: Mœurs et monuments, etc., p. 2o3. 39. De Mortillet, Adr.: L’allée couverte de Damport. B. S. A. P., 1888, p. 340-353; spéc. a5o. Résumé dans «L’Anthropologie», 1891, p. 38o-38a. Thelmier: Une sépulture préhistorique. «Le Nature», 1886, I, p. 70. 40. Collin: Allée couverte de Coppiire-sur-Epte. B. S. A. P., 1898, p. 785-787. 41. Voir «L’Anthropologie», 1890, p. 171, 183-1 83. 4 a. Voir la note 1 1. page 1 o. 43. Voir Nadaillac: Mœurs et monuments, etc., p. 31 3. Page 14: — 1. Chauvet: Trépanations préhistoriques. B. S. A. P., 1877, p. 1 3-1 3. Voir ausai A. F., IV* sess., Nantes, 1873, p. 888. —B. S. A. P., 1876, p. 347. 43»-44®. 3. Voir Nadaillac: Mœurs et monuments, etc., p. 3 1 1-3 13. 3. Collin: Crâne néolithique trépané. B. S. A. P., 1893, p. 606. *** Crâne trépané de Molincourt . «Revue mensuelle de l’école d’anthropologie de Paris», 1 894, IV, 93. 4. Voir Nadaillac: Mœurs et monuments, etc., p. 3 13. 5. Voir Baron de Bâte: L'archéologie préhistorique, Paris, 1880, p. 330. 6. Voir 1a note 5, page 3. 7. Voir Le Baron I. c., p. 48. 8. Chouquet: Découverte de gisements néolithiques à Moret (Seine-et-Mamei; sépultures à crémation, trépanations chirurgicales et trépanations posthumes. Discussion. B. S. A. P., 1876, p. 376-386. 9. Id.: Sur les crânes du tertre Guérin pris Monlereau (Seine-et-Mame). Discussion, B. S. A. P., 1877, p. i3-i6.— Résumé dans la «Revue d’Anthr.*, 1 879, p. 5 1 6-5 17. —Voir aussi Mat., 1876, p. 309. 37 10. Babert de Juili.é, a.: Rapport de la commission des tumulus de Bougon, suivi d’une étude sur la trépanation préhistorique. Niort, 1875, 17 pages in-8 , 1 planche. No- tice par G. de Mortillet dans B. S. A. P., 1 875 , p. 3 1 6. 11. Tartarin: Découvertes néolithiques dans la Vienne. Mat., 1 885, p. 205-217; spéc. p. 206-207. 12. Voir A. F., Vl' sess., Hâvre, 1877, p. 680, 682. 1 3 . Voir la note 1 7, page 7. 14. Chantre: Crâne trépané trouvé à la palue de Croçon (Finistère). B. S. A. L., vol. VIII, p. 258-200. Chatei.lier: Crâne trépané découvert à Crayon (Finistère) le 20 septembre 1843, in-8 , 1 fig., 1 pl. Résumé par G. de Mortillet dans B. S.A. P., 1890, p. 880-881. 1 5. Id.: Exploration de quelques sépultures de l'époque du bronze dans le nord du Finistère. Saint-Brieuc, i883; Ext. «Mém. de la Soc. d’émulation des Côtes-du-Nord.» — Voir Mat., 1884, p. 80-87. 16. Paris: Tombeaux en pierre trouvés à Luxeuil. B. S. A. P., 1887, p. 261. Chudzinski: Sur les crânes de Luxeuil (Haute-Saône). B. S. A. P., 1889, p. 420-423. 17. Voir Nadaillac: Mœurs et monuments, etc., p. 92. 18. Voir la note 6, page 1 1. — La note 1, page 6. 19. Morel: Album des cimetières de la Marne, de toutes les époques. Châlons, chez 1 auteur. Résumé par Mortillet dans B.S.A.P., 1876,p. 125.—Voir aussi B.S.A.P., 1876, p. 1 2 1. 20. Maricourt: Sur la trépanation mérovingienne de Hernies. B. S. A. P., 1 8 8 5 , p. 252-255. Id.: Sur la trépanation mérovingienne de Hermes. Discussion. B. S. A. P., i 885, p. 2 5 2-2 5 5.—Voir aussi B. S. A. P., 1886, p. 697; 1884, p. 669, 676. 21. Simoneau: Crâne trépané mérovingien. B. S. A. P., 1886, p. 668-671.— \ oir aussi la note 7, page 6. 22. Pilloy: Une trépanation à l’époque franque. Mat., 1887, p. 263-273, cf. 2i3. 23. Babert de Juillé: Fragment crânien perforé. B. S. A. P., 1877, p. 42. 24. Voir Mat., 1876, p. 3og. 25. ***: Crâne trépané. «Revue mensuelle de l’école d’anthropologie», Paris, I, 1 8 9 1, p. 63. 26. Voir Cartailhac: La France préhistorique, etc., p. 281.— Mortillet: Le préhistori- que, p. 609. 2 7. Voir la note 8, page 1 1. 28. Siret, Henry et Louis: Les premiers âges du métal dans le sud-est de l’Espagne. Anvers, 1887, p. 192, pl. 62, fig. 19-20. 29. Voir Baron de Baye: L’archéologie préhistorique, Paris, 1888, p. 1 5 1. 30. Delgado, F. N.: Commissâo geologica da Portugal; estudios geologicos; da existencia do homem no nosso solo em tempos mui remotos provada pelo estudo das cavernas.— Primeiro opusculo: Noticia acerda das grutas da Cesareda. Lisboa, 1867, 134 p. in-40, planches. Id.: La grotte de Furninha à Peniche, Congrès international d’anthropologie et d’archéo- logie préhistoriques, IX“ sess., 1880, Lisbonne, p. 207-278, pl. XV. Cartailhac: Notice sur l’archéologie préhistorique en Portugal. B. S. A. P., 1881, p. 28 1 -3o7; spéc. p. 297-306. Id.: Les âges préhistoriques de l’Espagne et du Portugal. Paris, 1886, p. 82-90. Ehrenreich: Reise durch dieiberische Halbinsel. Z. E. V., 1896, p. 46-5 7; spéc. p. 56. —Voir aussi Baron de Baye: L’archéologie préhistorique, Paris, 1888, p. 173-174; Mortillet: Le préhistorique. 31. Vasconcellos: Religiôes da Lusitania, p. 194, fig. 41 (cité par Pinza l.c., p. 319). 32. Munro, Robert: On trepanning the human skull in prehistoric times. «Proceedings of the Society of Antiquaries of Scotland», 1892, vol. XXVI. D’après le résumé de Buschan dans «Ccntralblatt fur Chirurgie», 1894, p. 644. 3 3. Id.: Prehistoric problems, being a sélection of essays on the évolution of man and other controverted problems in anthropology and archaeology. Edimbourg et Londres, 1897, 37 1 pages. D’après le résumé de G. de Mortillet, dans «Rev. mens, de l’école d’anthr. de Paris», VII, 1 897, p. 3 1 3-3 1 5; dans «Nature», Londres, vol. 56, p. 390. 34. Houzé: Les crânes néolithiques des cavernes d’Hastières. B.S.A. Br., t. VIII, 1 890. D’après un résumé de R. Collignon dans «L’Anthropologie», 1 89 1, p. 38 1. 38 35. Puvdt: Crâne trépané découvert dans une sépulture J'ranque d Limet iBelgiquel. Mat., I 886. p. 1)0-01, 36. Voir Congrès international d'anthropologie et d archéologie préhistoriques, VIII'MM., Bu- dapest, 1876,p. tç5. Voir Baron de Bave: l.'archéologie préhistorique, Paris, 1880, p. ai 5. 37. Voir Id.: L'archéologie préhistorique, Paris, 1880, p. 2 14.—Voir la note 4, p. 10. 38-40. Voir la note 4, page 10. 41. Credner: Ueber das Grâberfeld von Giebichenstein bei Halle a,S. Ad hoc Virchow. Z. E. V., 1879, p. 47-67; spéc. p. 56, 60, 64, 65. 42. Von Boxbero, Ida: Trepaniertes Schddelstück von Zschorna. Z. K. V., 1884, p. 467. 43-44 Voir Congrès international d'anthr.et d’arch. préh.. VIII*sesa., Budapest, 1876, p. 19s. 45. Wiedersheim, Dr. R.: Ueber den Mddelhofener Schddelfund in IJnterfranken. A. f. A., 1875, VIII, p. 225-237, P1* XV, fig. 1 et 2. Voir Fletcher: On prehistoric trephining, etc., «Contr. to North American Ethnology», vol. V, 1 88a, p. aa. 46. Von Erckert: Gràberfunde in Cujavien. Ad hoc Virchow dans Z. E.V., 1879, p. 428-436. 47. Baron de Bave: Notice [concernant la trépanation en Russie], B. S. A. P., 1 893. p. 35 1. Anoutchine!). N.: Amoulete if kosti tcheloviétcheskaho tcherepa, etc., (L'amulette crâ- nienne et la trépanation des crânes dans les temps anciens en Russie). Eltr. du vol. I des Travaux du IX* Congrès archéologique de Vilna, [1893], Moscou, 1895, 18 pages in-4*, avec 3 planches de phototypie et 1 3 gravures dans le texte. D'après les analyses dans «L’Anthropologie», 1894, p. 73; 1895, tome VI, p. 443-444; dans A. f. A., tome XXIV, 1 896, p. 379-380; dans C. f. A., 1 896, p. 57. — Notice dans B. S. A. P., 1894, p. 5 3 6; dans «Globus» 68, p. 172-174. — Notice par Brinton dans «Science» N. S., vol. II, n* 48, 29 novembre 1895, p. 727. 48-50. Voir Anoutchine I. c. 5 1. B. Pêrédoi skt : Supplément [sur les antiquités des rivages du lac Ihnène et de la rivière de Volkhov]. Congrès international d’arch. préh. et d’anthr., XI sens., Moscou, 1892, tome I, p. 141-144.; spéc. p. 144. 5a. Mantegazza: trépanations del cranio. «Archivio per l’antropologia», 1878, p. 527. 53. Goroschtscheneo, G. i.Minussinsk): Ueber Gypsmarken unddie Spuren von Trépanation der Schâdel in den Grdbern des Hefirks von Mtnusstnsk. X' congrès archéol. russe de Riga, 1896. I** section. Notice dans A. f. A., tome XXV, 1898, p. 8 1. 54. Schaaffha uses : Sur les crdnes de Furfooq. Congrès international d’anthr. et darch préh., C. , VI* sess., Bruxelles, 1872, p. 549-567; spéc. p. 558, pl. 75.— Voir «Revue d’Anthropologie», i883, p. 735-741. 55. Xalocsee: Notice [concernant tes crdnes trépanés de Strupcice], Pamalky, 1876, tome X. p. 431-436. Cludset: Notice [sur deux crdnes trépanés, conservés au Musée de Prague], B. S. A. P.. 1877, p. 10. Schneider: Mhmische Burgwdlle. Z.E.V., 1878, p. 35-39; spéc. p. 39.— Voir Z. K. V., 1879, p. 58-59. W AN K EL, H.: Ueber die angeblich trepanierten Crânien des Hein hautes tu Sedlec 1 n Hûhmen, «Mitth. der anthrop. Ccsellschat't in Wien», 1 879, VIII, p. 35a-36o, spéc. 35p. Schneider: Ueber die Hradiste mm Stradonice und du Schddel von Strupcic (Bfihmen 1, Z. E. V., 1879, p. 239-24 1 ; spéc. 241. Pcdil: Trepanierte Schddel und andere Gràberfunde aus der Umgegend von Hiltn. Z. E. V., 1 88 1, p. 398-301 ; spéc. 398. Korernicki, Js.: O trepanovanich lebkach predhistortchych naletenych v Ctchach (Pama- uk Archaeologickych 39 mai, 1 883. D. XII. s.s. br. in-4*, pL). p. 217. Id : Ueber die prdhistoruch trepanierten Crânien aus BOhmen. «Mitthcilungen der anthro- pologischen Gcsellschatt in Wien», 1883, n. F., Il, p. >57. Schneider: Slavische Hrandgrdber und trepanierte Schddel in Bohmen. Z.E. V., 1884, p. 339-343; »pèc. 241. 56. Dcdik, B.: Ueber trepanierte Crânien im Hetnhatue fu Sedlec. •Zeitschrift (ùr F.ltinolofitev, 1878, p.227-335. Vrckenstedt: [.Notice sur les crdnes trépanés en Bohême], B. S. A. P., 1878, p. 337- 39 5 7 • Voir «Mittheilungen deranthropologischen Gesellsch. in Wien», 1879, VIII,p. 352-300. 58. Voir Z.E.V., 1879, p. 57. 5g. Wankel, H.: Ein prâhistorischer Schadel mit einer halbgeheilten Wunde auf der Stirne, hochstwahrscheinlich durch Trépanation entstanden. «Mitth. der anthrop. Gesell. in Wien», 1878, VII, p. 86-95. Résumé dans «Revue d’Anthr.», 1878,p. 344; 1880, p. 507; i885, p. 709. 60. Virchow: Pfahlbauschâdel des Muséums in Bern. Z.E.V., i 885, p. 283-3oi; spéc. 288-294. 6 1. Desor [Gross]: Eigenthümliche Knochenscheibe im Bieler See. Discussion. Z.E.V., 1878, p. 383-385. Gross: Les Protohelvètes. 62. Forrer: [Notice sur une amulette crânienne], «Antiqua», 1886, n” 6-7, fig. 12.— Voir Z. E. V., 1 886, p. 367-368. — Voir Gross: Les Protohelvètes, planche XXIII, fig. 65 et Munro: The lake divellings of Europa, p. 537, pl- i85, fig. 20. Kei.ler: Lake dwellingSj vol. I, p. 25 1.—Voir aussi «Revue d’Anthr.», i 883, p. 735-741. 63. Cité par Buschan 1. c. 64. Nicolucci: La grotta Cola presso Petrella di Cappadocia. Napoli, 8 pages in-4°, 3 plan- ches. D’après le résumé dans «Revue d’Anthr.», 1878, p. 93. Page 1 5 : — 1. De Redruth, Robert: [Trépanation aux Cornouailles] «British medical Journal», 1877, article 4. Cité dans «Revue d’Anthr.», 1886, p. 648-657. 2. Feuvrier et Boulogne: Le Monténégro et ses habitants, Paris, 1844, p. 44. — Cité par Magitot: Essai sur les mutilations ethniques. Congrès int. d’anthropologie et d’archéolo- gie préhistoriques, IX' sess., 1880, Lisbonne, p. 549-614; spéc. 584. Boulogne: Le Monténégro, le pays et les habitants. «Mémoires de médecine et chirurgie militares», 1868, 3* série, 21* volume. Frilley, G. et Wlahovitz, Jovan: Monténégro contemporain, p. 427 et suivantes. Védrènes, A.: Note sur la trépanation du crâne dans la principauté de Monténégro. «Revue d’Anthr.», 1886, p. 648-657. Résumé dans Mat., 1886, p. 586. 3. Voir A. F., III* sess., Lille, 1874, p. 635.—B. S. A. P., 1874, p. i85-2o5. Voir Le Baron 1. c., n° 57.— Congrès d’archéologie et d’anthropologie préhistoriques. Compte-rendu de la VIII' sess., Budapest, 1876, p. 176. 4. Martin, L. T.: La trépanation du crâne telle qu’elle est pratiquée par les Kabyles de l’Aurès. Montpellier méd. 1867, XVIII, p. 525-535. Paris, Amédie: De la trépanation céphalique, pratiquée par les médecins indigènes de l’Aouress (province de Constantine). «Gazette médicale de l’Algérie», Alger, 1868, tome XIII, p. 25-28, 1 planche. Larrey, H.: Notes sur la trépanation chez; les Arabes. «Bulletin de l’Académie de Mé- decine», Paris, 1866-67, C XXXII, p. 871. Védrènes, A.: De la trépanation du crâne che% les indigènes de l’Aurès (Algérie). «Revue de chirurgie», Paris, i 885, p. 817, 907, 974, n*‘ d’octobre, novembre et décembre. Résumé dans «Revue d’Anthr.», 1886, p. 536; Mat., 1886, p. 5 86; «Centralblatt für Chirurgie», 4886, p. 3g6. Voir «Revue d’Anthr.», 1886, p. 648-657; Mat., 1886, p. 586. Malbot et Verneau: Les Chaouias et la trépanation du crâne dans VAurès. «L’Anthropo- logie», 1897, livraison 1 et 2, p. 1-18, 174-204. Résumé dans «Globus», tome 72, n° 1, p. 1 3-i 5; dans «Nature», Londres, vol. 56, p. 299. 5 . Voir A. F., III' sess., Lille, 1874, p. 637.—Voir B. S. A. P., 1875, p. 194. 6 Von Luschan: Ueber eine Schâdelsammlung von den Canarischen Inseln, Anhang zu Hans Meyer, Tenerife, Leipzig, 1896,p. 285-3ig. Résumé dans C. f. A., Id.: I. Drei trepanierte Schadel von Tenerife; II. Schadel mit Narben in der Bregmage- gend. Z.E.V., 1896, p. 63-6g. Résumé dans «L’Anthropologie», 1896, p. 584.— Voir aussi «Internationales Archiv für Ethnographie», 1896, p. 214. Id.: Ueber die Trépanation bei den alten Bewohnern von Tenerife. «Verhandlungen der anatomisch-anthropologischen Abteilung des XII. internationalen medizinischen Kon- gresses in Moskau (1 9-26 août 1897). D’après le résumé dans C. f. A., 1898, p. 56. 40 Meyer: Ueber die Urbtunthntr der Canarischen Inseln, dans « Fcstschril't für Bastian», p. 68 et suiv., pl. I. 7. Gili.mahn, Henry: The ancient men of the Gréai l.akts. «Procccdings of the American Association for the advanccmcnt ot science», Detroit, août 1875. Salem, 1876, p, 3 16-33 1 ; spèc. 325 et suiv. Id.: Additional facts conceming artificial perforation of the cranium in ancienI mounds in Michigan. «Procccdings of the American Asaoc. for the advanccmcnt of science», Nashvilie, août 1877; Salem. 1878, p 335-33g.— Voir aussi la note 4, page 9. 8. Id. : Témoignages ostéologiques fournis par les anciens mounds du Michigan. «Congrès int. des Américanistes», II* ses*., Luxembourg, 1877, tome I, p. 64-74*. spèc p. 74. In.: Further confirmation of the post-mortem character oj the cranial perforations from Michigan Mounds. «American Naturalist», novembre t 885, p. 1 1 2. — KtSumé par Maxtegazza dans «Archivio per l'Antropologia», 1886, p. io3. 9. Voir la note 4, page 9. ■ o. Petitot: Sur l'ethnographie du nord de l'Amérique. B. S. A P., 1880, p. 690-594; spèc. p. 591. 1 1. Langdon, F. W.: The Madisonville prehistoric cementery; anthropological notes. «Jour- nal of the Cincinnati Soc. Nat. Ilist.», IV, octobre 1881, p. 2 5o-a53.— Cité par Fletcher, voir note 23, page 3. 1 3. lloLBROCK, W. C.: [Sur un crdne de Rock River près de Sterling], «American Natur.», 1877, XI, p. 688.—Cité par Fletcher, voir note 23, page 3. ■ 3. Voir Naoaillac: Mœurs et monuments des peuples préhistoriques, p. 318. 14. Farquharsox, R.-J.: A mulets and post-mortem trépanation. Rcad before the subsection of Anthropology at the meeting of the American Association for the advanccment of science, in Boston, on the 26th of August, 1880. «The American Antiquarian and Oriental Journal.» Vol. III, n* 4, 1880-81, p. 33o-337. — D'après le résumé dans «Revue d'Ethnologie», I, p. 553; et d'après Tiilmanxs I. c., c'est évidemment la pu- blication qui a suivi la notice mentionnée ci-après: Id.: The probable existence in America of the prehistoric practice of Irepannlng, in the cutting of rondelles or amulets from the skull, vide: «Procccdings of the American Association for the advancemcnl of science», Boston, août 1880, p. 7 35. 1 5. Voir A. F., III* sess., Lille, 1874, p. 597-637. 16. Ashmead. Albert S.: American pathologicat notes', I. Pre-Columbian Surgery; II. Sy- philitic lésion observed in a Pre-Columbian skull. «Univ. Medical Maga/in», Juin 1 895. Résume dans C. f. A., 1896, p. 173. Lumholtz, Dr. Cari: A case of trephining in Sortheastem Mexico. «The American Asso- ciation for the advanccment of science*. Forty-sixth meeting, Detroit, 1897. Voir «Science» N. S. vol. VI, n* 1 36, août 6, 1897, p. 233 et p. 5 1 3. Lumholtz, Cari et Hrolicea, Ale*: Trephining in Mexico. «American Anthropologist», X, p. 389 et suiv.; d’après un résumé dans A. f. A., tome XXV, p. 5a 1-533, dans «L’Anthropologie», 1898, p. 353. Notice dans «Globus», tome 73, 1898, p. 5a. 17. Voir Lumholtz 1. c. et Lumholtz-IIrdiicea I. c. 1 8. Voir A. f. A., tome XXV, p. 5a i-5aa. Page 16:— 1. Voir Barou de Baye: L'archéologie préhistorique, Paris. 1888, p. ■ 5 I. 2. Mortos: Crama americana. Philadelphia, 1839, p. 1 3 1, pl. I 1 D. 3. Aitxex Meigs, J.: Catalogue of human crama, etc., Philadelphia, 1867, p. 79. 4. Gardxer: Supposed case of trephining of the calvanum of one of the Inca tnbe of South America. Avec discussion. «Bull. New-York Acad M.s, 1866, II, p. 5*0. 5. Broca: La trépanation cheç les Incas. «Bulletin de l'Académie royale de médecine», Paris, tome XXXII, 1866-67. P- 866-871; d aprè» la notice dans Albert Ai bu: IHs Ge- schichte der Trépanation und ihre tndicationen für die Inaugural Dissertation, Berlin, 1889. 6. lo.: Cas singulier de trépanation cA*{ les Incas, B. S. A. P., 1867, p. 403-408. 7. Voir «Revue d’Anthr.», >883, p. 735-741. Page 17: 1. Voir B. S. A. P.,1867, p. 403-408. 41 2. Squier, E. George: Peru. Incidents of travel and exploration in the land of the Incas. Mac Millan & Co., New-York, 1877, in-8°, p. 456. Appendix, p. 577. L’article relatif se trouve aussi dans «Journal of the Anthropological Institute of New-York», 1871-72, vol. I, n° 1 (tout ce quia paru). 3. Voir la note 6, page 9. 4. Senèze, Pierre Vidal: Perforations crâniennes sur d'anciens crânes du haut Pérou. B. S. A. P., 1877, p. 56 1. 5. Voir B. S. A. P., 1878, p. 429 et suiv. (Discussion.) 6. Voir Muniz et MacGeeI.c., n" 19 (la note 6, page 9). 7. Voir B. S. A. P., 1878, p. 429 et suiv. (Discussion.) 8. Wiener [Broca]: Crâne péruvien. B. S. A. P., 1878, p. 469. 9. Id.: Notice ïad: Crâne péruvien], B. S. A. P., 1878, p. 494-495. 10. Mason, Otis T.: The Chaclacayo trephined skull. «Proccedings of U. St. National Mu- séum», i 885,p. 4 1 0-4 1 2 , pl. XXII. Résumé par Mantegazza dans «Archivio per l’Antropologia», 1886, p. 104; dans Mat., 1886, p. 397. Page 1 8 : — 1. Mantegazza, P.: La dei cranei nell’ antico Peru. «Archivio per l’Antropo- logia», Firenze, 1886' XVI, p. 99-109; 2 planches. Résumé dans Mat,, 1886, p. 404-405; dans «L’Homme», IV, p. 186. 2. Voir Mantegazza: La trepanaçione dei cranei, etc., observazione II. 3. Voir id.id., observazione III. 4. Voir Z.E.V., 1896, p. 63 et suiv. 5. Voir Mantegazza: La trepanaçione dei cranei, etc., observazione IV. Page i 9 : — 1. Voir Bartels: Die Medicin der Naturvôlker, etc., p. 304, fig. 173. 2. Voir Ashmead: American pathological notes, etc., 1. c. 3. MacGee, W. J.: Primitive Trephining of Peru. «Proceedings of the American Association for the advancement of science», Broklyn, août 1894, p. 353. Id.: Primitive trephining illustrated by the Muni% Peruvian collection. «Johns Hopkins Hospital Bulletin», Baltimore, 1894. V, i-3, janvier. Résumé par Strauch dans «Cen- tralblatt für Chirurgie», 1894, p. 573. Id.: On some uses of trepanning in Early American skulls. «British Association for the advancement of science», Meeting of Toronto, 1897, Section H, Anthropology, n’ i5. D’après le résumé dans «Science» N. S., vol. VI, n” 146, 1 5 octobre 1897, p. 578. 4. Voir la note 6, page 9. Page 2 o : — 1 . Voir B. S. A. P., 1867, p. 403-408. 2. Voir la note 6, page 9. 3. Voir la discussion «British Assoc. for the advanc. of science», Meeting of Toronto, 1897. Sect. H, Anthr., n" 1 5 . Rés. dans «Science» N.S., vol.VI, n" 146,15 oct. 1897, p.578. Page 2 2 : — 1. Voir B. S. A. P., 1874, p. i85-2o5, etc. 2. Voir la note 17, page 7. Page 24: — 1. Lehmann-Nitsche: El médico mds antiguo de la Repûblica Argentina. Primera réunion dei Congreso cientifico latino americano, celebrado en Buenos Aires, dei 10 al 20 de Abril de 1 898. — Idem dans «Anales dei Clrculo Médico Argentino», XXIe année, nu- méros 7 et 8, avril 1898, p. 195-196, sans la discussion; résumé dans la «Semana Médica», Buenos Aires. Ve année, n" 228, 26 mai 1898, p. 182-183. Page 27: — 1. Voir C. f. A., 1 898, p. 65 (R. Virchow). 2. Virchow: Schàdel aus Süd-America, insbesondere aus Argentinien und Bolivien. Discus- sion, Z.E.V., 1894, p. 386-410; spéc. p. 407. 3. Moreno, F.P.: Sur deux crânes préhistoriques rapportés du Rio Negro, B.S.A.P., 1880, p. 490-497. Discussion; spéc. 491. 4. Voir la note 1, page 24. Page 28: — 1. Ella, Samuel: Satire médiane and surgery in tht South Sea hlands. «The medical Times and Garnie», Londres, 1 874, vol. I, p. 5o; réimprimé dans Fi XTCHta: On pre- historic trephining, etc., «Contribution to North American Kthnology», vol. V, p. 38. dans Martels: Die Medicin der Saturvülker, etc., p. 300. 3. Sanson, A.: Sur les perforations artificielles du crâne chef les insulaires de la mer du Sud. Ad hoc: liamy. B. S. A. P., 1874, p. 494-495. — Réimpression textuelle de la «Gazette hebdomadaire de médecine et de chirurgie», du 17 avril 1874. —Résumé dans Mat., XII, 1876, p. 177. 3. Voir la note 1, page 38. 4. Turner, George: Samoa a hundred years ago and before. Together with notes on the cuits and customs of twenty-three other islands in the Pacific. MacMillan A Co., Lon- dres, 1884, p. 339-340. 5. Topinard: Des instruments de chirurgie de Tahiti, recueillis par SI. A. Lmott. B. S. A. P., 1875, p. 61 9-63 1. 6. Voir B. S A. P., 1874, p. 494-495. 7. Voir Mantegazza: Im dei cranei, etc., obacrvazione I. 8. Voir Hansen: Primitiv Trépanation. «Bibliothck for Lotger», etc. (Note 4 page 10). 9. Voir Bartei.s: Die Medicin der Saturvülker, etc., p. 3oa, fig. 173. 10-11 Von Luschan: Trepanierte Schàdel aus Seu-Britannien, Z. E. V., 1898, p. 398-401. 13. Voir lo.: Veber eine Schàdelsammlung von den Canarischen Insetn, etc.. p. 391 —Voir la note 1 o, page 3 8. i3. Voir les notes 10 et 11, page 38. Page 29: 1. Crl'mp, Rev. John A.: [L’n article sur la trépanation1 dans «Auttralatian Methoditt Mit- sionary Review», octobre 1896. 3. B autels: Culturelle und Hassenunterschiede in lie eu g auf dieWundkrankheilen. «Zeitschrift fOr Ethnologie», 1888, p. 167-183. Etant donnée l'extension des notes dans ce travail, l’auteur prie le lecteur d’excuser les erreurs et omissions involontaires. Les ouvrages et publications cités pour la première fois le sont avec le titre complet; dans la suite, on a adopté le système de les citer précédés du mot: voir, etc. Les noms des auteurs suivis du titre des ouvrages respectifs, forment ainsi la bibliographie sur la trépanation préhistorique et ethnographique. Quant aux figures dans le texte, je me suis borné à reproduire la célèbre rondelle dite de Lyon, et en ce qui concerne les crânes trépanés sur le vivant et sur le mort, on en trouve des spécimens dans les plan- ches qui accompagnent cette publication. On a donc sous la main les trois facteurs de l'opération: la rondelle, la trépanation chirurgicale et la perforation du crâne posthume. 42 Pages Planche I. Crâne péruvien trépané, conaervé au Mutée National de Buenoa Aire*. Voir le texte 10-1} » II. Crâne bolivien lésionné, conservé au Mutée de La Plata ..... 33*34 * III. Tête perforée d'une momie bolivienne (vue de derrière), ibidem 34-37 » IV. Tête perforée d'une momie bolivienne (vue de devant), ibidem 34-37 » V. Bandeau enveloppant la tète perforée de la momie bolivienne, ibidem. 34-37 EXPLICATION DES PLANCHES Rev. del Museo de La Plata — Tome X. Robert Lehmann-Nitsche — TROIS CRANES—PI. 111 Tête perforée d une momie bolivienne, conservée au Musée de La Plata (vue de derrière, s/4 grandeur naturelle) TALLKRES DEL MUSEO Rev. del Museo de La Plata — Tome X. Robert Lehmann-Nitsche — TROIS CRANES—PI. I. Crâne péruvien trépané, conservé au Musée National de Buenos Aires (grandeur naturelle) TALLERKS DEL MUSEO Rev, de! Museo de La Plata — Tome X. Robert Lehmann-Nitsche TROIS CRANES—-PI. II. Crâne bolivien lésionné, conservé au Musée de La Plata (grandeur naturelle) TALLERES DEL MUSEO Rev. del Museo de La Plata—Tome X. Robert Lehmann-Nitsche—TROIS CRANES — PI. IV. Tête perforée d une momie bolivienne, conservée au Musée de La Plata (vue de devant, 3/4 grandeur naturelle) TALLKRKS DHL MU S KO Rev. del Museo de La Plata—Tome X. Robert Lehmann-Nitsche— TROIS CRANES PI. V Bandeau enveloppant la tète perforée de la momie bolivienne TALLERKS DEL MUSKO